Chaos dans la taverne [Avec Ilhy & Elrohir]

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Ven 7 Fév - 18:02




Des hennissements retentirent et deux chevaux déboulèrent au galop, montés par deux cavaliers, homme et femme, Freyja et Theran Ironforge, deux humains originaires de l'Eriador et plus spécifiquement du petit village de Bree dans lequel ils avaient tous deux grandi. La femme montait un grand alezan nommé Flammecrin et son frère chevauchait Aglareb, un nom elfique qu'il lui avait donné parce qu'il l'avait trouvé à proximité d'Imladris quelques années auparavant. Du sang s'écoulait de la blessure au visage de la jeune femme qu'elle tentait d'éponger du mieux qu'elle pouvait. Ils s'étaient aventurés en Forêt Noire et étaient tombés sur d'effroyables créatures pourvues de longues pattes velues. L'une d'elle avait réussi à donner un coup à l'humaine mais les deux aventuriers étaient parvenus à s'échapper en poussant leurs montures aussi vite qu'elles pouvaient galoper. C'est donc avec soulagement qu'ils avaient émergés de la sombre forêt et se dirigeaient à présent à Lacville, afin de prendre un peu de repos avant de repartir sur les routes, comme à leur habitude.

Freyja plia le tissu et le rangea dans son sac de voyage, fixé derrière la selle de son étalon et en ressortit sa pipe qu'elle alluma. Les premières bouffées l'apaisèrent et ses yeux gris-acier se portèrent sur l'horizon. Le soleil couchant offrait de splendides lueurs dorées au ciel dépourvu de tout nuage, se reflétant sur les eaux d'Esgaroth. C'était une vue impressionnante de beauté et de la douceur émanait de cette ville sur pilotis.

Ils traversèrent le lac et arrivèrent à bon port après avoir payé celui qui les avait conduit et remontèrent en selle, cherchant une écurie où ils pourraient laisser leurs chevaux et une auberge où ils pourraient se ressourcer. C'était une ville animée, reliée par un réseau de passerelles et la population semblait appauvrie. Beaucoup affichaient des airs las.



— J'aimerais beaucoup que nous y restions quelques jours. Cette ville a l'air intéressante.
— Hm. Pourquoi pas, répondit Freyja à son frère. Mais d'abord, trouvons une écurie. Flammecrin et Aglareb sont épuisés, une bonne nuit de repos ne leur fera pas de mal. Et à nous non plus, d'ailleurs. Bien que je sois sûre de faire des cauchemars.
— Ah. Les araignées de Mirkwood.
— Je hais ces bestioles. Avec leurs grandes pattes immondes et leurs pinces et leurs yeux multiples...Beuâh. Répugnantes créatures.
— Je te comprends même si je ne suis pas aussi paralysé que toi quand je les vois.

Freyja héla un homme au dos courbé et lui demanda la direction des écuries. Il lui expliqua où elle devait se rendre et d'un signe de tête à Theran, elle l'incita à la suivre. Ils mirent pied à terre et s'entretinrent un moment avec le gérant qui leur montra des stalles où ils laissèrent leurs chevaux qu'ils soulagèrent du poids de leur selle. Grognant en lançant son sac sur le dos, Freyja donna une tape affectueuse à son étalon et sortit de l'écurie, son frère sur les talons.


Quelques instants plus tard, c'est la porte d'une taverne qu'ils poussèrent. Des rires fusèrent à leurs oreilles et la fumée des pipes envahit leurs narines. Theran donna un coup de coude à sa soeur et lui indiqua une des rares tables encore libre et s'y installèrent. Le jeune homme demanda au tavernier deux repas chauds avec leurs pintes assorties et ils dévorèrent ce qui ressemblait à du ragoût de poisson. Lorsqu'ils eurent terminé, ils recommandèrent des pintes et discutèrent joyeusement tout en fumant, se remémorant divers combats qu'ils avaient livrés ensemble.

Mais une ombre vint tâcher ce joyeux tableau lorsque cinq hommes vinrent à leur rencontre, fixant Freyja avec intensité. Celle-ci soutint le regard et sourit en croisant les bras.


— Cette table est prise. Allez vous en trouver une autre.

Celui qui semblait être le chef de ce petit groupe fit sonner sa voix rocailleuse et posa ses poings sur la table, se rapprochant de Freyja et de Theran.

— Non. J'ai trouvé précisément ce que je cherchais, Freyja Ironforge... Pas vrai les gars ?
— Ouais !


Freyja et Theran échangèrent un regard, celui-ci haussant les épaules dans un air d'incompréhension totale. Où avait-il entendu son nom ? Son visage lui semblait familier bien que sa mémoire lui fasse quelque peu défaut à l'heure actuelle.

— Navrée, mon gars, mais je ne te connais pas. Passe ton chemin et laisse-nous tranquille, dit-elle d'une voix calme.
— Ma bourse te connait bien, puisque tu ne lui as pas versé les cent-cinquante dîmes que tu me dois, Ironforge. Tu es déjà venue ici, il y a quelques années. On a fait une partie que tu as perdue. Et tu t'es fait la malle en « oubliant » de déposer ton argent et tu as eu le toupet de m'en prendre. Et cet argent, je le veux. J'aime pas qu'on m'vole.

Freyja haussa un sourcil tandis que Theran avait déjà la main à son fourreau. Elle eût un rictus.

— Dommage pour toi, car tu n'auras pas une dîme. Cette partie, je ne l'ai pas perdue. Tu étais complètement ivre et tu ne savais plus ce que tu faisais. De plus, je ne t'ai rien volé. Es-tu sûr que tes aimables compagnons sont fiables ? Lâches comme ils semblent être, cela ne m'étonnerait pas qu'ils rejettent la faute sur quelqu'un d'autre, répliqua-t-elle.

Bien évidemment, il s'agissait là d'un mensonge culotté mais Freyja n'aimait guère devoir rembourser des dettes d'argent. L'homme fronça les sourcils tandis que ses compagnons lançait des regards outrés à la jeune femme qui, à l'instar de son frère, avait sa main posée sur la garde de son épée au cas où les choses tourneraient mal. Et elles tourneraient mal. L'homme s'avança vers la jeune femme et seule une chaise les séparaient. Il dégaina son épée et lui lança un regard meurtrier.


— S'il y a une chose que je ne supporte pas, Freyja Ironforge, c'est qu'on me manque de respect. Tu vas payer, et pas seulement avec ta bourse, dit-il d'une voix forte.

Les quatre autres s'avancèrent aussi et Freyja lança un regard entendu à son frère puis reporta son regard gris-acier sur le grand baraqué. Elle soupira.


— Bien...s'il faut en arriver là...



Soudainement, elle donna un violent coup de pied dans la chaise qui fit trébucher son adversaire. Derechef, elle se propulsa hors de la sienne et se jeta sur lui. Il roula sur le côté pour esquiver son assaut et la jeune femme fit volteface, repartant à l'attaque. Les gens de la taverne s'étaient tournés vers eux et le fer des épées s'entrechoquaient, les sifflements retentissaient, couvrant la voix de l'aubergiste qui hurlait d'un air désespéré qu'il fallait arrêter. De la musique entraînante se fit entendre pour accompagner le combat et certains faisaient déjà des paris sur la tournure que prendrait le combat. Freyja tournoyait avec grâce et vivacité, faisant danser sa lame. L'homme la poursuivit à travers la taverne en beuglant, deux de ses comparses le talonnant en faisant de même. La jeune femme se fit glisser sur une table, roula sur le sol et remonta sur une autre en donnant des coups latéraux avec sa lame, sautant pour esquiver un balayage de celle du baraqué et descendit de la table, attrapant une chopine qu'elle lui jeta à la figure. Finalement, il l'a rattrapa et les lames se croisèrent de nouveau. S'apercevant d'une brèche dans ses défenses, elle lui administra un fort coup de pied dans l'entrejambe qui le fit se plier en deux en gémissant. Elle se prit un méchant coup de poing dans le nez qu'elle sentit craquer et du sang s'en écoula. Serrant les dents, elle résista et continua à jouer de l'épée, entaillant la jambe de l'un de ses assaillants. Elle attrapa d'autres objets de sa main libre en continuant de courir et les lança en arrière sans chercher à viser. Tout y passait : chopine, assiette, botte orpheline dont elle ne chercha même pas à comprendre l'origine, fruits et poissons. Son frère l'imita également et le tavernier s'arrachait les cheveux tandis que les gens frappaient des mains au rythme de la musique en riant, d'autres regardaient le combat avec effroi et d'autres encore sortaient de la taverne, effrayés.
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Sam 8 Fév - 18:24




Chaos dans la taverne.
“Freyja, Ilhy & Elrohir ”



Longue journée. Longue semaine. J'avais longuement voyagé, d'abord d'Imladris aux Terres Brumeuses, où j'avais rencontré une naine qui se battait à la pique, puis j'étais retourné à Mirkwood, où je m'étais entretenu à mon grand dam avec la Reine de Mirkwood sur un sujet qui fâche. Alors, une fois cet entretien terminé, j'avais pris Elven, mon magnifique cheval, et j'étais repartis vers Lacville, où je passais de plus en plus de temps lorsque j'étais censé me trouver à Mirkwood. En suivant le sentier des Elfes, j'étais arrivée en bordure du lac où j'avais pris un bateau pour traverser et arriver à la ville, après avoir indiqué à Elven de se rendre directement aux écuries de Lacville. Intelligent comme il était, mon cheval n'avait pas besoin de moi pour ce genre de tâches, et débarrassé de sa selle, il irait bien plus vite.
Je commençais mon cheminement dans la ville sur pilotis par les écuries, bien sûr, déposant la selle d'Elven dans un box après l'avoir nettoyée et huilée.
- Mais enfin, ami elfe, où est votre cheval ?
- Ne t'inquiète pas, voisin, il arrive tout seul.
Je relevais la tête, souriant au jeune palfrenier, que je reconnus aussitôt comme étant un des enfants du propriétaire de l'endroit, qui avait bien grandis depuis ma dernière visite.
- Dis à ton père qu'Elrohir d'Imladris lui confie sa tête de mule, et qu'il ferait bien d'avoir une carotte ou deux pour l'amadouer avant de le panser. Qu'il ne ferme pas le box non plus, d'accord ?
L'enfant hocha la tête et partit en courant. Quant à moi, je décidais d'aller prendre du bon temps à la taverne avant de voir si je pouvais dormir à l'auberge, ou si je devrais me contenter de la paillasse d'Elven, en espérant que cet idiot de canasson accepte de me laisser dormir avec lui. La dernière fois que nous nous étions retrouvés ici, monsieur avait boudé et m'avait marché sur la main, qui n'était pas encore guérie, simplement parce que je n'avais pas pris un box à coté de la jolie pouliche qu'il avait remarqué. Vous-ai-je déjà dit à quel point mon cheval était un cas ? A croire que je les attirais. Il suffisait de regarder mon frère après tout. Identique à moi, et pourtant tellement différent qu'était mon frère. Ces cinq dernières années, j'avais certainement passé plus de temps sans lui qu'au cours des deux millénaires précédents, sans que j'arrive à comprendre la raison de notre éloignement.
J'arrivais donc à la taverne, d'où sortait de la musique enjouée, comme toujours, mais aussi des cris et des hurlements. J'en poussais la porte, avant de me la prendre dans la tête et de voir sortir la serveuse en hurlant, poursuivie par un humain le pantalon baissé. Machinalement, je fauchais l'homme et l'assommait avec le manche d'un poignard sortit de ma manche, histoire que cette pauvre demoiselle puisse s'enfuir tranquillement.
- Mais qu'est ce qu'il se passe encore ?
Il y a dix minutes, j'étais en train de me dire que j'étais un aimant à choses anormales, et voilà qu'en poussant la porte d'une taverne habituellement bien plus calme, je me retrouvais face à une bataille absolument pas rangée. Bah, ça me changerait des guerres où je n'étais qu'un simple soldat. J'entrais, évitant un tabouret, m'arrêtant pour laisser passer une choppe devant mon visage avant d'arriver au bar et de m'y accouder, un sourire goguenard sur le visage.
- Patron, une pinte !
L'homme sortit de sous son comptoir, me regardant d'un air effaré, puis il me servit alors que je lui lançais une pièce. Je la bus d'une traite, avant d'en commander une autre, que je savourais en observant la débâcle ambiante, avant de finir en cul sec en reconnaissant une femme au visage volontaire en plein milieu de la mêlée.
- Freyja !
Je m'approchais d'elle, parant avec mon épée, tirée au clair, un coup qui lui aurait certainement été fatal.
- Décidément, tu as la mauvaise habitude de te mettre encore et toujours dans les ennuis, ma chère amie.
Puisque j'étais de mêlée moi aussi, je ramassais un tabouret que je cassais sur le dos d'un passant, amusé de me retrouver tel un simple humain au milieu d'une bagarre de taverne. Je jouais des poings pour frapper un homme, utilisant ma vivacité elfique pour qu'il ne puisse pas me toucher en retour.
Bras croisés dans le dos, j'entrepris de danser avec lui, ponctuant ses échecs de petites phrases aussi mesquines qu'inutiles.
- Alors, Freyja, tu m'explique ?



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Sam 8 Fév - 20:57
Le grand baraqué -qui se nommait Gunvar- courait vers Freyja en beuglant comme un taureau -il avait la carrure de l'animal, par ailleurs-, ayant égaré sa lame dans le chaos qui régnait à présent en maître dans la taverne du pauvre monsieur Hadrok qui ne pouvait rien faire pour faire cesser le combat. La jeune femme, les joues rougies par l'excitation de la bagarre parvint à glisser entre ses jambes, esquivant par là même un coup de chaise qui se fracassa sur le sol. Elle se releva et sautait comme un cabris sur les tables envahies de chopines et d'assiettes. Elle en sauta et une voix familière prononça son nom. Elle percuta la personne en question après avoir glissé sur le liquide ambré de la bière et lui lança un regard étonné et heureux.

— Elro ? Tu viens picoler dans les tavernes, maintenant ?

L'Elfe qu'elle surnommait ainsi para un coup qui aurait été fatal à la jeune femme, déconcentrée par l'arrivée soudaine et inattendue de son ami d'Imladris. Elle donna un coup de pied dans la jambe d'un homme qui approchait -un qui était en mal de combat sans doute puisqu'il n' était pas avec le groupe des cinq imbéciles qui lui cherchaient des noises-, l'envoyant saluer une chaise au passage. L'Elfe lui fit une remarque sur sa mauvaise chance. Elle se baissa, lame à la verticale dans le dos pour parer une attaque horizontale, se releva, se retourna avec grâce et entama un enchaînement rapide pour ensuite esquisser un saut de côté afin de revenir vers Elrohir.

— Je ne me mets pas dans les ennuis, ce sont eux qui m'apprécient. Je les attire comme du miel attirerait un essaim de mouches !

Elle passa derrière Elrohir pour parer un coup d'épée, attrapa une autre chopine qu'elle brisa sur la tête de son adversaire avant de revenir aux côtés de son ami.

— Et puis, que serait la vie sans problèmes ? Les ennuis y mettent un peu de piquant, ce qui n'est pas pour me déplaire ! Et à toi non plus, par ailleurs, n'est-ce pas ?

Freyja n'avait pas l'habitude de fréquenter des Elfes qu'elle jugeait trop hautains à son goût, mais celui-ci était assez particulier et ils partageaient un point commun : celui d'être toujours au mauvais endroit au mauvais moment et tous deux s'étaient sortis mutuellement de situations abracadabrantes, et avaient ainsi développé des liens d'amitié. L'Elfe se mit à danser les mains dans le dos, se moquant de son adversaire, bien incapable de suivre la vivacité elfique et de lui adresser le moindre coup. Freyja avait un pied de chaise en plus de son épée et jetait des regards amusés à son ami.


— Joli déhanché. Tu devrais envisager de changer de carrière, je suis sûre que le métier de danseur te conviendrait à merveille !

Elle aimait beaucoup le taquiner et c'était réciproque. Malgré son âge avancé, Elrohir semblait avoir l'esprit d'un jeune adolescent un peu fou-fou. Son ami lui demanda de s'expliquer sur la raison de cette ambiance chaotique. Freyja pointa du nez le grand baraqué qui revenait à la charge.

— C'est à cause de ce type. Je l'ai rencontré il y a quelques années ici et tu connais mon amour des jeux d'argent. Seulement j'ai perdu cette partie et j'ai pris la poudre d'escampette en lui subtilisant en plus de l'argent -oui, tu peux dire que je suis culottée-. Et là, il m'a retrouvée et a voulu me forcer à faire payer. Du coup, je lui ai répondu qu'il était bourré et que sa mémoire lui faisait défaut. Et là, il a pété les plombs et s'est transformé en taureau fou, comme tu peux le const...

Elle se jeta sur le côté pour esquiver la montagne de muscles que de pauvres malheureux prirent de plein fouet à la place de la jeune femme. Celle-ci se redressa.

—… Comme tu peux le constater, disais-je, termina-t-elle avec un sourire.

Elle jeta un coup d’œil dans une choppe et but à grands traits le liquide ambré qui dormait à l'intérieur, attendant d'être ingurgité. Bue à moitié, elle la tendit à Elrohir.


— Une petite soif ? Et toi du coup, que fais-tu ici ? On t'envoie faire des missions consistant à picoler dans les tavernes ? Rit-elle.

Theran émergea soudainement et le jeune homme revint vers sa soeur. Il haussa les sourcils en reconnaissant Elrohir.


— Oh, Elrohir ! Cela faisait un moment ! dit-il.


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Mer 12 Fév - 10:38
Chaos dans la taverne !


Faire une visite chez ses parents avait été une très mauvaise idée. Sa mère avait hurlé ses grands dieux que sa fille était une dévergondée qui préférait se battre plutôt que faire la fierté de ses parents. Son père, quant à lui, lui-même guerrier lancier, avait sourit d'un air penaud et était allé dans le sens de son épouse. La jeune femme rousse grogna. Quelle idée elle avait, vraiment ! Elle resserra sa cape sur ses fourrures et ses cuirs. Elle n'avait pas emporté de casque, et pourtant, à présent qu'elle devait refaire le trajet jusque les Montagnes Bleues, elle se disait qu'elle aurait dû. Orcs et bestioles en tout genre rôdaient dans le coin comme des vautours autour d'une charogne. La ponnette grise, Souris, avançait bravement, de son pas régulier et devenu familier pour la naine.

Ilhy avait préféré ne pas s'éterniser : même si elle sentait bien que, dans le fond, son géniteur était content qu'elle ait trouvé une place et une voie qui lui plaisait, sa chère mère se mettait dans tous ses états quand elle voyait la peau sèche et tirée, les cheveux abîmés par le vent et le froid, les vêtements d'homme ... Non, décidément, la prochaine qu'elle voudra des nouvelles, elle enverra un oiseau messager, comme tout le monde. Grommelant, elle lança son regard pâle au loin : Esgaroth, la ville du lac. Elle n'y était jamais passée, et elle n'en avait pas eu l'intention si des pluies diluviennes n'avaient pas interrompu sa route. Frôlant de ses talons sa monture, elle finir par entrer dans la ville elle-même, toute construite sur pilotis. Quelle étrange façon de vivre ! La rousse observait autour d'elle, et les regards lui étaient rendus, quand les volets ne claquaient pas à son nez. Elle soupira, puis s'avança vers une auberge animée. Elle donna la bride de sa ponette à un jeune palfrenier qui, content de sa piécette, courut donner de bons soins à la monture. Avec un petit sourire amusé, Ilhy pénétra dans l'auberge.

Elle ne dût qu'à ses bons réflexes la génuflexion qui lui permit d'éviter la chope de bière vide qui vola vers elle, et qui lui aurait sûrement défoncé l'arcade sourcilière. Dans un bruit de bois sourd, elle retomba au sol, tandis que l'animation que l'on entendant dehors devenait bruits de rixe. Haussant les sourcils, la naine jeta un regard perdu : est-ce là l'idée que les hommes se faisaient d'une bonne auberge ? Elle serait partie, sans demander son reste, ne désirant pas se mêler aux faits des humains, quand un visage familier apparût à travers la mêlée.

Pas possible ... murmura t-elle, et bien malgré elle, s'emparant de sa pique, elle se jeta elle aussi dans la rixe pour atteindre l'elfe qu'elle connaissait.

Plus petite que ses adversaires, ils mirent un moment à comprendre d'où venait la menace. En attendant, elle avait du briser quelques bijoux de famille et en assommer plus d'un de sa longue lance. Elle ne voulait pas faire couler le sang. S'abaissant pour esquiver un coup maladroit, elle bondit sur une table et se tourna vers Elrohir, qui lui-même était à côté de deux humains. Ils semblaient se battre tous les trois ensemble et, Ilhy esquivant de nouveau un coup, elle leur fit un énorme sourire éclatant, comme si ils s'étaient rencontrés par un bel après-midi de printemps.

Elrohir ! Je ne savais pas que tu fréquentais les établissements des humains ! s'exclama t-elle soudain, sans aucune politesse, et continuant dans son élan, elle se tourna vers les deux humains, curieuse : Il se passe quoi, exactement, m'sieur dame ?

Les présentations viendraient plus tard. D'un coup d'oeil, elle vint frapper du bout de sa hampe de bois le front d'un homme qui s'effondra, et elle eut un rire soufflé, avant de redescendre de la table, bien trop en vue selon elle. La musique battait son plein, et que les humains autour s'amusent d'une rixe la fit sourire. Finalement il n'y avait peut-être pas tant de différences avec les nains. La mêlée était brouillonne, mais elle pouvait garder une certaine largeur avec sa pique. Un homme tenta de la lui arracher, et le grognement qu'elle poussa, quand elle lui donna un coup d'épaule dans l'estomac et l'envoya dans une tablée qu'il brisa fit hésiter les autres.

Pas touche à ma pique, cria le regard qu'elle leur lança à tous. En attendant, elle voulait une bière. Sautant sur une autre tablée en provoquant les cris de ses buveurs, elle prit une bière, ignora le " C'est ma bière ", mais alors qu'elle allait boire, l'un des hommes à terre voulut la frapper. Presque à contrecoeur, elle lui éclata la chope au visage. Sang et alcool se mêlèrent dans un cri, et elle en profita pour disparaître de nouveau entre les hommes, zigzagant, donnant des coups ici et là avant qu'ils n'aient pu la toucher. Ha, ces hommes ! De vrais rigolos, quand même !


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Ven 14 Fév - 20:22




Chaos dans la taverne.
“Freyja, Ilhy & Elrohir ”




- Perdu. Raté. Toujours pas. Essaie encore.
Je reculais en dansant, exagérant mes mouvements et faisant confiance à mes capacités largement supérieures à celles de l'humain pour l'éviter tout en dansant, et en écoutant Freyja d'une oreille attentive. Je finis par entrer dans la garde béante de l'homme, chose que j'aurais pu faire il y a une bonne dizaine de minutes, si j'en avais eu envie, mais j'avais préféré m'amuser.
- Ouais, tu as raison, je vais abandonner Imladris et finir danseur de taverne. J'suis sûr que je pourrais me faire pas mal de pièces d'or.
Je soupirais, amusé de la situation, m'immobilisant pour prendre la pause, laissant volontairement un homme s'approcher de moi, avant de me baisser pour esquiver son poing, l'attraper par la taille en me relevant et me laissant aller en arrière pour l'assommer en le faisant tomber sur la tête. Quoi, j'en fais trop ? Non, si peu. C'est drôle. Ce n'était pas à Imladris que j'aurais pu faire ça. Et, j'espérais que ça ne revienne jamais aux oreilles ni des dirigeants de Mirkwood, ni de mon père. Il m'aurait lynché. C'est à ce moment là que le frère de Freyja fit son apparition et que je lui tirais un grand sourire.
- Theran ! ça fait un siècle oui ! Qu'est ce que tu deviens, à part cette bagarre mémorable ?
Je remarquais alors une tête rousse qui passait sur le coté, et je profitais de l'apparition d'Ilhy pour piquer une choppe sur une table et la descendre d'un coup d'un seul, avant de m'incliner devant elle.
- Et bien, Dame-Piqueuse, il semble que nous soyons destinés à nous croiser régulièrement.
Ma choppe finit dans la tête d'un homme qui s'approchait un peu trop de moi, pendant que je laissais Freyja répondre à ce qu'il se passait ici. Comment dire ? Je l'avais écoutée, mais… Au milieu des cris, de la musique et tout le tralala des chaises qui se brisent, je n'avais pas réussi à tout comprendre plus que ça. Une histoire d'or qu'on vole à ces gros lourds, ce me semble. Bah, on verrait ça plus tard. Pour le moment, il fallait se débarrasser de ces importuns.
- Bien. Maintenant, on est quatre contre le reste du monde. On a une petite chance, non ?
J'attrapais un rondin de bois qui autrefois faisait partie d'une table et je me mis à m'en servir à la fois comme épée et gourdin. Je ne tenais pas à les tuer, ça m'aurait valut la milice au dos jusqu'à la fin des temps. C'est pas que, hein, mais je tenais tout de même à vivre mon immortalité tranquille, plus ou moins. Si je commençais à rayer des villes de mon champ d'action à cause de bagarres, j'allais vite finir cloitré à Imladris, et c'était une chose que je ne pouvais envisager. Rester sur le même endroit pendant toute mon immortalité… Non merci. J'ai toujours eu la bougeotte, moi.



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Sam 22 Fév - 1:51
— Comme toujours, je suis ma sœur qui a un don pour s'attirer des ennuis, répondit Theran en administrant un coup de pommeau sur l'homme qui se relevait à côté de lui. Chasser des trésors, bagarres, la routine, quoi.

Freyja se fit attraper par l'arrière, un homme lui serrant le cou avec son bras. Un autre s'approchait d'elle. Se cramponnant aux bras de celui qui la tenait, elle se propulsa et administra un coup de botte à celui-ci, l'envoyant percuter une vieille dame. Elle tendit le cou et frappa de toutes ses forces avec l'arrière de sa tête. Elle sentit le nez du malotru craquer et il la lâcha sous la douleur. Elle toussa en se maintenant la gorge et remarqua une naine rousse et sans barbe vers Elrohir et Theran. Apparemment, l'Elfe la connaissait déjà. Elle prit le temps de prendre une gorgée de bière avant de répondre à la jeune naine.

— J'ai des ennuis avec des imbéciles...pour changer. Moi c'est Freyja Ironforge et le grand brun ténébreux à la mèche rebelle, c'est Theran, mon frère.

L'intéressé s'inclina devant la naine avec un sourire, rejetant par la même l'une de ses mèches rebelles d'un revers de main. Il fut soudainement projeté à terre, s'étant pris un violent coup de chaise dans le dos. Le grand baraqué le ramassa et recula, pointant un poignard le long de sa gorge. Il darda un regard meurtrier en direction de la jeune femme.

— Très bien Ironforge. Maintenant, je te conseille de me lancer ta bourse si tu ne veux pas finir ta soirée à éponger le sang de ton frère.
— Lâche-le ! Gronda Freyja en lui lançant un regard glacial. Si tu lui fais le moindre mal, je peux te garantir que même la mort serait douce en comparaison de ce que je te ferai.
—Je ne le répéterai pas. Ta bourse, ou sa vie.

Les deux adversaires continuèrent de se regarder fixement, sans ciller. Freyja sortit sa bourse qu'elle agita devant l'homme. Elle la lança ensuite à un mètre de lui.

— Lâche-le maintenant.

Theran joua des coudes mais l'homme ne le lâchait pas. Un de ses sbires vint ramasser la bourse tandis qu'il continuait de regarder la jeune femme, en affichant un sourire cette fois-ci. Il se mit à ricaner et secoua la tête.

— Pourquoi ferais-je une telle chose ? Avec tout ce que tu m'as volé la nuit où tu as perdu cette partie, j'estime qu'une vie qui t'est chère pourra me satisfaire.

Une sombre colère émanait du regard de la jeune femme mais une chopine lancée avec adresse vint percuter la tête de l'homme qui maintenait Theran. Le pauvre diable en prit également dans la tête mais il réussit malgré tout à se libérer de son emprise et revenir vers sa sœur..qui fonça sur son ennemi. Elle lui administra un coup de poing dans la gorge, un coup de pied dans les côtes et bloqua son bras avec sa botte. D'un regard froid, elle leva sa lame et l'abattit sur la main emprisonnée, la séparant net du bras. Il hurla comme un démon tandis que le sang s'écoulait comme une rivière pourpre hors de cette partie de son corps. Sans un mot, elle réitéra l'opération avec son autre main, puis recula, lançant des regards assassins aux compagnons de son ennemi pour les dissuader de tenter quoique ce soit. Elle récupéra sa bourse et revint vers son frère, Elrohir et la jeune naine, leur faisant signe de partir. Avec tout ce raffut, la milice n'allait plus tarder. Elle se retourna néanmoins et adressa une dernière parole à l'homme qui gémissait de douleur en regardant ses deux membres dépourvus de mains.

— Ce n'est qu'un aperçu de ce que je suis capable de te faire. Ta main droite, pour avoir pointé ta lame sur la gorge de mon frère. La gauche, pour avoir manqué à ta parole. Remercie-moi, j'aurais pu me montrer cruelle.


Elle prit son frère par le bras et partit, jetant un coup d'oeil derrière elle pour voir si Elrohir et la jeune naine étaient toujours avec eux. Elle baissa la tête lorsque des miliciens passèrent devant eux en courant et ils entrèrent dans la taverne.

— Tu crois qu'il y a un autre endroit pour siroter une bière ? C'est moi qui offre, dit-elle à Elrohir. J'espère que je ne vous ai pas choqués tous les deux, ajouta-t-elle en jetant un regard à la jeune naine.


En plusieurs milliers d'années d'existence, elle se doutait bien qu'Elrohir avait du voir des horreurs sans nom et que son acte était moindre en comparaison, mais c'était surtout à la naine aux cheveux flamboyants que Freyja s'adressait, ne la connaissant pas. Theran, lui, savait à quoi s'attendre avec sa soeur. Elle était capable d'un amour inconditionnel pour ses proches et courtoise envers les inconnus mais pouvait se montrer sans pitié envers ceux qui s'attaquaient aux êtres qui lui étaient chers.
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Mer 19 Mar - 23:18




Chaos dans la taverne.
“Freyja, Ilhy & Elrohir ”




Un sourire monte à mes lèvres lorsque Theran me rappelle la facilité avec laquelle Freyja s’attire des ennuis. En fait, c’est juste la raison pour laquelle j’adore cette demoiselle, bien que nous ne nous croisions que peu. Enfin, peu dans les termes des humains, car pour l’elfe que je suis, la vie humaine n’est qu’un clignement d’œil. Alors, croiser Freyja par hasard tous les trois ou quatre ans, c’était relativement souvent. Dans quelques décennies, lorsque je réaliserai qu’elle sera à la fin de sa vie, et que je n’aurais pas pris une seule ride, elle me manquera, cette demoiselle aux ennuis. J’en étais certain, tout comme je savais que je saurais faire la part des choses et ranger ma tristesse dans ce coin de mon cœur qui cache ceux que j’ai aimé croiser, même si je devais avancer coute que coûte sans eux.

- Je crois que j’aimerai bien partager votre routine, de temps à autre.

Je sautais sur la table, mon épée au clair, et je m’interposais entre Thedran et un homme qui semblait vouloir le planter dans le dos, en me laissant tomber sur le sol de la taverne, un sourire sur le visage.

- Et bah, mon cher, on n’est pas très très fairplay là !

Je mis une main sur la hanche, un air désapprobateur sur le visage, et j’enchainais quelques passes avec l’homme, avant de le faire fuir en approchant mon visage du sien, lançant un ‘bouh’ tonitruant devant son nez. Visiblement, il n’avait pas apprécié la blague. Ha, les hommes… Pendant ce temps, Thedran s’était pris un coup de chaise dans le dos et était en mauvaise posture. Et m… erde. Je fis tournoyer mon épée avant de me placer en garde haute, la lame tendue au niveau de mon visage, un air relativement sévère placé sur mes traits, qui pourtant d’habitude sont relativement ouverts.

L’homme tenait Theran, qui ne pouvait pas bouger, et Freyja finit par leur lancer sa bourse. Je fronçais les sourcils, observant la demoiselle que je savais capable des pires attrocités lorsqu’on touchait à sa famille. Je retins un soupir en voyant son visage se fermer et la colère grimper dans ses yeux. Oh làlà, on était mal barrés… Je fermais une demi-seconde les yeux avant que le carnage ne commence et que Freyja passe en mode ‘berserk’.

- ça, c’était une mauvaise idée, voisin…

Je relevais Theran, qui avait été lâché par l’homme qui le tenait et, suivis d’Ilhy, nous sommes sortis. J’avais envie de pousser tout ce petit monde dehors, conscient que les regards allaient nous suivre pendant quelques temps encore. Je croisais celui du tavernier en sortant, et vu la peur qu’il y avait dedans, il ne fallait pas être idiot pour comprendre que dans quelques minutes, une heure maximum, nous allions avoir la moitié de la ville aux trousses. Il était impossible de s’attarder là pour ce soir : ça allait être une chasse à la sorcière.

- Non, nous devons partir. Poussons jusqu’à Dale, qui ne se trouve qu’à quelques kilomètres, mais on ne peut rester à Esgaroth ce soir. Vu les regards qui nous ont suivis en sortant, ce n’est pas de bon augure pour nous. Il faut partir.

Si Ilhy n’avait pas été avec nous, j’aurais invité le petit groupe à Mirkwood, malheureusement, vu l’amour que mon oncle porte aux nains, il était impossible pour nous d’aller là-bas avec elle. Et, je n’avais clairement pas envie de la mettre dans les ennuis, ni de me brouiller avec Thranduil.

- Tu sais qu’il en faut plus pour me choquer. Mon cheval est dans l’écurie de la ville, par la droite.



Codage fait par .Jenaa
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