L'art de s'attirer des ennuis est une habitude de pirate [pv Cynydd]

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Ven 28 Juin - 2:12

L'art de s'attirer des ennuis est une habitude de pirate
Ou comment se retrouver dans les terres pour un stupide bout de papier...




Pourquoi ai-je eu la brillante idée de ramer jusqu’à cette ile déjà? Enfin, si encore cela n'avait été que la seule erreur imputable a ma curiosité suffisamment exaspérante pour m'exaspérer moi-même, on pourrait dire que je suis chanceux. Mais au-delà de cela, il avait fallu que je parte a l'exploration sur cette île, et que, attendant de quoi remplir un peu les cales de mon navire, je finisse par récupérer ce vase contenant ce bout de papier étrange - en forme de flocon de neige - et la suggestion de le porter jusqu’à la Forêt Noire. Mais la n'est pas encore le pire dont j'ai été capable lors de ces deux dernières semaines... Il avait fallu que, moi qui ne me suis plus sédentarisé hors d'un navire depuis près de 16ans, et ne connait rien de la terre ferme au delà de Minas Tirith - et encore, je suis sur de me perdre trois fois en m'y rendant - je décide d'un coup de tête de laisser mon navire sous les ordres de mon fidèle second et mettre pied à terre afin de rejoindre - du moins, si le fait de me perdre sans cesse ne me monte pas aux nerfs avant - la Foret Noire, territoire dont je ne connais que le nom.
Voila comment je me débrouille pour débarquer dans la cité d'Edoras, dont je dois admettre volontiers la grandeur, moi qui suis davantage habitué aux ports parfois aussi grotesques que insalubres de quelques cités côtières dans lesquelles j'ai vu mettre mon navire à quai. Après plus de deux semaines de route, voir la pente a monter pour gagner le cœur de la cité a plutôt le don efficace de me faire reculer, me disant que cité de moindre importance dans sa périphérie serait surement aussi utile comme étape à mon voyage. Cependant, dans une cité si importante, je pense avoir plus de chances de trouver quelqu'un capable de m'indiquer ma route que dans des rassemblements de cahutes a demi désertes, et j'ai besoin d'une auberge...ou au moins une taverne, la route, ça donne soif. Et comme je ne compte pas laisser les sabots d'un cheval décider de ma route, et bien, je préfère encore me fatiguer les jambes à avancer d'étape à étape.

♘♘♘♘♘♘♘♘♘♘
Après un dernier soupir ennuyé de la route longue et monotone que j'ai déjà parcourue, me changeant de loin de la vie mouvementée et active d'un navire perdu au milieu de l'océan, j'entreprends de reprendre la route menant aux portes de la cité. Devant moi, deux cavaliers au galop, ne semblant guère se préoccuper de la populace réunie sur la route devant eux. Poussez vous ou faites vous piétiner, le message est clair. Quand je disais qu'il valait mieux être à pied qu'à cheval...
La voie passant des portes de la cité a son coeur est aussi escarpée que noire de monde, et j'en arrive a me demander comment font ses habitants pour survivre a cela a longueur de journée. A mes yeux, même Dol Amroth, cité pourtant la plus imposante que je visite sur le bord de mer, parait calme a coté de Edoras. J'arrive cependant entier au bout du trajet, profitant d'une légère accalmie pour m'ordonner une pause, car, en effet, malgré l'endurance du pirate que je suis, j'arrive au bout de ma résistance, et je profite de l'ombre d'une bâtisse pour m'asseoir, adossé contre ce mur, retirant de mon chef le tricorne qui le ceint pour le tenir dans une main, passant la seconde dans mes cheveux, quoique, vu a quand remonte la dernière fois que je les ai peignés, je renonce d'en démêler mes doigts a peine y sont-ils coincés, soupirant avant de tourner mon tricorne entre mes mains et le replacer sur ma tête. Autant dire que je n'ai pas vraiment le style vestimentaire des environs, mais chercher a me dissimuler dans la foule n'est pas mon objectif.
Cynydd S. Haraldssòn & Daràn Arendil

Fiche de Narja pour Never Utopia et Bazzart
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Mer 31 Juil - 0:40
[Pardonne moi du retard, ma connexion m'a jouée des tours !]

Le crissement des sabots sur le chemin se fit entendre, remplaçant le silence de la plaine. Cynydd fit marquer l'arrêt à son étalon, passant une main dans son encolure pour le faire patienter alors  qu'elle contemplait la ville fortifiée qui se dressait devant elle : Edoras. Une bouffée de fierté l'envahit mêlée de l'habituelle mélancolie qui hantait ses jours et sans plus attendre que ce sentiment prenne elle poussa en avant son cheval vers les portes de la Cité. Devant son Mearas la marée humaine qui passait les portes s'écarta, ceux qui la reconnurent s’inclinèrent lors son passage ou murmurèrent en voyant le sang qui maculait son visage. Qu'était encore aller faire la sauvageonne de princesse que se coltiner le Roi ? Ce n'était pas parce que sa mère était une Skjaldmö qu'elle pouvait se permettre de faire aussi n'importe quoi. Car il ne fallait pas se voiler la face, sa crinière blonde à moitié attachée, en bataille et emmêlée, son armure et son épée dérangeaient. Elle dérangeait. Si bon nombre de femmes de Rohirrim s'évertuaient à apprendre au côté de leur époux des rudiments de défense, peu de ces dernières épousaient par la suite une carrière dans les Eoreds. Si cela l'avait un jour fait douter, elle s'était raccrochée à l'image de sa mère et à la fierté qu'elle lui avait inspirée et aujourd'hui Cynydd ignorait tout simplement ces regards inquisiteurs... mais il en était certains qu'elle ne pouvait balayer aussi facilement.

    As-tu pensé à l'homme que tu prendras pour époux ? », avait un jour glissé Fengel.

Pour tenir compagnie à son Oncle, la guerrière dînait parfois avec lui à Meduseld revêtant une robe et coiffant sa chevelure d'or mais si ce genre de sujet revenait souvent sur la table inutile de dire qu'elle s'en abstiendrait dés lors. Cynydd avait manqué de recracher le verre de vin qu'elle venait de prendre alors qu'elle avait cherché un quelconque secours dans le regard des autres convives en vain. C'était le genre de situation ou l'absence d'Eodia se faisait le plus ressentir car en dehors de sa cousine elle avait peu d'alliés à Meduseld puisqu'elle passait le plus clair de son temps à la caserne. Ne sachant que répondre, la princesse s'était contentée de répondre par la négative d'un geste de la tête se redressant et reprenant un visage neutre, presque froid : Elle fuirait le mariage tant qu'elle le pourrait. Fengel, à des lieues du désespoir de Cynydd, insista en énumérant des prétendants alors que la Guerrière n'écoutait plus.

Elle était la fille de guerriers mais elle ne ferait pas la même erreur que ses parents : Laisser un foyer vide et des enfants seuls. Elle avait eu la chance d'avoir pour Oncle le Roi mais il n'en était pas de même pour tous les orphelins et il était hors de question que ses hypothétiques enfants traversent ce qu'elle avait vécu. Quant à raccrocher les armes il en était hors de question.

Coupant court à ses souvenirs, Cynydd mit pied à terre, passa les rênes au dessus de la tête d'Anhor et le guida jusqu'à une fontaine ou il s'abreuva. Profitant du répit offert, elle mit ses mains en coupe pour récolter de l'eau qu'elle porta jusqu'à son visage pour se rafraîchir et estomper les traces de sang. Une vilaine estafilade marquait sa joue gauche mais elle avait évité les gros dommages. Cynydd jeta un regard au alentour en retenant un soupir et c'est alors qu'elle repéra la singulière silhouette. Qui que soit cet homme, il n'était pas d'ici. Intriguée Cynydd hésita quelques instants puis elle abandonna momentanément son Mearas -qui de toute façon ne se laissait approcher par personnes d'autres qu'elle- pour se diriger jusqu'au brun au tricorne qu'elle salua d'un signe de tête en s'arrêtant à une distance raisonnable de lui. L'homme affichait une peau mat, marquée par le soleil et le sel comme celle des marins et le tricorne laissait penser que son activité se faisait en mer. Le style capillaire, excentrique, donnait un certain charme au personnage même si ce n'était pas le genre grand blond aux yeux clairs auxquels Cynydd était coutumière. En un mot, il l'intriguait.


    - Vous n'êtes pas d'ici n'est ce pas ? »

Ou alors la chevelure mordorée caractéristique des Rohirrim s'était perdue en cours de route dans ses gènes.

    - Je me nomme Cynydd. Qu'est ce qui vous amène à Edoras étranger ? »
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