Un abordage qui finit mal [pv Lirrina]

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Mer 10 Avr - 1:34




Un abordage qui

finit mal



Lirrina & Daràn

Le gout du sel dans ma bouche, une irrésistible envie de hurler, un besoin encore plus important de vomir, l'eau de mer envahissant ma gorge, boisson infâme dont même un assoiffé ayant séjourné dix ans dans le désert ne désirerait pas même approcher, splendide tableau. Mais, avant d'aller plus loin, autant expliquer comment, d'après mes souvenirs ayant soufferts a la fois de mon enivrement et de ma situation actuelle, j'en suis arrivé la. A dire vrai, c'est a la fois très simple et très compliqué. Mais, commençons par le commencement, parce que, oui, commencer par la fin ne mène pas a grand chose.

Deux jours plus tôt, sur le pont du Sea Sprite, l'un des navires les plus rapides que les mers du sud aient croisées a cette époque, l'animation était au rendez vous. Et que je te lance un pari, et que je te sirote une bouteille de rhum sous le n...eh oh! c'est ma bouteille ça! Cela paraissait évident pour quiconque n'était pas de ce navire, une prise royale avait été réalisée la veille, et a présent, nous nous dirigions vers le premier port que nous sachions nous accepter - même si la liste sombrait comme peau de chagrin - sur l'ile de Tolfalas. Quand une clameur s'éleva au dessus de nos têtes, me faisant sortir le nez des cartes de mon voisin, de toute manière trop saoul pour remarquer ma tricherie évidente. Bienvenue chez les pirates. Du haut du mat, l'andouille nous servant de vigie, une nouvelle recrue a laquelle nous devrions un jour expliquer dans quel sens se tient un sabre, mais dont la vue rivalise avec celle des goélands - raison de sa présence a bord d'ailleurs - s’époumonait a nous signaler la présence d'un navire marchand de pavillon gondorien a quelques encablures de notre position. A ces mots suivirent d'autres, ceux du capitaine du navire, nous ordonnant de nous préparer a un abordage a venir. Je songeais l'espace d'un instant que nous étions suffisamment chargés d'or et d'autres objets précieux pour ne pas prendre le risque inutile de pousser notre navire a la ligne de flottaison abaissée par ce poids vers un nouveau bâtiment avant d’avoir déchargé et troquée notre prise, cependant, ceci ne fut qu'un instant, l'excitation générale me gagnant rapidement, et je fus bientôt l'un de ceux qui, en première ligne, avaient autant de chances d'aborder le navire dans les premiers que d'aller nourrir les requins a cause de leurs armes. L'aventure a un prix auquel il vaut mieux être préparé avant d'y prendre part.

C'est a ce moment d'un abordage que le temps est le plus long. Lorsque chacun retient son souffle, attendant la rencontre fatidique avant le grand final, multitude de sabres se fracassant sur des épées, de gondoriens jetés a la mer, les requins attendant le festin, bien que parfois, celui ci soit plutôt composé de pirate, a la guise du destin. Il vaut mieux mourir fièrement lors d'un abordage que croiser bêtement plus malhonnête que soit au détour d'une ruelle. Enfin, cela est le scénario habituel, car rien ne devait se passer ainsi ce jour ci.
Nous entendîmes d'abord un bruit semblable a la chute d'un arbre dix fois centenaire, suivi par une secousse a la fois forte et brutale, jetant plusieurs des nôtres par dessus bord, tandis que moi même m'accrochais au bastingage pour ne pas les rejoindre a l'eau. On m'aida cependant rudement a remonter sur le pont, me tirant sans ménagement par la tunique, et, me redressant, je ne pus que remercier l'homme étant venu a mon aide. Cela n’empêcha guère notre capitaine, généralement de bon avis pourtant, de continuer d'avancer sur le navire marchand, bravant les hauts fonds, la coque du navire menaçant de se briser comme une coque de noix a chaque rocher, et bientôt, nous furent même prisonniers des écueils, le bâtiment refusant simplement d'avancer. Le navire du Gondor, certainement moins chargé, a moins que sa ligne de flottaison naturelle soit plus élevée que la notre, n'ayant aucune difficulté a passer au dessus de ces récifs, nous eûmes la mauvaise surprise de le voir se diriger vers notre direction, et ordre fut bientôt donné d'armer les canons a bâbord, suivant la provenance de notre adversaire.
Certains des nôtres a la mer, un navire immobile, un stock de boulets largement entamé par notre arraisonnage de la veille, le nombre d'hommes sur le pont adverse nous surpassant de loin, je pense sincèrement pouvoir dire que cela était perdu d'avance. Cependant, il en faut plus pour faire reculer un équipage pirate, et nous comptions bien vendre chèrement notre peau. Enfin, a dire vrai, vu le triste résultat de cet "abordage" condamné d'avance, je vous épargnerais l'histoire complète et vous ferais don d'un résumé exprimant clairement les choses. Une coque a demi percée par les rochers, dans laquelle un navire en pleine possession de ses moyens creuse des trous a coups de boulets de canon, le courant poussant cette coque délabrée vers le rivage ensablé, un combat parfaitement inégal a plus de cinq contre un, tout cela conduit a un navire pirate échoué sur une plage de sable fin, a demi immergé, et un équipage typiquement pirate jouant la carte du "chacun pour sa pomme". Nombreux ont du fuir sur la terre ferme, bande de chiens galeux ne pensant qu'a leur petite existence. D'autres sont morts, des types biens, vraiment, et leurs corps pourriront certainement dans l'eau si quelque squale ne s'en occupe pas. Et je suis loin d'ignorer que certains fils de chiennes lépreuses n'hésiteront aucunement a se vendre a ces gondoriens dans l'unique but de sauver leurs misérables derrières rongés par le scorbut.

Et moi dans tout ça, me direz vous, quel parti prendrais-je? Et bien, c'est la qu'on arrive a l'eau de mer, le sable, la douleur...je suis coincé sous un mat enfermé dans une cale pourrie et presque totalement immergé dans l'eau salée, vous vous rappelez? Ah non, j'avais oublié de le mentionner, de même que mon sabre me traversant la jambe d'ailleurs, d’où l'envie de hurler. Ils m'ont abandonné ces fils de catin, et même lorsque certains revinrent le lendemain pour récupérer quelques pièces du chargement du navire, ils s'évitèrent soigneusement la charge de me porter assistance. Qu'ils ne s'en fassent pas, si je sort de la vivant, il vaut mieux que je ne les recroise pas.
Durant que je commente ma situation peu enviable, la marée a le bon gout de descendre légèrement, suffisamment pour que je ne m'étouffe plus de cette eau immonde, et je prends le risque, aidé par la douleur, de crier un bon coup, espérant ne pas me faire remarquer par certaines personnes désireuses de se voir apporter ma tête sur un plateau d'argent. Bof, mourir de ça rapidement ou mourir a petit feu par la mer, mon unique terre, je laisserais ma lâcheté choisir l'épée.


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Jeu 11 Avr - 20:37
Daràn&Lirrina
don't wonder why people go crazy
wonder why they don't


Un cri, une langue mordue, un regard surpris, une plage de sable fin, voilà le décor planté et au milieu de tout ça, Lirri, celle qui s’est mordu la langue en mangeant sa pomme rougeoyante, décontenancé par le cri que venaient de percevoir ses oreilles elfiques. Ce cri semblait plutôt lointain, mais elle ne serait dire d’où il venait exactement, trop préoccupé par l’environnement dans lequel elle se trouvait. Une plage, de l’eau à perte de vue, un soleil plus ou moins éclatant, n’importe qui se sentirait à l’aise, voir étonnement reposé en un tel lieu, toutefois, la belle, elle, se sentait tout, sauf rassurée. Mais revenons sur les raisons qui l’ont conduite à se promener seule sur la plage, alors qu’elle déteste cela. L’histoire est assez courte en vérité, quelques jours auparavant la famille Hobbit de Lirri avait décidé de faire halte en cette cité portuaire du Gondor, une magnifique ville peuplée de pécheur et de grands hommes aux yeux gris. L’air été frais, le soleil éblouissant, les senteurs multiples et variées, tout dans cette ville donnait envie d’y rester… Malgré tout, Lirrina n’avait que peu envie de s’y rendre et durant des jours elle tenta de convaincre ses parents de vendre leurs dernières trouvailles dans une autre ville du royaume. Certes, ils perdraient des jours et surement beaucoup de potentiels bons clients, mais la belle ne se souciait que peu de ça, la seule chose qui comptait c’était de ne pas s’y rendre, de contourner cette affreuse ville et de l’oublier à jamais. Pourquoi tant de haine ? Un amant en colère l’attendrait-il là-bas? Ou peut-être avait-elle fâché les mauvaises personnes? Au vu de son caractère, c’était possible… Hé bien en vérité, tout était plus simple. L’eau. L’océan. Les mers. Lirrina détestait tout ça. Elle avait une peur terrible des grandes étendues maritimes et refusait de plonger dans l’eau si elle ne voyait pas clairement le fond…. L’eau en elle-même ne l’effrayait pas, mais les créatures qui y dormaient, ça, c’était autre chose. Terrifié à la simple vu d’un lac, la jeune femme ne pouvait dignement pas se balader dans une cité entourée à quatre-vingts pour cent par les flots…

Manque de chance sa famille eu gain de cause, elle n’eut d’autres choix que les suivre, l’air colérique, presque boudeur, les bras croisés, le regard noir, pas si différente que de coutumes finalement. Assise sur un tonneau, Lirri ne prenait même pas la peine de les aider à déballer leurs affaires, les observant, silencieuse, ne répondant même pas aux avances que semblait lui faire un homme ivre qui passait par là. D’ailleurs, c’était étrange à quel point elle attirait les hommes ivres depuis quelque temps… Un écriteau sur sa tête indiquait-il « portes ouvertes aux alcooliques » ? A cette idée l’elfe laissa échapper un soupire, toujours aussi agacé, toutefois, son agacement fut rapidement remplacé par de la curiosité lorsque son vis-à-vis décida de lui parler de son bateau, ou plutôt de celui sur lequel il était quelques jours auparavant. Apparemment ce bougre était un pirate, il tentait de cacher sa nature, toutefois à y regarder de plus près il en avait autant l’odeur que l’attrait. D’après ses dires ils auraient loupé, en beauté, un abordage et leur navire se serait échoué sur une plage à quelques kilomètres de là… Il lui raconta alors y avoir caché, sous une planche de la réserve, un petit trésor volé aux voleurs qui lui servait de capitaine. Les voleurs n’ont pas d’honneur, les pirates encore moins.

Chaque Hobbit de sa famille avait entendu l’histoire d’une oreille attentive et après avoir assommé et attaché le damoiseau, histoire qu’il ne raconte pas son aventure à tout le monde, c’était Lirri qui avait été choisi pour partir à la recherche de se trésor oublier. C’est ainsi qu’elle se retrouva a errer sur la plage, une pomme entre les mains. Ce cri avait donc percé ses oreilles affutées et son arc en main, elle avait suivi la piste jusqu’à un bateau échoué, surement celui qu’elle cherchait depuis plusieurs heures déjà. Sur le pont se trouvaient deux pirates qui s’attelaient à vider ce qui restait de leur cargaison. Visant ses ennemies d’un œil assuré, la belle ne mit pas longtemps à les faire rejoindre les rives de l’autre monde, et ce, malgré la distance qui les séparait. Toujours sur ses gardes elle grimpa à bord de l’embarcation, fouillant les alentours sans y trouver quoi que ce soit de vraiment intéressant, des vivres, quelques objets sans intérêts, un homme a moitié morte dans une cale, un livre à moitié… Attendez une minute…. Un homme à moitié mort dans une cale? En arrivant sur les lieux, la jeune femme ne comptait pas vraiment rester, elle n’avait jeté qu’un rapide coup d’œil aux alentours, croisant le corps presque inerte de cet inconnu, mais sur le moment elle ne l’avait pas vraiment remarqué, pas avant que son inconscient lui lance le message d’alerte « CORPS INERTE, MAIS VIVANT DROIT DEVANT! ». La presque-Hobbit resta statique quelques secondes, croisant le regard de ce sombre inconnu et étrangement, une seule réplique lui vint à l’esprit. « Bonjour… » … Bonjour? Cet homme est à moitié mort, sa jambe ensanglantée, écrasé par un mat brisé, presque noyé et la seule chose qu’elle songe à lui lancer c’est un délicat « bonjour » ? Ma foi pourquoi pas.

Heureusement que son cerveau décida tout de même de reprendre les choses en main plutôt rapidement. « Vous désirez peut-être un peu d’aide? » Ha non, en vérité son cerveau semble avoir plié bagage, ou alors aimait-elle l’idée de torturer un pirate ? … C’est tout de même en lançant ses mots que la jeune femme remarqua que la cale était remplie d’eau, cette dernière montant et descendant en fonction des caprices de la marée. Debout dans ce qui restait d’un escalier, elle pouvait voir clairement le pirate mal coiffé, seule l’eau les séparait… de l’eau froide… loin d’être claire… et étrangement elle avait l’impression de voir des petites formes se mouvoir à l'intérieur …En somme, l’idée de barboter là-dedans pour sauver un inconnu ne lui disait pas grand-chose, c’est surement pour cela qu’elle reprit très rapidement. « En réalité, avez-vous besoin de moi physiquement parlant? Est-ce que je peux vous aider… de loin? Sans devoir… rentrer dans l’eau? J’ai les cheveux fragiles vous comprenez et l’eau salé, c’est très mauvais pour mes cheveux clairs… » Personne n’a dit qu’elle était un héros en herbe très doué.

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Ven 12 Avr - 14:01




Un abordage qui

finit mal



Lirrina & Daràn

Il ne fallut pas longtemps pour que mes oreilles - possédant une ouïe relativement efficace, bien qu'elle n'atteigne pas celle des hobbits (et oui, pour entendre quelque chose au milieu des cris de pirates ne sachant pas parler sans hurler et du bruit des vagues heurtant la coque du navire, il faut de bonnes oreilles) -, capte des bruits de pas au dessus de moi. Bruits de pas rejoignant bruits de métal, certainement d'autres survivants s'attelant a piller ce qu'il reste de l'épave. Fils de chien galeux. Je ne suis pas stupide, je sais quelle loyauté il faut attendre de la part d'un équipage de forbans attirés par l’appât du gain, mais j'avoue volontiers que, dans la situation ou je suis, même le perroquet me ferait plaisir a croiser. Soudain, plus rien, le bruit de deux corps tombant sur le bois pourri, et le silence, qui me décide a rester silencieux serrant les dents pour résister a la douleur qui me reprend.
Soudain, tandis que je sombre petit a petit dans l'inconscience, une vague ayant oublié de se présenter me cingle le visage, l'eau salée pénétrant une fois de plus dans ma gorge déjà brulée. Relevant la tête comme me le permet ma position, relativement inconfortable, même en faisant abstraction de la lame, toussant et crachant comme un perdu, j'entends soudain une voix face a moi, avant de voir une apparition. Une jeune femme, relativement petite en taille, les cheveux bien trop pales et le visage bien trop doux pour être réelle, je dois être mort. Mais alors, pourquoi je suis toujours coincé sous ce mat, toujours dans cette eau, toujours transpercé de ma propre lame? Revoit tes classiques Daràn, t'es peut être pas si mort finalement.
Mais alors, si je suis bien vivant, que cette fille est bien réelle, pourquoi reste-t-elle perchée sur son bout d'escalier a me regarder me noyer? Bien sur que j'ai besoin d'aide, ça se voit pas? La suite de sa phrase me ferai me frapper la tête au sol si ce dit sol n'était pas recouvert d'eau de mer, dont, malgré tout l'amour que je porte a ces étendues bleues, j'ai trop entendu parler pour aujourd'hui.
"Je suis désolé de te décevoir, chérie, mais si tu compte être utile, c'est dans l'eau que ça se passe. Je t'assure qu'il n'y a pas de requin, ça fait deux jours que je teste!"
Oh désespoir, je sent que les deux abrutis que j'ai entendu tout a l'heure m'auraient été plus utiles. A dire vrai, même si elle arrive a mettre de coté la petite précieuse pour mettre les pieds dans l'eau, c'est pas une gamine qui va me dégager du piège dans lequel je suis pris.
"Dis moi ma jolie? T'es toute seule ici? J'ai peur que tu ne me soit guère de grand secours pour soulever ce mat tu sais, ni pour chasser l'eau de mer d'ailleurs."
Cependant, tandis que je finis ma phrase, une violente vague vient frapper la coque éventrée par l'extérieur, envoyant des litres d'eau salée a l'intérieur, et, en prime d'avoir droit a une nouvelle tentative de noyade, j'entends un craquement sinistre au dessus de moi. Pas de doute, soit c'est le pont qui lâche, soit c'est le mat qui n'attend que de m'écraser un peu plus. Nouvelle toux, nouveau cri a peine retenu, et je lève de nouveau le regard vers la demoiselle, ayant eu droit a sa dos d'eau de mer elle aussi.
"Bon, d'accord, tu feras très bien l'affaire. Aide moi a me dégager de la, s'il te plait."
Je l'avoue volontiers, ma lâcheté naturelle a plus que reprit le dessus, et je m'en fiche royalement d'être secouru par une femme tant que quelqu'un me sort de la. Après tout, il n'y a pas de témoins, d’ailleurs.



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