What lies behind the hills • AIDEN

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Lun 17 Juin - 21:26
what lies behind the hills.
Le crépuscule peignait l'horizon de teintes pourpres et sur les terres de l'Arnor, un cavalier solitaire chevauchait en direction du lac Nenuial, bordant au sud les collines d'Evendim. Il semblait fuir la pénombre envahissante, se rapprochant des reflets cristallins de la lune montante sur la surface calme du lac. Les collines entourant l'étendue d'eau cachaient le voyageur à tout rôdeur mal intentionné. Comble de l'hypocrisie, il était lui-même de ceux que l'on fuit. Mais en ce sombre soir d'hiver, il préférait ne pas recevoir l'indésirable visite d'une bande de paillards. Il alluma un feu, posant sa selle non loin, son épée toujours au côté. Son arc et son carquois étaient appuyés contre la selle, prêts à servir. Alors qu'il allait se mettre à table (du pain elfique et quelques fruits ramassés en chemin, une bien maigre pitance pour un homme d'une telle stature), le martèlement de pieds chaussés de cuir parvint à son oreille. Il sortit une partie de son épée du fourreau, sentant le contact rassurant de la nacre sur la garde de son poignard, caché sous sa cape.

Six hommes sortirent des ténèbres de la nuit, s'approchant de lui. D'un regard, Ciryandil comprit que malgré leur faible armement, il ne s'en tirerait pas si aisément. Il opta donc pour les paroles, son arme favorite. Rangeant son épée, il ouvrit les bras et prit un sourire accueillant. Malgré le masque de gentillesse qu'il venait de placarder sur son visage, il sentait les plumes de ses flèches lui chatouiller le mollet. Il n'avait qu'un mouvement à faire et il récupérait son arc. Bienvenue, messieurs. Voulez-vous profiter de la chaleur de mon feu ? Il y a de la place pour nous tous, dit-il d'une voix calme. Il n'était pas de ceux qui perdent leur sang-froid en de telles circonstances. Il était un Dùnedain, après tout ; un descendant des Nùménoréens, ces grands guerriers du Nord. Bien le bonsoir à vous, seigneur solitaire, commença un des hommes en faisant une pirouette qu'il accompagna d'un rire sarcastique. C'est à vos armes que nous en avons. Si vous pouviez nous donner votre arc, cette si belle épée et votre argent, nous continuerons notre route. Ciryandil arqua un sourcil, sans cesser de sourire. Il s'était attendu à une telle réponse. Je crains qu'il n'y ait un malentendu, messieurs. Ces armes ne sont pas à vendre. Elles sont ma propriété. Les hommes échangèrent un regard, visiblement amusés par la tournure de la situation. *Un peu plus et on s'inviterait à boire une pinte au Poney Fringant*, pensa Ciryandil sans quitter le petit groupe du regard. Je crains que vous n'ayez pas compris, mon seigneur. Permettez-moi d'être plus clair, lança alors celui qui semblait être le chef en dégainant son épée. Les autres firent de même, adoptant un air patibulaire censé faire frémir le Dùnedain. Ciryandil resta calme, portant sa main à la garde de son épée. Il préféra ne pas la sortir, espérant follement que la situation s'améliore soudainement. Mais les hommes armés s'approchèrent dangereusement de lui. Ciryandil sortit son épée. Messieurs, je suis persuadé que la situation peut être réglée autrement, répéta-t-il d'une voix toujours aussi calme. Je crains le contraire, dit l'homme avant d'attaquer.  

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Mer 19 Juin - 2:25
What lies behind the hills
Aiden & Ciryandil


La brise, glacée et vicieuse, s’engouffra sous le manteau usé qu’il portait, et il retint un frisson. Foutu froid. Foutu vent. Foutu hiver. So père avait beau lui avoir révélé qu’il l’avait trouvé quelque part dans une région semi-désertique de l’Eriador, Aiden avait été élevé dans le Sud, et il n’aimait pas les hivers de la Terre du Milieu. Trop froid. Trop long. Trop hivernal.
La nuit l’avait pris en traître, alors il continuait de marcher, son arc dans une main, l’autre prête à dégainer une flèche.  Il se cherchait un endroit plus ou moins abriter où bivouaquer pour la nuit avant de reprendre sa route le lendemain à l’aube, mais jusqu’ici les terres inhospitalières de l’Arnor semblaient refuser de lui offrir ce qu’il cherchait.
Il marchait d’un pas souple et cadence à travers les collines d’Evendim, sachant le lac Nenuial tout proche. Là-bas, au moins, aux abords de l’eau clair du lac, il trouverait un endroit plus ou moins abrité, à l’abri des brigands qu’il savait légion dans la région…

Bienvenue, messieurs. Voulez-vous profiter de la chaleur de mon feu ? Il y a de la place pour nous tous.

Aiden s’immobilisa. Des voix. Se blottissant dans la pénombre, il glissa silencieusement le long du flanc de la colline qui le séparait des voix. Enfin il en atteignit le sommet, et s’aplatit sur le sol froid, sans oser regarder par-delà. Il écouta, silencieux comme un aigle en chasse. Bien le bonsoir à vous, seigneur solitaire. Aiden se tendit, et, rampant prudemment de cinquante centimètres, observa avec des yeux étonnés. Il ne s’était pas trompé, il aurait reconnu cette voix entre cent autres. Ce qui l’étonna davantage, c’était la victime, qu’il voyait de dos. Il était habillé assez simplement, des habits voyageurs. Une selle était posée non loin, mais pour l’instant Aiden n’aperçut pas de cheval, sans doute parti vagabonder le temps de la nuit. Ce qui l’étonna réellement, c’était le calme du voyageur agressé, qui n’avait pas dégainé son épée. Louable, mais inutile. Les pensées d’Aiden se confirmèrent lorsque les hommes resserrèrent leur cercle, menaçants.

Délicatement, précautionneusement, Aiden tira une flèche de son carquois, banda son arc… Je crains le contraire. Le chef des brigands –enfin, méritaient-ils seulement ce nom ?- bondit en avant. TCHAK. La flèche, décrivant une trajectoire parfaite, vint se planter dans le sol à ses pieds, le stoppant net dans son attaque. Le brigand stupéfait baissa le regard, et écarquilla les yeux en reconnaissant l’empennage de la flèche. Il releva les yeux juste à temps pour voir Aiden descendre tranquillement le versant exposé de la colline, son épée en main, un demi-sourire qu’il aurait juré narquois étirant ses lèvres.  

Ara’k, vieille branche ! Tu te souviens de moi ?

Sans un regard pour le voyageur, Aiden vint se placer à côté de celui-ci, tout en faisant face au meneur des pillards désormais perplexes, bien que ce dernier lui, ait légèrement pâli.

Il nous reste une histoire à régler… La dernière fois, tu faisais plutôt dans le guet-apens que dans le détroussement… Tu perds la main, mon ami ! Oh, à ce propos, tu me dois un cheval, tu te souviens ?

Sans perdre son sourire, Aiden raffermit légèrement sa prise sur la poignée de son épée, ce que sans doute seuls des yeux experts auraient pu remarquer. Et bizarrement, l’Homme ne doutait pas un seul instant que son voyageur fasse partie de ces « yeux experts ».


_____________


HJ : Je propose que nous jouions les brigands en pnj chacune notre tour, comme ça ça apportera vraiment de la surprise et du piment... Désolée pour la longueur, j'étais inspirée :angel:
 
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Mer 19 Juin - 20:46
what lies behind the hills.
Alors que Ciryandil levait son épée pour parer l'attaque du brigand, une flèche se ficha dans le sol, séparant les deux adversaires. Le Dùnedain resta interdit. D'autres approchaient-ils ? Il ne pourrait combattre une horde entière. C'est alors qu'à sa grande surprise, un homme descendit le versant de la colline, son épée dans la main. Il apostropha le chef des pillards, l'appelant par son nom comme s'ils avaient fait la guerre contre Sauron ensemble. Méfiant, Ciryandil suivit les mouvements de l'inconnu et lorsqu'il le vit se placer à ses côtés face aux brigands, fut légèrement rassuré. Alors qu'il détournait le regard vers les mécréants face à eux, il remarqua que l'inconnu resserrait sa poigne autour de la garde de son épée. Le Dùnedain resta impassible. Ses assaillants ne semblaient pas l'avoir remarqué.

Messieurs, j'ignore quel différent vous oppose, mais je suis persuadé qu'il est possible d'éviter un combat dont vous ne réchapperiez pas sans séquelles, déclara Ciryandil en plongeant son regard clair dans les yeux gris délavé de celui que l'inconnu avait nommé Ara'k. La voix du Rôdeur s'était faîte plus dure, plus froide. Il voyait la situation les mener inexorablement vers un combat qu'il souhaitait éviter. Et les civilités semblaient ne plus être d'usage. Ciryandil suivait avec concentration chaque mouvement de main des pillards, jusqu'à ce que l'un d'entre eux, caché derrière la carrure de son meneur ne passe devant et attaque Ciryandil. Le Dùnedain para et engagea le combat. Vermine du Sud, cracha son opposant lorsque Ciryandil lui transperça l'estomac du bout de sa lame. Ciryandil approcha son visage de celui de l'homme agonisant et lui murmura à l'oreille. Je suis un Dùnedain. Un Homme du Nord. L'étonnement fut la dernière expression sur le visage de l'homme. Un autre attaqua le Rôdeur par le dos, l'obligeant à rouler au sol pour éviter la lame sur son crâne. Haletant, il se redressa et para.   

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Mer 3 Juil - 2:32
What lies behind the hills
Aiden & Ciryandil


Aiden soupira lorsqu'un des imbéciles qui servaient d'homme de main à son vieil ennemi attaqua le voyageur, bientôt suivi pour tous ses amis imbéciles et par leur chef des imbéciles. Il connaissaient suffisamment cette bande de sous-intellectualisés et leur chef pour savoir que le mot "dialogue" ne faisait même pas partie de leur vocabulaire de 40 mots, mais il admirait la détermination du voyageur à avoir tenté jusqu'au bout.

Le bruit du fer de sa lame heurtant celui d'une autre le ramena à la réalité. Il avait paré automatiquement, sans même y réfléchir. L'autre se battait avec une fine épée de corsaire, épée qu'il connaissait parfaitement pour l'avoir longtemps maniée. la sienne était plus longue, plus lourde, mais aussi plus dangereuses. En quelques coups, le métal brillant de sa lame entra dans la poitrine de son adversaire, qui s'écroula.

Les combats allaient bon train, et Aiden et le voyageur avaient clairement le dessus. Mais avec le nombre qui diminuait, les pillards allaient devenir vicieux, ils le savaient. Le tout était de détecter quand, pour ne pas mourir d'un poignard entre les omoplates. Il se retrouva bientôt assez proche du voyageur, assez pour entamer une conversation, avec le naturel déconcertant qui le caractérisait dans ce genre de situation :

« Pardonnez-lui la méprise... la vermine du Sud, c'était moi ! »

Un lame élimée sifflant à quelques centimètres de son cou l'interrompit net, et délaissant la conversation, il se concentra sur le pillard qui avait décidé d'exterminer la fameuse vermine du Sud.


 
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Jeu 4 Juil - 20:09
what lies behind the hills.
L'épée de Ciryandil transperça l'abdomen de son second opposant, le portant à terre dans un cri d'agonie. Le Dùnedain releva sa lame, portant son regard sur le reste du combat. Il ne connaissait que trop bien les attaques de maraudeurs dans ce genre et les redoutait, ne sachant pas vraiment comment ils opéraient. Leur plan d'attaque, brouillon et rapidement brossé avant de sortir leurs armes changeait à mesure que le combat avançait. Ils en devenaient imprévisibles et de plus en plus irritables. L'autre combattant s'approcha de Ciryandil, en profitant pour rectifier une erreur de l'un des morts. Ah, il venait du sud ? Le Dùnedain n'eut pas le temps d'en apprendre plus sur lui, qu'une lame siffla entre leurs deux têtes, se perdant dans la noirceur des ténèbres échappant à la lueur du feu de camp. Un des pillards semblait décidé à régler son compte à l'étranger. Ciryandil voulut lui venir en aide avant de voir qu'un autre rôdeur s'approchait un peu trop de sa monture. Parce que Valàndil était le dernier vestige de la mémoire de son père et parce que sans cheval ses errances risquaient de tourner court, il se plaça devant son compagnon de voyage et posa sur l'homme un regard glacial.

Le combat s'engagea. Les mouvements de Ciryandil étaient légers, précis et rapides tandis que l'autre moulinait comme un imbécile, tentant de l'atteindre avec la pointe de son épée courbe. Et la façon de faire de ce dernier sembla, un court instant, l'emporter : il blessa Ciryandil au bras, légèrement en aval de l'épaule. Le Dùnedain lâcha un grognement de douleur et, sans un regard pour l'entaille faîte dans sa chemise, jeta sa colère dans le combat. L'autre trépassa en quelques temps, parvenant tout de même à lui dessiner une légère coupure du bout de sa lame, au niveau de la cuisse. Il jeta un coup d’œil au combat que menait l'étranger et qu'il semblait mener. Lorsque tout fut terminé, Ciryandil s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule, sa bouche se courbant d'un sourire de reconnaissance. Merci de ton intervention, voyageur. J'ignore ce que je serais devenu, sans ta fine lame. Il se baissa pour nettoyer son épée dans l'herbe et la rangea dans son étui, avant de lancer un regard aux cadavres ensanglantés de leurs opposants. Il aurait toute la journée du lendemain pour s'en occuper. Puis, reportant son regard sur l'inconnu, il fit les présentations d'usage. Je suis Ciryandil Thàlion, fils de Galador. Je fais partie du peuple des Dùnedains. Quel est ton nom, l'ami ?   

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Sam 20 Juil - 2:31
What lies behind the hills
Aiden & Ciryandil


Aiden sentit le souffle d’une épée lui caresser la joue gauche et, au prix d’une contorsion digne de ces danseuses ambulantes, réussit à éviter que son épaule gauche ne lui soit irrémédiablement ôtée. Visiblement, ces brigands –remarquez, vu leur histoire commune, c’était compréhensible- avaient décidé que tant qu’à se retrouver face à Sudiste, ils allaient lui faire la peau une bonne fois pour toute.

L’aure s’avança vers lui, effectuant d’hasardeux moulinets de son sabre courbe.  Le chasseur retint un sourire. Derrière ses apparences de Rôdeur, Aiden avait grandi dans les quartiers des quais d’Umbar, là où se battre était le seul moyen de survivre. Il connaissait parfaitement l’arme que le brigand tentait grossièrement de manier… ce que l’autre ne comprit que lorsqu’il sentit la lame effilée d’Aiden s’enfoncer dans son abdomen. Le chasseur lui sourit, avant de retirer sa lame d’un coup sec et de voir l’autre s’écrouler à ses pieds. C’était fini.

Aiden laissa l’air s’échapper de ses poumons en un long soupir soulagé. Il était plutôt bon à l’épée, mais il préférait de loin son arc. Il sentit une main sur son épaule, et se raidit automatiquement. Puis son regard d’acier se posa sur le visage aux traits fins qui lui souriait, reconnaissant. Merci de ton intervention, voyageur. J'ignore ce que je serais devenu, sans ta fine lame. L’autre se baissa pour frotter sommairement sa lame souillée dans l’herbe, et Aiden l’imita, avant de remettre l’épée dans la fourreau pendant à sa ceinture. Il croisa le regard clair du voyageur et hocha simplement la tête. Il n’y avait pas besoin de s’attarder davantage sur les remerciements.

Je suis Ciryandil Thàlion, fils de Galador. Je fais partie du peuple des Dùnedains. Quel est ton nom, l'ami ? Ainsi, c’était un Dunédain. Le chasseur scruta ses traits quelques brefs instants. Il fallait avouer qu’il se dégageait de Ciryandil une noblesse d’allure et de traits qu’on retrouvait chez peu d’hommes. Aiden se débarrassa de son arc, de son carquois, et détacha son épée dans son fourreau, pour les poser avec les affaires de Cyriandil restée à terre.

« Aiden Evertsen. J’ai grandi à Umbar. Il y a longtemps. »

Pendant des années, Aiden s’était écorché à expliquer que non, Umbar n’était pas vraiment sa patrie. Parce qu’il voyait les grimaces et les regards durs losqu’on parlait d’Umbar. Lorsqu’il annonçait qu’il était fils adoptif de pirate. Puis le chasseur s’était lassé, voyant que ses explications étaient vaines face à la stupidité de la majorité des gens. Il venait du Sud, point à la ligne. Celui à qui cela ne plaisait pas pouvait venir en parler en tête-à-tête avec son épée. Quand au nom de son père… S’il était attaché et respectait celui qui l’avait élévé, il n’était pas réellement son père, alors quel intérêt…

Ne poussant pas plus loin ses explications, Aiden jeta un regard circulaire à la scène.

« On va devoir brûler tout ça au premières lueurs de l’aube, sinon d’ici peu nous devrons affronter autre chose que ces quelques balourds… »

Et sans un mot supplémentaire, il attrapa un cadavre encore chaud sous les aisselles et entreprit de le trainer vers d’autres afin de les rassembler.


 
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