Once again, two old friends • IDRIL

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Lun 17 Juin - 19:53
once again, two old friends.
Ciryandil se redressa brutalement et tira sèchement sur ses rênes. Valàndil stoppa net, lâchant un grognement de désagrément pour signaler qu'il appréciait moyennement ce soudain arrêt. Ciryandil s'excusa à sa monture puis mit pied à terre. Se fustigeant de s'être endormi en route, il ouvrit les sacoches accrochées sous la selle tout en grommelant. *La prochaine fois que je m'endors en selle, je ne me rase pas pendant une semaine* se dit-il en souriant, s'imaginant aussi barbu que l'était son père. A trente-sept ans, Ciryandil était devenu le portrait craché de son père. Le Dùnedain pensait souvent à lui, incapable d'oublier qu'il avait fui les siens le jour où le grand rôdeur était mort. Il n'était pas revenu pour ses funérailles. Se le pardonnerait-il un jour ?

Rêveur, il ne remarqua pas qu'il avait fait tomber sa pipe dans l'herbe fraîche des gués de l'Isen. Il fallut que son cheval le pousse de la tête pour qu'il sorte de ses pensées et remarque l'objet si cher qu'il avait presque abandonné à son sort. Parfois, je me demande lequel de nous deux est l'homme, s'amusa-t-il en ébouriffant la crinière de son cheval, qui grogna en faisant ce que Ciryandil prit pour un acquiescement. Le Dùnedain sortit un de ses livres des sacoches de selle et s'assit dans l'herbe, après avoir retiré la selle du dos de Valàndil. Laissant son camarade d'errance brouter non loin de lui, l'homme ouvrit le livre et poursuivit la lecture qu'il avait arrêtée quatre jours auparavant, alors qu'il entrait dans le pays de Dun en suivant la Vieille Route du Sud. Un coup d’œil au soleil lui permit de s'assurer qu'elle n'était pas en retard. Il avait juste rejoint leur point de rencontre un peu en avance.

Délassant ses muscles en se concentrant sur chaque parcelle de son corps, le rôdeur finit par s'endormir, allongé dans l'herbe verdoyante. Son esprit s'envola loin de la Trouée du Rohan vers les collines d'Evendim. Une femme brune aux yeux clairs vint hanter ses songes, son visage mouillé de larmes et ses mains tâchées de sang. Elle se traînait sur les genoux, chantant une complainte elfique dont Ciryandil ne saisissait pas le sens. Puis, d'un coup, elle se hissa sur ses jambes et se jeta sur lui en hurlant, tentant de l'étrangler et l'accusant d'avoir abandonné l'homme qu'elle aimait et de n'avoir pas été présent à ses funérailles. Ciryandil s'éveilla en sursaut, portant sa main à sa gorge. Depuis qu'il avait fui la mort de son père, ce cauchemar revenait, inlassablement, agitant ses nuits, hantant ses jours ; obsédant et inquiétant, preuve de l'immense culpabilité le rongeant depuis vingt-quatre longues années. Cherchant du réconfort dans les yeux gris de son cheval, il vit alors un cavalier s'approcher, au loin. Par réflexe, il porta la main à son épée et se releva.  

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Lun 17 Juin - 20:42





« Once again, two old friends »

«Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur
laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.»



Ma chère Idril ? Depuis combien de temps est tu entrain de chevaucher le vent comme si rien ne te retenait ici-bas. Comment si tu n’avais point de famille aimanate et clémente qui t’attendait à Foncombe. Et oui tu as quitté des terres depuis de long mois maintenant, tu n’as pas la moindre idée de ce qu’advient ton Père, et tu t’inquiètes d’avantage pour ta Mère qui tu as laissé là-bas, mourante et pâle, tu ne sais toujours pas quand son dernier souffle l’emportera loin de toi, ne ressens-tu aucune peine de ne point être en sa compagnie dans de pareille circonstance. Tu divagues, ton esprit est perturbé, tu doutes de tes choix mais en même temps tu ne peux pas revenir en arrière. C’est ton propre chemin qui tu mènes et tu ne souhaites pas y mettre en terme. Tu te souviens ensuite, pendant que ton cheval s’élance avec élégance, de cet homme que tu es connu depuis temps de temps maintenant, tu es sur le point de le retrouver. Une pointe d’espoir et de joie t’anime à nouveau, tu mets de côté ta peine car tu ne souhaites pas paraître faible à ses yeux. Tu te souviens de votre point de rendez-vous, comme si c’était la première fois ou vous avez vu un homme. Cet homme qui était l’inconnu pour vous, il vous a permis d’y mettre un visage et vous avez sympathisé d’un naturel et d’un apaisement, à apaiser vos maux.


Votre cheval est maître de son chemin vous le laissez,  vous guider entre les broussailles, c’est comme s’il connaissait ce coin depuis toujours. Subitement son arrêt vous surprend, c’est subit et légèrement violent, vous vacillez et vous tombez à terre, et en plus votre corps s’abat dans l’eau d’une petite rivière. Vous poussez un long cri, parce que le froid vous tiraille les entrailles. Vous sermonnez votre cheval, il se contente de buffer vous faisant comprendre que vous êtes la plus fautive des deux. Vous boudez parce que vous savez qu’il a raison. Il va plus loin, prendre ses propres occupations et vous vous serrez vos vêtements dans le creux de vos paumes, pour enlever le surplus d’eau. Vous reniflez fortement, puis vous percevez une présence qui vous  est familière, vous vous tournez vers cette personne. Un sourire légèrement gêné courbe vos lèvres, vous vous contentez d’hocher la tête d’un côté, souriant légèrement intimidé. Vous avez l’air totalement stupide comme ça. Vous hurlez intérieurement car pour une retrouvaille vous n’êtes point présentable et le pie c’est que vous n’avez pas de vêtement de rechange adapté au temps climatique qu’il y a actuellement.


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Mer 19 Juin - 17:18
once again, two old friends.
Le Dùnedain plissa les yeux, essayant de voir plus loin. Rien à faire, il n'avait pas les capacités de visibilité des elfes. Il se résout à attende que le cavalier solitaire soit plus proche de lui. Il préféra attraper son arc, y plaçant un flèche. Ciryandil était un homme prudent. Il préférait ne pas prendre de risques et si cela signifiait d'accueillir un inconnu un arc à la main pour assurer sa propre survie, alors ainsi seraient les choses. Mais plus le cavalier et sa monture approchaient, plus Ciryandil croyait les reconnaître. Et lorsque sa vue d'Homme lui transmit une image nette de ce que ses yeux regardaient, un large sourire se dessina sur ses lèvres.

Ciryandil s'approcha de la belle elfe qui venait d'arrêter son cheval à quelques mètres de lui. Il s'étonna alors de découvrir qu'elle était trempée jusqu'aux os, les cheveux dégoulinants. Un faible sourire écarta ses lèvres, avant qu'elle ne mette pied à terre. Le Dùnedain prit la main de la jeune femme et y déposa un baiser, ses yeux brillant de la joie de la revoir. Idril, quel bonheur de vous revoir. Vous semblez gelée, que s'est-il passé ? Une attaque ? s'inquiéta-t-il avant de prendre sa cape qu'il avait déposée sur sa selle et de la passer autour des épaules d'Idril. Je vais faire un feu, vous aurez ainsi l'opportunité de vous réchauffer, dit-il en attrapant quelques branches qu'il avait réunies en prévision de la fraîche nocturne qui commençait déjà à les envelopper. Quelles nouvelles, depuis notre dernière rencontre en Comté ? Vous souvenez-vous de cette pinte de bière hobbit à Bree ? Je crois n'avoir jamais autant bu ! s'amusa-t-il, un sourire aux lèves. Ciryandil avait peu de souvenirs autres que personnels et Idril était l'une des rares personnes avec qui il pouvait égrener le passé. Ils avaient tant de souvenirs communs, ayant partagé aventures et chevauchées à travers la Terre du Milieu. Vous êtes toujours aussi belle, ma chère Idril. Le temps n'a pas d'emprise sur vos traits, ajouta-t-il en admirant, une fois de plus, le visage de son amie.

Il se souvenait de tant de chevauchées. Surtout une, où ils s'étaient retrouvés perdus en Cardolan, sur les plateaux entre la rivière Brandevin et les Flots Gris. Ils avaient erré pendant de longues journées, leurs provisions diminuant. Ciryandil avait alors cru qu'ils n'attendraient jamais le Pays de Dun. Et pour la première fois, il avait été pessimiste. C'était sous-estimer les capacités d'orientation des elfes. Les siennes avaient beau être excellentes et affûtées avec le temps, il ne rivalisait pas avec celles d'Idril, qui leur avaient sauvé la peau. Depuis, il se fiait à son amie dès qu'il s'agissait de faire un choix quant à la direction à prendre.  

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Mer 19 Juin - 22:24





« Once again, two old friends »

«Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur
laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.»



Vous vous sentez totalement ridicule et vous ne savez pas ou vous mettre, ni comment interprétez ce qu’il vient de vous arriver. Vous devez juste acceptez ce qu’il vous est arrivé après tout le ridicule ne tue pas.  N’est-ce pas ? Il s’approche de vous, vous êtes légèrement confuse vous n’osez pas venir vers lui, ni vous montrez tactile, après tout vous êtes trempée et vous ne savez pas comment il pourrait prendre ce genre de réaction de votre part. Vous ne souhaitez pas le décevoir et encore moins qu’il soit en colère en votre présence. Après tout, ça fait tellement longtemps que vous ne vous êtes pas vu, que vous ne voulez pas gâcher ce moment. Il s’avance, vous sourit, vous lui souriez en retour, vous vous inclinez légèrement quand il pose un baiser sur votre main. Ce geste de sa part, vous le connaissez si bien et cela vous a manqué. Votre regard est étincelant et vous êtes si heureuse de le revoir, que votre bouche gouge sans que rien ne sorte. Puis quelques secondes plus tard, vous prenez la parole, souriante et joviale, votre voix est légèrement intimidée. «  Je suis heureuse de vous revoir aussi. Ca fait si longtemps. » - là si vous n’étiez pas un elfe vous aurez sans doute rougie d’embarras,  vos paumettes sont juste un peu plu rosées que d’habitude « Voyez-vous j’étais dans mes songes, dans mes rêveries quand subitement mon cheval s’est arrêté surprise, j’ai perdu l’équilibre et je suis tombée. N’est-ce pas élégant pour une retrouvaille ? » - vous grimacez un peu,  un brin d’humour qui vous caractérise si bien.  Cette cape vous réchauffe le cœur d’avantage que votre cœur, là vous vous permettez de l’enlacer comme vous le faisiez à chaque fois que vous vous retrouviez. Cet homme vous apaise plus qu’il ne le devrait, c’est un ami fidèle et sincère qui ne vous abandonnera jamais. Son odeur est imprégnée dans sa cape, puis vous vous éloignez, tout en laissant vos mains sur ses poignets, vous reniflez légèrement.  Du feu ? Excellente idée. Vous osez les épaules et vous le suivez, vous ne le voyez allumer le feu et vous êtes ravie de le retrouver. « Je suis si heureuse de vous retrouver vous savez. Je pensais beaucoup à vous, quand nous chevauchions ensemble cela me manquait et il était grand temps que nous nous retrouvions. Je me souviens de cette fois, plutôt amusante même si vous avez failli risquer votre vie. Vous sauvez fut la meilleure chose que j’ai faite depuis ma naissance. » - vous êtes sincère, jamais vous ne regretterai de l’avoir sauvé. Puis vous décidez de lui faire part de votre voyage « Oh … vous savez c’est la routine pour moi maintenant … ce que j’aime le plus c’est découvrir de nouvelle terre, tout comme toutes races sur cette terre … depuis mon départ j’ai l’impression d’être d’avantagé enrichis que lorsque j’étais à Foncombe. N’est-ce pas étrange comme sentiment ? » - vous riez quand il vous fait part de ce souvenir, vous riez sans la moindre gêne, vous êtes à l’aise avec lui. Vous raffermissez sa cape sur vos épaules, vous appréciez la chaleur qui vous traverse le corps. Vous êtes nostalgique.  « Bien sûr que je m’en souviens. C’est même en votre compagnie que j’ai bu de la bière pour la première fois, je ne pensais pas être capable de tenir l’alcool aussi bien. Je suis plutôt fière d’avoir du sang elfique dans les veines … après tout j’ai gagné grandement ce pari que nous étions lancé ... j’ai même du vous prendre sous le bras pour vous ramener à votre chambre … » - vous revoyez la scène avec attention. Un sourire courbe sur vos lèvres.  Puis vous vous sentez un peu gêné face à ce compliment. Vous restez lucide et clame, vous poursuivez, posant votre main sur son épaule puis sur sa nuque « L’emprise du temps comme vous le dites si bien … ne se lira pas de sitôt sur mon visage … les elfes sont réputés pour ne pas prendre une ride avant fort longtemps … mais rassurez-vous malgré le temps qui passe ... votre charme qui vous caractérise si bien est toujours aussi beau à observer. » - vous êtes sincère après tout sa beauté est encore plus essentiel à vos yeux que la vôtre.

Le soleil commence à se coucher, vous vous rapprochez de lui, sans doute pour être plus en sécurité et pour aussi assurer la sienne. Vous l’observez avant de poser votre tête sur son épaule, soupirant d’aise et de bienêtre. « Vous avez … ce genre de moment en votre compagnie m’avait manqué... j’espère que vous accepterez de voyager un moment avec moi avant de nous séparer … à nouveau … » - vous restez silencieuse un moment, vous préférez ne pas penser à la prochaine séparation. «  Qu’avez-vous exploré depuis que nous nous sommes quitté ? Dites-moi tout, je suis toute oui. » - vous le fixer avec excitation et avec curiosité, le calme qui entoure ce lieu est apaisant, puis vous voyez votre cheval revenir près de vous, tout en gardant une certaine distance, vous êtes rassurez de le voir à nouveau devant vous, sans le moindre mal.


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Dim 23 Juin - 16:19
once again, two old friends.
Ciryandil admira, une fois de plus, la beauté de son amie. Il savait parfaitement que les Elfes ne vieillissaient pas, mais il était à chaque fois admiratif. Idril vieillissait, tout comme lui et pourtant, elle conservait cette beauté sauvage, symbole de la prime jeunesse. Le Dùnedain rit à son explication. Ô combien savait-il que les chevaux pouvaient être de très mauvaise humeur ! Valàndil était susceptible et extrêmement fier. Une simple remarque, même lancée sur un ton amusé, faisait mouche et le vaillant destrier de Ciryandil le faisait tourner chèvre. Oui, ô combien les cheveux étaient caractériels...

Je vous avoue que ce fût bien moins amusant pour moi, dit-il en souriant avec malice tout en allumant le feu. J'ai bien cru ma dernière heure arrivée ! Et vous avez surgi de la nuit, terrassant ces wargs. Je n'avais jamais vu une femme avec autant de hargne. Et j'ai presque cru que dans votre fougue, vous alliez me scalper ! lança-t-il en éclatant de rire. Posant un regard emplit de tendresse sur le visage de l'Elfe, Ciryandil sourit. Cela n'a rien d'étrange, Idril. On ne peut appréhender le monde en restant bien en sécurité chez soi. Même la lecture de tous les ouvrages de la Terre du Milieu ne sauraient vous apprendre les us et coutumes de toutes les espèces qui la peuplent. On ne s'ouvre au monde qu'en le parcourant, ajouta-t-il en connaissance de cause. Cavalier solitaire depuis l'adolescence, il avait appris plus sur les êtres vivants dans ses voyages que dans tous les livres qu'il avait pu lire, aussi nombreux soient-ils. La demeure du seigneur Elrond est un endroit merveilleux, cela je vous le concède. Mais il est d'autres merveilles, en Terre du Milieu. Et vous avez dû en découvrir de multiples, au cours de vos voyages. Ciryandil n'osait utiliser le terme d'errance pour parler des déplacements d'Idril. Lui-même errait, comme ses ancêtres. Elle, explorait, découvrait, admirait le monde.

Le Dùnedain éclata de rire en prenant place à côté de l'Elfe. Comment pouvait-il oublier ce pari et la déplaisante déconfiture qui avait suivi ? Il se savait bon buveur, mais il avait omis un détail : l'extraordinaire résistance des Elfes à l'alcool ; détail qu'il avait découvert à ses dépends avant de se laisser traîner jusqu'à son lit. Sa mine grisâtre du lendemain matin dans le miroir de la chambre avait achevé de lui faire comprendre qu'il n'avait plus vingt ans. Tout mon charme s'éveille face à votre beauté, ma chère, dit-il avec malice. Il sortit du pain de ses sacoches de selle et en rompit une miche, tendant un morceau à son amie. Un tendre sourire courba ses lèvres lorsque la jeune femme posa sa tête sur son épaule. Rien ne me ferait plus plaisir que de chevaucher quelques temps en votre compagnie, répondit-il. Votre présence manquait à mes errances, ces derniers temps, ajouta-t-il avant de mordre dans son pain. Tout en mâchant, il rassembla ses souvenirs des trois derniers mois pour en faire un exposé fidèle.

Eh bien lorsque nous nous sommes séparés à Bree, je suis remonté vers le nord, à Fornost. Je savais que j'y trouverais ma mère. Je suis resté quelques jours avec elle avant de reprendre ma route vers l'est. Je me suis arrêté à Fondcombe, où le seigneur Elrond m'a reçu et m'a confié un message à remettre au seigneur d'Ost-in-Edhil. J'ai rapidement découvert qu'il ne restait que des ruines de cette cité et que le seigneur dont parlait le seigneur Elrond était un vieillard veillant sur quelques villageois vivant en contrebas, dans les marais des Noues des Cygnes. J'ai donc continué ma traversée du pays de Dun en longeant les Monts Brumeux, où j'ai été attaqué par un aurochs. Plus de peur que de mal cependant. Il ne s'agissait que d'un petit égaré. Ciryandil releva légèrement sa manche, révélant une trace rougeâtre sur son bras, là où les cornes incurvées de l'animal l'avaient touché. J'ai rejoint un vieil ami vivant sur les rives de l'Isen, en aval d'ici, près de l'embouchure du fleuve. Et pour finir, j'ai remonté l'Isen jusqu'ici. Les yeux de Ciryandil brillèrent à l'évocation de la dernière partie de son périple jusqu'à la Trouée de Rohan. Les terres de l'Enedwaith étaient d'une grande beauté, mais rien n'égalait, à ses yeux, les vastes étendues de l'Ouestfolde qui s'étendaient au-delà des cavernes d'Algarond, les bordant à l'est. Il espérait qu'Idril accepterait une petite visite à la Cité d'Or, Ciryandil ayant affaires à faire avec le forgeron d'Edoras. Et vous, ma chère, qu'avez-vous découvert au cours de vos voyages ? Je veux tout savoir !

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Mar 25 Juin - 15:44





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A vrai dire je fus flattée mais c’était toujours intimidant pour moi, d’avoir des compliments sur ma beauté, je ne savais pas quoi dire, quand cela arrivait. Il m’arrivait le plus souvent d’être confuse ou de renvoyer le compliment par signe de politesse, mais avec lui ça n’était pas vraiment un mensonge, c’était un homme beau et civilisé, bien éduqué avant tout et ça se voyait tout bonnement en lui.  Je me souviens encore de cette attaque, je ne pus retenir ce rire qui s’échappa de mes lèvres, quand il fit référence au fait que j’aurai pu être amené  à le blesser pendant l’attaque. « Rassurez-vous. J’ai une vue et un sens moral inébranlable, je ne vous aurai jamais « scalpée » comme vous le prétendez. J’étais juste concentrée sur ma tâche, donc vous avez sans doute cru que j’aurai pu blesser toute âme qui vit. La concentration était ce qu’il vous a donné cette étrange sensation.  » - je lui souriais avec calme et sérénité.  Bien évidemment j’avais découvert le monde d’une merveille à la fois différente, que plaisante ou effrayante « Oui, mon départ de Foncombe était avant tout pour explorer le monde. J’avais besoin de m’éloigner et de découvrir, je ne me voyais pas rester éternellement là-bas, j’avais l’étrange sensation que ma vie m’attendait en dehors ce ces murs sécurisant qui ont bercé mon enfance. » - je demeurais silencieuse et légèrement nostalgique quand je fis référence au passé et à mon enfance.Toujours.
 
 
J’avais mon âme plongé dans le bonheur et la paix totale. C’était une sensation délivrante tout comme bienveillante, d’entendre ces mots, j’étais si heureuse, même rassurée qu’il est tout aussi envie que moi de chevaucher à nouveau en la compagnie de l’un comme de l’autre. « Je suis si heureuse que vous ressentiez ce que je ressens. Vraiment. Et puis je pourrai vous êtes d’une aide précieuse et surtout d’une bonne compagnie pendant un moment lors de ce voyage que nous ferons à nouveau ensemble. J’ai tant hâte vous savez, avoir de la compagnie me manque et vous êtes si plaisant et un homme si ... enfin … vous êtes d’une agréable compagnie quoiqu’il en soit. » - je ne voulais pas lui paraître impolie ou faire mauvaise impression ou être tout simplement trop expressive. J’avais modéré mes paroles, parce que c’était nécessaire. Les sentiments avaient le don voir la fâcheuse tendance à être ma faiblesse, bien plus que ma force parfois. Je pris le morceau de paix qu’il me tendit, je le goûtais tout doucement, appréciant la texture, j’avais faim à vrai dire et cette miche allait me remplir l’estomac pour de bonnes heures. « Merci  Ciryandil de bien vouloir partager vos biens avec moi. » - je secouais la tête avec positivité pour lui montrer ma gratitude, je l’écoutais sagement, l’esprit en paix, pensant à ses chevauché dans le vent qu’il a lui-même effectué, seul. Je fus intéressée et à l’écoute, je ne loupais aucun mots de son vaincu. Je mangeais avec une légère ardeur la miche, avant de la terminer, j’avalais ma salive, avant de poursuivre à mon tour, lui expliquant mes voyages, sans pour autant avoir autant d’importance et de valeur que ses propres. « Mon voyage vous savez. Ce résumé à des rencontres plus ou moins enrichissante et conviviale. J’ai rencontré des êtres étonnant tout comme étranges, certains effrayant et violent. Pour la première fois de ma vie, j’ai vu des orcs, je ne m’attendais pas à être attaqué par eux pour tout vous dire, j’en avais entendu parler mais je ne pensais pas les côtoyer un jour, mais je ne suis pas non plus naïve, je sais que voyager c’est dangereux. Je me suis battue parfois, je m'en suis sortie, je me demande d’ailleurs parfois pourquoi j’ai survécu, mon heure n’était sans doute pas venue à ce moment-là. Les hommes sont fascinant, tout comme ambiguë, certain sont aimable d’autre sont aussi infecte que la peste. Sinon, je dirai que la plus belle chose qui m’est était donné de voir, c’est tous ses paysages que je côtoie pendant ce voyage, je ne m’en lasse jamais, ils ont tous un charme, ils ne se ressemblent jamais et j’avoue que mon regard admire pareille beauté ans jamais sans lasser. » - je finis mon discours, demeurant ainsi silencieuse, je me concentrais sur l’environnement qui nous entouré, puis mon cheval vint vers, moi je sentis son museau chatouillait mes cheveux, ce petit imbécile, aimait bien me taquiner parfois voir souvent, quand nous étions là, posée à nous ressource, je pense qu’il avait besoin de s’excuser tout comme de ma présence je glissais mes mains le long de son cou jusqu’à sa crinière, il huma légèrement, avant de taper en douceur ses sabots sur l’herbe verte. Je souriais avec une affection et une reconnaissance débordante. « Bien. Je te pardonne mais que cela ne te reprenne pas Lenwë. » - mon cheval observa mon ami avec une forte attention, je décidais de me relever un peu, tapant légèrement sur mes vêtement pour les remettre correctement, je pris l’une des rennes dans le creux de ma main puis je dirigeais mon cheval vers un arbre, je l’attachais ici, lui laissant un peu de lest, restant à ses côtés, avant de poursuivre « Cet homme t’a toujours intrigué. Tu sais qui il est n’est-ce pas c’est Ciryandil. Alors ne fait pas ta tête de mule et celui qui ne le connait pas. » - je tapais légèrement son flan, lui me donna un coup de bassin, je perdis un peu l’équilibre tanguant légèrement, ne perdant pas pour autant l’équilibre, je grognais fortement. « Tu as fini de jouer. Crois-tu que c’est l’heure de festoyer. J’aurai du te nommer Tête de Mule ça t’aurai allé comme un gant. » - je parvins à m’éloigner un peu, on ne sait  jamais avec lui, il peut être si facilement vexé. «  Excuse-moi pour cette écartade, mais quand il décide de n’en faire qu’à sa tête, je ne le tient plus. » - je suis un peu plus joyeuse qu’il y a quelques minutes, le sourire aux lèvres,  je décide de m’asseoir sur un tronc d’arbre, mains sur mes genoux. Lançant quelques cailloux ici et là, essayant avec peine de faire des ricochets, mais c’est l’échec, le caillou tombe dans l’eau avec peu de grâce et de subtilité. Moi, qui voulait tellement savoir en faire, j’avais encore du chemin à faire, et ça se trouve je ne parviendrai jamais à ce but. Faire un ricochet voir plusieurs même. Mon impatience commence à se lire sur les traits de mon visage pâle tout comme sur les mouvements de mon corps. 


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Jeu 4 Juil - 19:32
once again, two old friends.
Se remémorer leur première rencontre fut un baume sur les muscles fatigués du Dùnedain. Tout comme la présence d'Idril à ses côtés. Les mois avaient été longs, à parcourir seul la Terre du Milieu, ne pouvant se confier qu'à sa monture et au vent sifflant autour d'eux. Les vastes étendues des royaumes qu'il traversait n'avaient pas le même goût d'aventure qu'en la compagnie de l'elfe. Ils redevenaient les errances d'un descendant des Numénoréens. Rien de plus qu'un vagabondage sans but. Un sourire courba les lèvres du Rôdeur. Il ne connaissait que trop bien cette sensation de liberté une fois que l'on a coupé le lien avec le nid parental. Il l'avait ressentie pour la première fois le soir suivant son départ du village nomade de son enfance. Il s'était endormi avec pour unique toit le ciel étoilé de l'Eriador, la tête appuyée contre sa selle. Là, à cet instant précis, il avait goûté à la délivrance de son monde d'enfant, se tournant vers son avenir d'homme.

Ciryandil posa un doux regard sur le visage d'Idril. Ce plaisir est partagé, très chère. Chevaucher en votre compagnie transforme mes errances en aventures. J'oublie pour quelques mois que je suis un Homme sans terres, pour devenir un aventurier. La tristesse d'appartenir à un peuple dispersé et sans territoire se peignit pour la première fois sur le visage du Dùnedain. Il n'y avait pas de faux semblant, avec Idril. Elle était bien la seule femme devant laquelle il abandonnait les faux-semblants et se dévoilait, humain et faillible. Il écouta avec grand intérêt le résumé de son voyage en Terre du Milieu, s'amusant du regard étonnant qu'elle posait sur les Hommes. Elle avait bien raison, Ciryandil ne le savait que trop bien. Les hommes dignes de confiance se faisaient de plus en plus rares, sur les rives de la Belegaer.

Je ne peux qu'appuyer vos commentaires quant à la beauté des paysages. Vous avez l'immense fortune de porter un regard neuf sur les merveilles de notre monde, sans qu'il soit altéré par votre longue vie d'elfe. N'abandonnez jamais cette vision. Découvrez chaque chose, chaque endroit avec la même candeur, la même excitation et le monde ne vous en paraîtra que plus beau et plus digne de votre émerveillement. Malgré les longues années passées à vagabonder en Terre du Milieu, Ciryandil était parvenu à conserver cet "émerveillement" des premiers instants, portant un regard d'enfant sur chaque découverte. S'amusant des remarques de son amie à sa monture, le Dùnedain se pencha pour jeter quelques branches dans le feu et attiser les flammes. Il ne connaissait que trop bien l'angoisse des ténèbres de la nuit et la vitesse à laquelle l'imagination galopait au moindre craquement. Il avait trop lu et trop appris sur la faune pour s'endormir en parfaite sécurité au crépuscule.

Ne vous inquiétez pas, je connais ! lança-t-il en ébouriffant le toupet de sa monture. Valàndil est susceptible et caractériel. Imaginez lorsqu'il a décidé de n'en faire qu'à sa tête ! Oui, c'est bien de toi qu'il est question, compagnon, dit-il en remarquant que son cheval avait relevé la tête. Ciryandil éclata de rire, puis attrapa une des sacoches de selle, en sortant une carte de la Terre du Milieu. Il la déplia et la posa sur l'herbe fraîche. Nous sommes ici, dit-il en pointant les Gués de l'Isen, à l'est de la Trouée du Rohan. J'ai des affaires à régler avec le forgeron d'Edoras, que diriez-vous que nous prenions la direction de la Cité d'Or, puis une fois arrivés, nous décidons de la suite de notre périple ? Ou peut-être avez-vous envie de voir un endroit en particulier ? Pointez et nous irons ! 

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Jeu 1 Aoû - 22:32





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«Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur 
laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.»



Décidément, je ne parviendrai jamais à l'oublier, je ne pourrais jamais souhaiter que notre relation prenne fin un jour. J'étais attachée à lui, à cet homme de race humaine, je me souviens encore de la première fois où j'ai croisé son regard, j'ai su que nous nous entendrions si bien quoiqu'il advienne. Je pu voir son regard attristé je posais ma main sur sa joue, comme pour lui dire par ce geste que même s'il n’appartenait à aucune communauté, je saurai toujours présente à ses côtés. Je tiendrais parole. Quand il fit référence à mon donc, je ne pu que me sentir flatter par autan d'éloge de sa part, ce qui me mit tout de même mal à l'aise, je n'étais pas ce genre de femme qui arrivait à recevoir des compliments, sans me sentir gêner, je ne voulais pas paraître imposante ou différente, voir étrange. Hélas, ce n'était pas toujours évidente de paraître « normale », aux yeux des autres, je n'étais pas aussi naïve pour ne pas en avoir conscience, je désirais juste que cela me colle moins à la peau. Je pris la parole, montrant cette point de fierté qui pouvait se lire sur mon visage tout comme se percevoir par le biais de mon propre corps, je penchais la tête légèrement vers le côté, ayant un sourire complique et amusée puis je pris la approche suite à ses mots, ne pouvant point rester silencieuse face à ses compliments, tout comme à ses inquiétude que je pouvais percevoir de lui. « Ne vous inquiétez pas pour moi … sachez … et pour vous rassurez .. je ne cesserai jamais de voir ce monde de cette manière, j'apprécie tellement la beauté de ce monde pour un jour, le regarder avec lassitude et avec moins de contemplation … vous ne devriez pas vous souciez de moi mais plutôt de vous … je souhaite que vous preniez soin de vous et que vous soyez méfiant tout comme l’œil attentif … quand je ne suis point là pour vous sauver … comme vous méritez de l'être … vous savez vous m’êtes précieux … je tenais à vous le dire et je comte bien vous le rabâchez sans cesse si j'en sens la moindre utilité ... » - je l'observais ensuite, entrain de mettre quelques branches afin d'attiser le feu, la lumière qui y jaillit, éclaira mon visage le rendant beaucoup moins pâle qu'il ne l'était.



J'étais fasciné par ces flammes qui jaillirent de ses braises, je penchais mes mains vers les flammes, y appréciant le contact doux et apaisant de la chaleur, qui réchauffa mon cœur et parvint à détendre mon corps, fatigué par le voyage, même si j'appréciais cette liberté, vagabonder ici et là pouvait parfois m'affaiblir plus que nécessaire, J'étais si soulagée de pouvoir prendre congé, pendant un laps de temps en sa compagnie. J'étais proche de lui, de cet ami fidèle,  notre relation était peut commune mais pourtant si bienfaitrice pour elle, porteuse d’innombrable souvenir agréable et réjouissant. La lumière rendait en tout cas, ce lieu moins angoissant. Voir cette image de Ciryandil avec sa monture, ne put qu’être touchant, je laissais échapper un rire discret, mais mon regard était joyeux, je trouvais cela amusant de les voir ainsi, Je m'assis en tailleur, mes coudes sur mes genoux, souriant gaiement sans la moindre gêne. « Votre compagnie m'avait manqué en tout cas … je suis heureuse de savoir que nous allons pouvoir voyager ensemble … comme avant. » - je suivis ses gestes avec attention, attentive au moindres de ses mouvements. Je vis ensuite la carte dans ses mains puis je le vis la poser près de nous deux, la dépliant avec délicatesse et avec tact, comme si c'était une habitude « Ça me fait penser … que je devrais peut être songer à m'en procurer une … ça pourrait toujours servir … après tout ... » - je dis ça d'un ton léger, sans que cela ne me semble point logique de voyager sans la moindre carte en poche. Je vis où nous nous trouvions. Secouant la tête positivement. « Edoras … je ne connais point cette ville .. peut être qu'une visite ne pourrait pas être déplaisant, après tout je suis prête à vous suivre et prendre les chemins qui vous désirez emprunter ... je compte sur vous pour me montrer des endroits que je ne serai pas prête à oublier .. quand y allons nous ? J'ai hâte ! » - j'étais si vive sans toute trop enfantine, mais après tout je ne pouvais pas agir autrement en sa présence ; Je me sentais à mon aise, j'avais la sensation que Ciryandil était le frère que je n'avais jamais eu. J'étais prête à le suivre et compter sur son expérience t ses connaissances pour m'enrichir.


(c) Spinelsuns
 


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