Que fais-tu là ? [ PV Dís ]

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Sam 2 Mar - 10:31
Thorin venait de quitter Freya dans les Montagnes Bleues, et faisait route vers la Comté. Il avait rendez-vous avec onze nains, et le sorcier Gandalf. Ce dernier avait juré que l’endroit serait facile à trouver, et que le nain y trouverait le dernier membre de cette compagnie ; il s’agissait d’un hobbit qui semblait être un voleur, selon les dires du mage gris. Ce dernier membre de la compagnie avait été imposé, et cela ne réjouissait point le roi en exil. Cette quête s’annonçait difficile, sans en plus y ajouter des personnes incompétences ou indigne de confiance. Le guerrier préférait des personnes de confiance, avec un cœur vaillant, que des étrangers aussi compétents soit-il. Pour le moment, il arpentait les routes de la Comté et cherchait cette fameuse demeure sans réussir à la trouver. Par souci de discrétion, Thorin évita de demander son chemin et voyageait à l’abri des ombres, son capuchon rabattu sur la tête. Un signe serait visible sur la porte du lieu de rendez-vous, enfin toujours selon les indications du magicien gris. Pendant le chemin, le nain réfléchissait à la mission à venir, et surtout à la nécessité d’incorporer ce dernier membre. Un voleur pourrait être utile dans les circonstances actuelles, mais toujours est-il qu’il fallait être sûr de lui et de ses compétences. Un test serait difficile à réaliser dans un si court laps de temps. D’ailleurs le temps était un peu ce qui manquait à la compagnie. Soupirant tout en étant perdu dans ses pensées, le voyageur scrutait attentivement chaque porte en quête de la rune. Les hobbits, un peuple enfermé dans ses propres frontières comme les elfes.

Le nain avait espéré croiser l’un des membres de la compagnie en chemin, peut-être qu’eux avait eu plus de chances pour trouver le lieu de rendez-vous ou pas. Thorin se demandait qui était déjà arrivé sur les lieux. Ses neveux devaient avoir été parmi les premiers. Ces derniers étaient toujours pleins d’énergie, et trop prompt à se lancer dans les aventures sans vraiment réfléchir aux conséquences. Et pourtant, c’étaient de braves nains, de digne descendant de la lignée de Durin. Sa sœur les avait bien élevé, et en prenait encore un peu trop soin. Cette aventure leur serait profitable, et ferait d’eux des hommes et des guerriers. Le guerrier avait d’ailleurs invité ses neveux, sans réellement parler de son projet à Dís. Cette dernière se doutait bien qu’un jour le prince nain se lancerait dans cette aventure, et prendrait ce risque pour récupérer leur royaume. En pensant à elle, il fut surpris par une ombre sur le chemin, et des cheveux roux. La silhouette et la démarche de cette personne lui rappelait quelqu’un de connu, sa sœur pour être plus précis. Hésitant un instant, Thorin se dit que cela devait être impossible que faisait-elle ici. Kili, et Fili avaient-ils un peu trop parlé. Le nain ne souhaitait pas voir sa sœur courir au-devant du danger avec eux, c’était un peu égoïste de sa part mais elle devait rester en vie. Trop de membres de sa famille avaient déjà disparus sans risquer la vie de sa sœur. Ses neveux avaient été encore une fois bien décidés à suivre leur oncle, et il ne le leur avait pas refusé.


_ « Dís. C’est toi ? »

Sa voix se fit douce, et à peine audible. Thorin ne souhaitait pas attirer l’attention, mais avait besoin de vérifier. Autant parler à sa sœur en privée, plutôt que de devoir l’affronter devant les autres membres de la compagnie. Et puis sa rencontre avec Freya lui avait donné une idée sur une mission à confier à sa sœur. Enfin le nain n’était pas encore décidé sur la marche à suivre, et que faire avec la naine. Ils devaient discuter ensemble, et voir ce qu’elle comptait faire. Accepterait-il qu’elle les accompagne, ou l’enverrait-il préparer son peuple à la reprise d’Erebor aux côtés de Freya. Le prince nain aimait sa sœur plus que tout, autant que ses neveux, et comme depuis leur enfance, il se montrait très protecteur envers elle, probablement trop. C’était une mère poule pour ses enfants, et lui pour sa famille en y réfléchissant bien. Il sourit à cette pensée, tout en s’approchant du voyageur ayant croisé son chemin, espérant finalement voir la naine.


[ hrp : dis-moi si ça te convient, ou si je dois changer quoi que ce soit dans le rp. Au plaisir de voir ta réponse ]
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Lun 4 Mar - 13:24





Que fait tu là?








Thorin & Dís

La Comté. Après avoir passé toute une semaine a voyagé à tâtons pour retrouver mon frère et sa cohorte de nains, j’avais retrouvé leurs traces au pays des Hobbits. Le voyage avait été plutôt calme, je n’ai pas vraiment eu de soucis jusqu’à présent. Peut-être la rencontre furtive avec un troll dans la Vieille Forêt, mais cela c’était bien terminer, pour moi et la femme qui était là aussi. Il y a eu ensuite la rencontre d’un elfe de Fondcombe. Un voyage certes plutôt calme, mais pleins de surprises et d’inattendus. J’avais même fait une partie de voyage, en compagnie de l’elfe. Une compagnie pas si désagréable, après tout nous sommes tous des êtres civilisés et capable de respect non ? Je crois que si mon frère apprendrait que j’ai voyagé une demi-journée auprès d’un de ceux qu’il méprise tant, il me ferait une véritable scène. J’avais donc quitté mon compagnon de voyage temporaire arrivé à la Comté.

C’était un pays où je n’étais pas encore allé. J’en ai entendue parler, après-tous nos Montagnes étaient pas si loin. Mais entre entendre les choses et les voir c’était différent. J’avais laissé mon poney et mes affaires à une taverne. Après plus d’une semaine à dormir à même le sol, une chambre était plus que bienvenue. On pouvait dire, que les Hobbits étaient un peuple assez simple, de bons vivants (ils avaient ça en commun avec le mien) mais aussi assez innocent dans le sens où ils étaient un peu peureux. J’avais donc laissé armes et affaire encombrantes dans ma chambre. J’ai profité d’une journée tranquille (et du fait que j’avais bien avancé dans mon objectifs) pour me balader un peu, dans ce pays que je ne connaissais pas. Il y avait de la curiosité je dois l’avouer. Je n’avais pas pris la peine de forcément faire attention à mon apparence. Je n’avais pas à me cacher ou à faire attention à quoi que ce soit. J’avais laissé mes cheveux détaché, descendant en cascade sur mes épaules et mon dos. J’avais pris la peine de m’habiller un peu plus féminine histoire qu’une tenue de chasse attire trop les regards. Au milieu des Hobbits, j’avais l’impression d’être grande, une sensation étrange, nous autre nains étant toujours regardé de haut. En pleine marche j’ai entendu une voix, légère et furtive qui m’appelait. C’était vraiment léger et j’ai cru que c’était moi qui avait inventé cette voix, pour m’en assuré j’ai fait un tour sur moi-même et j’ai vu une silhouette, enfin là silhouette que je cherchais depuis des jours. Je suis pourtant resté sur place, ne sachant pas comment il allait réagir.


-Bonjour, mon frère.



© Méphi.




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Lun 4 Mar - 20:04
La Comté était aux yeux du nain un véritable dédale, et un labyrinthe infranchissable. Ces petites maisons, et ces petites routes peu pratiques et discrètes. De plus, pour ne rien arranger à ce périple agaçant, la rune tardait à faire son apparition sur les portes de ces trous de hobbit ; déjà bien agacé par ce détour, Thorin commençait sérieusement à fulminer intérieurement devant la disposition sur petite et compacte des villages hobbits. Aucun membre de la compagnie n’était en vue. Même si certains nains devaient sûrement être déjà arrivés à destination, le roi en exil avait espéré croiser un des retardataires afin de ne pas faire son entrée tout seul dans cette demeure. Sur la route, le nain repensa à sa famille éparpillée aux quatre vents pendant des années, et surtout à toutes les disparitions les ayant frappées. Il lui restait sa sœur, et ses neveux. En patriarche de cette famille, il les surprotégeait beaucoup et prenait soin d’eux farouchement ; personne ne pouvait même penser à faire du mal à un membre de sa famille. Et pourtant, Kili et Fili furent recrutés pour participer à cette aventure périlleuse. Leur vie serait en danger, mais le guerrier veillerait à leur sécurité. Et puis ces jeunes nains étaient avides d’aventures, les retenir aurait été plus dangereux pour eux. Surtout, les deux jeunes nains avaient besoin de faire leurs armes et leurs preuves ; ils devaient devenir des hommes et des guerriers. Pour être franc, leur compagnie lui rendait un peu de cette jeunesse perdue, et de cette insouciance étiolée au fil des années.

Une silhouette sur la route attira son attention. La couleur des cheveux, la corpulence et la démarche convenaient parfaitement à Dís sa sœur. Mais que ferait-elle ici ? S’était-elle finalement lancer dans la recherche de son frère et de ses fils ? Toutes ces questions nécessitaient des réponses, et puis Thorin préférait avoir les discussions familiales en privé. Bien que des nains comme Balin et Dwalin pouvaient être considérés comme des membres de la famille, c’était différent des liens du sang unissant le roi en exil à sa sœur et ses neveux. D’un voie douce, et à peine audible pour ne pas attirer l’attention, le nain interpella la personne se trouvant sur la route avec lui. La naine se retourna et resta un moment immobile à observer le voyageur. Puis les mots furent prononcés. Thorin resta un moment partagé entre plusieurs émotions, la surprise, la colère, l’incompréhension et tellement d’autres. C’était surprenant de la voir ici, mais s’il ne doutait pas que sa présence avait un rapport avec sa quête, et probablement celle de ses fils. Sans dire un mot, et d’un pas lent, il approcha de sa sœur en la fixant ; son regard trahissait probablement son mélange d’émotion, et la naine devait en comprendre toute la portée. Elle était la seule capable de le déchiffrer sans avoir besoin de parler. Ils étaient déjà proches à l’enfance, et s’étaient encore rapprochés après la disparition de leur père et de leur grand-père.


_ « Bonjour ma sœur. » Son ton se fit plus cinglant qu’il ne l’aurait souhaité, il marqua alors une pause et reprit sur un ton plus doux. « Que fais-tu ici ? Même si je me doute de la réponse te connaissant. Et seule en plus. »

La phrase s’était terminée par une pointe de reproche. Parcourir les routes seules ces temps-ci était extrêmement dangereux, même si Dís était parfaitement capable de se défendre en cas de nécessité. Elle pouvait même se montrer presque aussi redoutable que ses fils lorsque la colère prenait le dessus. Faisant un signe de tête, et prenant les devants, Thorin partit en direction d’un banc situé sur le bord de la route, invitant sa sœur à le suivre. Au moins les hobbits avaient parfois de bonnes idées. S’installant, et continuant d’observer la naine, le voyageur resta un moment silencieux attendant une quelconque réaction. Il finit par reprendre la parole, afin de clarifier un point important à ses yeux. Son ton se montra déterminé mais doux, elle restait sa sœur malgré tout.

_ « Avant toute chose Dís, n’essaie pas de me détourner de mon but. Ma décision est prise, et j’irais jusqu’au bout. Je connais les dangers, et je suis conscient des conséquences mais il faut que cela soit fait maintenant. »

Après sa phrase, Thorin lâcha Dís du regard et le porta au loin. Il observait l’horizon et se montra attentif autant aux paroles de la naine, que des bruits ambiants. Leur discussion était privée, et devait le rester. Le guerrier ne précisa pas l’objet de son but. Il pensait que l’un de ses neveux avait vendu la mèche, ou que sa sœur avait deviné ses motivations le connaissant presque parfois mieux que lui-même.
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Mar 5 Mar - 13:35





Que fait tu là?








Thorin & Dís

On resta là, à se fixer dans le blanc des yeux pendant quelque secondes. Bien que l’envie de le prendre dans mes bras ne manque pas, je préférais pour l’instant resté distante. Je savais très bien comment était mon frère ainsi que ses réactions. Il n’était pas du genre à être violent, mais je n’avais pas envie de me brouiller avec lui. J’avais bien raison d’agir ainsi, à son regard j’ai vu qu’il fallait que je là joue en douceur, tout en étant honnête. Dans une situation pareille, élevée la voix ne servait à rien à part finir en crise de famille. Sa voix aussi trahissait son désappointement. J’avais le droit de voyagé en dehors de l’Ered Luin, non ? Mais vu le contexte actuel de l’histoire de nains, se fait ajoutait un environnement méfiant mais aussi de tension. Mais je savais comment faire pour éviter de me prendre la tête avec lui. Je n’avais pas fait tout ce chemin pour me disputé avec mon frère !! Je n’avais pas réellement fait le chemin seule –d’ailleurs je ne savais pas ce que l’elfe avait fait une fois arrivé à la Comté – mais on va éviter de parler de ça, c’est mieux. En silence, je me suis assise à côté de lui, regardant droit devant moi. Pas que je craignais de croiser son regard, mais je sais très bien que j’allais finir par céder à l’envie de le prendre contre moi, plus j’évitais de le regardais plus c’était facile. D’une voix calme, douce et presque mélodieuse je finis par parler.

-Je n’ai pas l’intention de faire quoi que ce soit contre ta quête. Même si je trouve l’idée suicidaire. Je suis juste déçue de ne pas avoir assez ta confiance pour que tu puisses m’en parlé. Heureusement que je te connais par cœur. J’aurais aimé pouvoir venir moi aussi, puisque tu emmènes bien mes fils. Ne t’en fait pas ils ont rien dit, mais je vous connais tous les trois et je suis assez intelligente pour découvrir ce qu’on me cache. Cette envie que tu as depuis toujours de reprendre Erebor n’est pas un secret. Tu n’es pas le seul à vouloir la mort de se dragon. Quand à être conscient des conséquences, je ne pense pas.

Je me retourne et le regarde, avec un regard à la fois inquiet mais aussi remplit d’une grande tristesse.

-Qu’est ce qui se passera si vous y passer tous ? Notre peuple se retrouvera sans chef et moi je serais seule. A douze c’est impossible, même si vous avez un magicien avec vous. Bien que j’imagine qu’il aura un quatorzième, sinon vous n’auriez pas fait de halte ici dans la Comté qui n’est pas sur le chemin. Je tiens à ce que tu comprennes mon inquiétude, mais aussi le fait que tu n’es pas le seul à avoir beaucoup perdue. Moi aussi je veux me battre pour récupérer ce qui est as nous. J’ai l’impression d’être inutile et j’ai horreur de ça. Je ne peux pas attendre sagement qu’on vienne annoncé la mort de mes fils et de mon frère.




© Méphi.




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Mar 5 Mar - 19:41
Thorin était préparé à tout, sauf à rencontrer sa sœur dans la Comté. La naine avait toujours le don pour le surprendre, et rester imprévisible. Son attitude fut des plus sobres, et des plus posées. En temps normal, le prince aurait probablement pris son interlocutrice dans les bras, et l’aurait étreint avec tout l’amour qu’il ressentait pour elle. L’inquiétude prenait à présent le pas, suivi de près par une certaine colère envers cette démarche. Enfin tel frère telle sœur, ils se ressemblaient énormément et la force de caractère de l’un se retrouvait chez l’autre. Le protecteur reprit rapidement le pas à la fin de la première phrase, pour mettre en exergue les dangers de la route. Bien qu’apte à se défendre toute seule, la princesse des nains devait se montrer prudente, et plus réfléchie par moment ; on comptait autant sur elle que sur lui, même si sa fonction était plus discrète. Un banc proche de la route accueillit rapidement la fratrie, et ils se posèrent dans un silence religieux. La retenue était de mise du côté de la rousse, et il le savait pertinemment. Son caractère était presque aussi explosif que le sien, et il fut étonné de la voir si calme dans ces circonstances. Rapidement, afin d’éviter d’aborder un sujet délicat et avoir une discussion stérile, Thorin préféra clarifier sa position concernant la quête qu’il entreprenait, et indiqua clairement qu’il ne souhaitait aucun reproche ni discussion sur ce sujet. Regardant tous les deux dans le vide, les nains restèrent silencieux un petit moment.

La voix de Dís résonna doucement, et tendrement dans l’air. Un petit sourire amusé s’afficha sur le visage du nain, et il écouta attentivement la réponse de sa sœur. Elle était probablement la seule dont il acceptait les critiques, et les reproches sans perdre son sang-froid. Thorin comprenait la déception de sa sœur, et cette question l’avait taraudé longuement avant qu’il n’arrête une décision. Il était conscient des conséquences, mais son but était louable… Et puis la crainte n’empêchait rien malheureusement, et au contraire, Erebor risquait à tout moment d’être reprise par un autre peuple. Un fait insupportable pour le roi en exil. Leurs regards finirent par se croiser, et le nain perdit toute animosité ou toute colère pour ne garder que la gratitude et l’amour envers sa sœur. Elle s’inquiétait pour lui, et il appréciait cet élan d’affection à sa juste valeur. Dans un geste doux et de tendresse, Thorin posa sa main sur l’épaule de la naine et lui sourit tendrement avant de reprendre la parole. Son ton se fit doux et réconfortant.


_ « Notre peuple t’aura encore toi ma chère sœur. Tu es probablement plus à même de diriger que moi ou tes fils, tu es plus posées et consensuelles lorsque c’est nécessaire. » Il inspira et la regarda tendrement après avoir enlevé sa main de son épaule. « Ecoute Dís. Notre quête n’a pas pour but premier de récupérer Erebor, mais surtout de vérifier que le dragon est encore ou non vivant et garde encore notre royaume. Il vaut mieux que nous soyons les premiers, et dans le pire des cas, nous verrons bien comment cela se passe sur le moment. Tu sais parfaitement que je ne ferais courir aucun risque inutile à tes fils. Je les aime comme si c’était le miens, mais cette aventure ne leur fera pas de mal. Ils sont grands maintenant. »

Thorin marqua une pause, et inspira profondément. Le nain savait parfaitement que ces phrases ne plairaient pas forcément à Dís, même si il en pensait chaque mot. Cette quête partait du principe que le dragon n’était plus, et qu’il fallait prendre de vitesse les éventuels curieux en quête de fortune. Cette décision fut évidemment encouragée par la venue de Gandalf, et certaines de ses révélations. Le magicien avait quelque chose à gagner, mais cela servait aussi le nain d’un autre côté. Il finit par reprendre la parole, son ton toujours très doux et posé.

_ « Pourquoi notre quête serait forcément couronné par la mort de tes proches ? Ne vois pas tout en noir. Nous pourrions aussi réussir, et rendre à notre peuple son foyer et son honneur. Concernant ma décision de ne rien te dire, j’ai longuement hésité sur la marche à suivre… malheureusement, je n’étais pas sûr d’être capable de te refuser une place dans la compagnie, et je ne souhaitais pas te mettre en danger inutilement. Et puis je pensais qu’en me connaissant si bien, tu serais à même de gérer la situation selon mes envies et mes besoins le moment venu. Peut-être me trompais-je ? Ou peut-être souhaitais-je malgré tout que tu nous accompagnes ? »

Thorin soulevait ces questions afin de sonder sa sœur, et sa volonté. Dís serait capable d’aider son frère à prendre une décision, et s’y tenir quelle qu’elle soit. Les choses n’étaient jamais simples, et la naine méritait une place dans cette compagnie… Mais le prince avait besoin de savoir qu’il pourrait compter sur quelqu’un de sûr en cas de danger. Peu de personnes possédaient sa confiance aveugle, et véritable.
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Mar 5 Mar - 20:40





Que fait tu là?








Thorin & Dís

Pendant un moment mes yeux on divagué sur l’horizon. Les yeux bleus comme mon père, comme mon frère et comme Fili. J’avais aussi de mon frère un caractère fort et bien trempé. On pouvait dire qu’ont été pareil, on n’était pas frère et sœur pour rien, on avait bien le même sang dans les veines et les même gènes. Pourtant le fait d’être une femme me rendait plus maternelle et posé que lui. Bien que j’avoue ne pas trouver grands défauts à mon frère, même s’il en a comme tout le monde. J’arrivais toujours à voir le bon côté des choses, la plus part du temps. Car je restais réaliste face aux événements. Difficile de voir du positif dans la mort d’un proche ou lorsque celle-ci était en danger. Mais il était vrai que j’avais tendance à m’amuser d’un rien, je comprenais à présent d’où cela venait chez mes fils, mais c’était bien pire que moi, bien pire. J’eu un soupir, lent et profond comme si j’étais lassée que quelque chose, bien que ce n’était pas le cas. Les yeux posés sur mon frère notre discussion continuait tranquillement, et j’espérais que cela continue ainsi. Il était claire que tout deux on n’avait pas la même vision des choses. Sentir sa main sur mon épaule, eu un effet à la fois rassurant mais aussi de compenser le fait que je voulais le prendre dans mes bras.

-Je suis une femme Thorin !! Le pouvoir ne va pas aux femmes, à croire que tu ne connais pas le système. Je pourrais absolument rien faire, seul toi et les héritiers ont un quel qu’on que pouvoir et une influence. Je sers absolument à rien, et si tu oses me dire le contraire tu as intérêt à me trouver des exemples, dis-je avec un rire nerveux.

Il fallait dire que même si c’était possible l’idée de régner ne me plaisais gère, j’étais du genre à me remettre souvent en question, pas sûre que cela le mieux pour un dirigeant. Mon regard baissa, se posant sur mes mains.

- Le souci n’est pas qu’ils soient grands. Tu es bien adulte et indépendant cela m’empêche pas de m’inquiéter pour toi. Je refuse l’idée de me retrouver seule, je vie déjà mal la solitude depuis que notre famille a été presque détruite. Sans vous trois, je n’aurais plus de place nulle part et plus personne.

Une boule se formait dans ma gorge, et ma voix s’est serrée. J’avais tellement de mal à les imaginés en mauvaise posture ou mort, j’en avais mal au cœur rien que d’y penser. Je voulais juste être auprès de ma famille, des miens, c’est tout ce que je demandais, c’est tout ce que j’avais besoin.

-Je voie tout en noir car cela a toujours ainsi. Notre famille est suivit par le malheur, à croire que le Créateur nous a maudit. C’est pourtant une réalité que vous y rester tous, je garde les pieds sur terre je ne me fait pas de faux espoirs. Cela m’a bien plus blessé que tu me dises rien que de pas venir dans sens. Mais quoi qu’il en soit je ferais ce que tu veut.



© Méphi.



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Mer 6 Mar - 12:49
Rencontrer sa sœur en ce lieu fut une véritable surprise pour le nain. Dís était aussi aventureuse, et fantasque que ses fils, et presque autant qu’avait pu l’être Thorin durant l’enfance. La seule différence portait sur le fait que le nain avait changé avec le temps, les épreuves et les difficultés ; la naine avait su préserver un part d’innocence. Enfin c’est ainsi que le prince voyait la chose. La présence de sa confidente lui faisait du bien, et l’encourageait à poursuivre sa quête. Il se sentait galvaniser par le soutien des membres de son peuple, et de sa propre famille tant de sang que de cœur. Posant une main sur l’épaule de son interlocutrice pour la réconforter de sa présence, il prit la parole et exposa son point de vue. Elle ne pouvait pas être reine, ce n’était pas la coutume et l’usage. Mais le guerrier pensait que Dís minimisait son importance, et son rang au sein de leur peuple. Ou peut-être était-ce lui qui se berçait d’illusion concernant cette question. Ne souhaitant pas se disputer avec elle, il préféra ignorer sa dernière phrase et suivre son conseil de ne pas épiloguer sur ce sujet ; d’autres plus importants attendaient d’être réglés. De toute manière, si elle avait fait le trajet jusqu’à la comté et seule, c’était pour une raison bien particulière et quoi qu’elle dise, elle espérait probablement qu’il la laisse rejoindre la compagnie. Cette perspective était tentante, mais difficile à mettre en place. Il comprenait ses peurs, et ses inquiétudes, puisqu’il avait les mêmes qui lui étreignait le cœur quand il passait à sa famille. Et pourtant, cela signifiait-il qu’ils devaient tous restés chez eux, et ne rien tenter pour se protéger d’une probable malchance ou d’un hypothétique acharnement divin.

Si l’exil d’Erebor avait appris une chose à Thorin, c’était que la chance ou la malchance étaient crées par les heureux ou malheureux bénéficiaires, et rien d’autres. Les Dieux pouvaient intervenir, et apporter soutien, réconfort ou aide mais ils ne prenaient pas les décisions et ne désignaient pas la route. Un conseil pouvait être suivi ou non. Le donner était de la responsabilité du sage, mais le suivre celle du pauvre bougre l’ignorant ou le suivant. Pourquoi n’avait-il pas prévenu sa sœur de cette quête ? C’était simple, mais il ne le dirait sûrement pas. Gandalf l’avait poussé dans ce sens, peut-être pensait-il qu’elle détournerait les guerriers de leur mission. Bien que totalement apte à combattre, Kili, Fili et lui-même resteraient très protecteur à son égard, et risquaient de prendre des risques inconsidérés pour lui venir en aide… Là où ils auraient à contre cœur laissé un autre membre de la compagnie derrière. Mais encore une fois, tout comme cette quête, tout n’était qu’hypothèse et supposition. Au contraire, Dís pourrait se révéler être un moteur pour le groupe, et l’aider dans les moments les plus noires. Sur quelle éventualité, devait-il parier ? Ce point ne pouvait être décidé ou clarifié que par lui-même, il ne souhaitait pas y impliquer ses neveux. D’où le fait qu’il discutait sur ce banc, au bord de la route. Expirant lourdement, Thorin regarda sa sœur.


_ « Je te comprends parfaitement chère sœur. J’aurais probablement agi comme toi si nos rôles avaient été inversés. Contrairement à toi, je ne crois pas à une malédiction ou à autre chose de ce genre. Le dragon nous a attaqué parce que notre grand-père était devenu avide, et fou. Nous l’avons tous vu, père, toi et même moi mais nous avons laissé faire et causer notre perte. Il n’y a aucune malédiction là dedans. L’avidité de notre peuple n’est un secret pour personne. Et pourtant, durant ces dernières années, j’ai vu notre peuple se rapprocher et acquérir une sorte d’altruisme dont on le pensait incapable. » Il marqua une pause et continua. « Mais cette avidité et cette opiniâtreté font parti de notre force. Alors je t’en prie, ne pense plus à un quelconque mauvais œil ou alors tu as intérêt à me fournir des exemples tangibles, et non des fables ayant traversées les âges. »

Thorin sourit doucement. C’était à son tour de mettre Dís au défi de le contredire. Pour le moment, il éludait soigneusement la question de sa participation ou non à cette quête. Son esprit était partagé, et torturé par cette question. Le nain savait que sa décision serait acceptée, et peu discutée. Tout le monde connaissait les compétences martiales de la naine. Le problème était son influence sur le groupe. Quoi qu’elle apporterait sûrement un peu plus de diplomatie et de tact. Sur ce point, le prince avait encore beaucoup à apprendre de son interlocutrice. Elle arrondissait souvent les angles, et se montrait plus ouverte que lui. Fonceur et provocateur le définissaient plutôt bien ces dernières années. La cupidité des autres peuples l’énervaient encore, et surtout le fait qu’aucun d’entre eux ne leur propose de l’aide pour reprendre leur royaume… même contre une part du trésor. Thorin aurait sûrement un peu plus de respect pour eux, et leur en voudrait sûrement moins si c’était le cas. Peut-être s’était-il mis tout seul dans cette situation d’isolation et de solitude. Il était trop tard pour revenir sur le passé. Avec une expression douce et fraternelle sur le visage, le nain cogna doucement son épaule contre celle de Dís et reprit la parole.

_ « Sincèrement, vu que tu es plus douée que moi pour voir les choses objectivement. Que penses-tu que ta présence fera sur le groupe ? Sera-t-elle bénéfique, ou nous amènerait-elle tes fils et moi-même à prendre des risques inconsidérés en cas de danger sur ta personne ? Je dois l’avouer ta présence m’apaiser, même si ton inquiétude m’énerve parfois. Je ne suis plus un enfant, bien que parfois je fasse encore quelques caprices. » Il sourit à cette concession, et reprit plus calmement en se collant à elle. « Que ferais-tu à ma place ? M’emmènerais-tu avec toi ? Ou me confierais-tu une autre mission ? »

En prononçant cette dernière question, Thorin se souvint de sa précédente rencontre et entrevit une possibilité pour Dís d’aider son peuple, et d’assurer la sécurité de sa famille. Enfin pour le moment, c’était sa réponse qu’il attendait afin de se faire une idée plus précise. Ou alors peut-être attendait-il de la convaincre avant de lui donner son propre avis. L’arrivée de sa sœur remettait en cause certaines de ses décisions, et le mettait dans une position délicate face à la marche à suivre, et à l’aide que pourrait apporter la naine. Il avait été fou de croire qu’elle resterait à l’abri de leur demeure, en attendant le retour de sa famille à ses côtés.
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Mer 6 Mar - 20:24





Que fait tu là?








Thorin & Dís

Le jour où je m’étais lever, sans trouvé Thorin mes fils et même Dwalin, j’avais bien compris qu’ils étaient partis. Partie pour Erebor, suivant mon frère et son obsession. On pouvait presque dire que chez lui c’était maladif. Je n’avais pas vraiment eu de réaction ce jour-là, mais je crois que j’ai eu la grosse douleur de ma vie avec le jour où on m’a annoncé la mort de mon mari et de ma famille. C’était comme si j’avais reçu quelque chose de lourd, un coup de poing en plein dans le visage. Je suis du genre à encaisser et à prendre sur moi lors de ses situations. Je n’avais pas peur d’exprimer mes émotions, mais quand celle-ci était très forte j’avais tendance à tout gardé. Je me souviens lorsqu’on a quitté Erebor, j’ai été des jours sans rien dire et avoir un regard vague. Comme si j’étais dans un état second. J’avais aussi tendance à jamais sortir ses émotions et les laisser ruminer pendant des années avant qu’elles ne disparaissent. C’était risquer j’avoue, c’était jouer avec ma santé mentale et ma capacité à résister à la dépression, mais j’étais ainsi. La seule chose qui me faisait craquer était la colère et la solitude, quand je ne supportais plus le fait d’être seule et isoler. Généralement ce n’est pas beau à voir.

Mais là j’étais auprès de mon frère. J’avais réussi, j’avais réussi à le retrouvé et pouvoir l’avoir auprès de moi. Pour l’instant c’est tout ce qui comptait pour l’instant (même si je ne pouvais m’empêcher de penser à mes fils). J’avais presque oublié la raison pour laquelle on se trouvait là. J’aurais aimé resté des heures ainsi. Il fallait pourtant resté réaliste. Notre discussion me ramenait à la réalité, c’était dur, et cela serait encore plus dure de le quitté après l’avoir retrouvé.


-Notre grand-père avait certes l’esprit déviant, mais il n’est pas allé cherche le dragon. Et comme tu l’as dit l’avidité fait partie de nous et cela amène rarement des bonnes choses. Il nous faut changer, apprendre de nos erreurs et ne pas les recommencer. Notre peuple est bien plus noble et bon que le pense les autres, mais on ne peut pas dire qu’on le prouve aussi. Cela vient de quelque part tu ne vas pas dire le contraire ?

La discussion était à la fois nécessaire pour mettre les choses à plats, mais aussi assez étrange. Coller à lui, je pose ma tête sur son épaule.

-En toute honnêteté je ne sais pas. Je pourrais certes vous mettre en danger pour rien mais y’a aussi l’inverse, je serais capable de donné ma vie pour vos protéger. Fait ce que tu veux, dit moi ce que tu veux, je n’irais pas à l’encontre de ta décision. Je te demande simplement de revenir vivant, ainsi que mes fils.




© Méphi.


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Jeu 7 Mar - 11:13
Maintenant, les Dieux entraient dans la conversation, et surtout leur influence sur la vie des pauvres bougres foulant la Terre du Milieu. Cela faisait bien des années, qu’un Dieu ni être supérieur n’avait mis le pied pour vivre parmi les différents peuples. Dίs était plus spirituelle que son frère, Thorin préférait croire en la bonne étoile et le courage de chacun, même si il ne niait pas une certaine influence du Destin. Chacun avait ses croyances, et respectait celles de l’autre. Le prince pensait plutôt que la chute d’Erebor était prévisible, et que c’est l’inaction de sa famille qui avait engendré cette calamité. En effet, un dragon est attiré par l’or aussi sûrement que les nains ; sur ce point, l’animal leur ressemblait beaucoup. L’avidité de leur grand-père avait tourné à l’obsession, puis à la folie. L’Arkenstone n’avait rien arrangé à cela. Et pourtant, ils étaient tous restés là à observer sa déchéance, tout en espérant le voir revenir à la raison. Ils auraient pu épiloguer longuement sur la malchance et le mauvais œil sans jamais être d’accord. Les nains étaient têtus, et obstinés par nature et les deux interlocuteurs en étaient de fiers représentants. Le malheur avait apporté de bonnes choses à leur peuple, même si ces dernières étaient dérisoire comparées à leur pertes premières. Les nains des Montagnes Bleues étaient plus ouvert, et probablement moins avare que celui d’Erebor. Apprendre de nos erreurs, c’était bien l’intention du nain mais pour le moment, la reconquête du royaume sous la montagne était sa priorité. Une fois en place, en tant que roi, il ferait les ajustements qui s’imposent, et prendraient les bonnes décisions. C’est ce qu’il souhaitait, ce qu’il désirait et surtout ce qu’il espérait réaliser de son vivant.

Et voilà qu’on remettait encore une fois la faute sur le peuple nain. L’histoire jouait en la faveur de l’isolation de ce peuple. Après tout, si on en croyait les contes et légendes, ils n’avaient pas été créés par le Dieu unique, mais par l’une de ses créations ; de tout temps, ils avaient été isolés et on avait peu souvent fait appel à leur aide, sauf en cas de dernier recours. Comme une carte de la dernière chance dans un jeu. Toujours à contre cœur. Enfin c’est l’impression qu’avait Thorin, et ce qu’il retenait de l’histoire des peuples des Terres du Milieu. Sa science de l’histoire était sommaire, et n’avait finalement que peu d’intérêt pour lui à cet instant. Peut-être se trompait-il lourdement, et interprétait-il les choses pour leur donner l’aspect qu’il souhaitait. Il était conscient de sa haine, et du fait qu’elle le rongeait depuis des années. C’est pour cela qu’il faisait cette quête, et qu’il la faisait avec des nains uniquement. Après tout, les hommes et les elfes couraient allégrement rapidement au secours l’un de l’autre. Mais pour les nains, personne ne leur tendait la main ou ne leur proposait de l’aide. SI un dragon avait pris Minas Tirith, Edoras, Rivendell ou la Lórien, le prince était persuadé que les elfes et les hommes se seraient unis pour l’en faire partir et récupérer leurs biens. Les nains n’auraient été appelés que si la situation ne tournait pas à leurs avantages. Les nains devaient changer, mais ils n’étaient pas les seuls dans ce cas. Après ces pensées, Thorin reprit la parole pour répondre à sa sœur.


_ « Oh certes nous pourrions nous montrer plus altruiste, et apporter notre aide. Mais dis-moi Dίs, quel peuple a fait l’effort de nous connaître ? Ou a tenté de voir qui nous étions vraiment ? Les elfes et les hommes ont des alliances, et une longue histoire commune. Nous sommes toujours derrière, et relayé aux derniers plans. » Il inspira profondément pour se calmer, sentant la colère monter en lui. « Tu préfèrerais que j’aille demander audience auprès des autres peuples, et marchander de l’aide pour reprendre Erebor. C’est notre royaume. Mais je peux te promettre qu’une fois notre royaume reconquis, j’œuvrerais pour changer l’image de notre peuple. Bien que j’aurais besoin de toi pour cela, de ton soutien et de tes conseils. Et fait moi une promesse Dίs. Si la folie de notre grand-père me prend, et m’étreint le cœur, essayes de me raisonner mais si tu n’y arrives pas, ne laisse pas le malheur s’abattre une fois de plus sur notre peuple. Il mérite mieux qu’un souverain les conduisant à leur perte. »

Se rapprochant de sa sœur, Thorin lui parla directement et sans détour. Que ferait-elle à sa place ? Son idée était plus ou moins faite, mais elle pouvait être infléchie pour le moment. Et sa sœur était probablement la seule capable de ce miracle. Car pour tout autre, le prince était une véritable tête de mule. Et personne n’osait le contredire quand une décision était prise, bien qu’il laisse toujours le choix de l’accompagner ou non. Une fois l’objectif fixé, il s’y tenait envers et contre tous si nécessaire. Il était ainsi, c’était sa force et sa faiblesse. Inspirant profondément, et posant légèrement sa tête sur celle de sa sœur pendant quelques instants, Thorin réfléchit longuement à la situation. Dίs avait d’autres compétences que les siennes, et les plus remarquables n’étaient pas sur le champ de bataille. Se redressant, le nain plongea les yeux dans ceux de sa sœur et reprit la parole.

_ « La facilité serait de t’emmener, et de voir ce qui se produirait. Voir si ta théorie du mauvais œil serait plus forte que ma théorie du chacun est responsable de son malheur. Malheureusement, je vais refuser ta proposition de nous accompagner, sans pour autant te laisser à l’écart de cette quête. Je tiens juste à préciser, qu’il existe une possibilité que d’autres nous rejoignent au cours de l’aventure, par nécessité ou juste par hasard. N’en sois pas vexée pour autant. Tu as ta place dans cette compagnie autant que n’importe qui. Cependant, j’aurais besoin pour autres choses, qui pourraient s’avérer plus utile et vital. » Marquant un temps de pause afin d’avoir toute l’attention de sa sœur, il finit par reprendre. « Je vais suivre ton conseil, et me montrer prudent pendant la quête. Mais je vais surtout tenter d’être optimiste, et prévoir la situation une fois Erebor reconquis. J’ai déjà demandé à une musicienne avec un talent spécial, une naine nommée Freya, de partir dans les Montagnes Bleues, et de préparer notre peuple. Elle ne doit rien leur dire sur mes intentions, juste leur demander de se tenir prêt à venir défendre leur roi quand j’en aurais besoin. J’aimerais que tu l’aides dans cette tâche, tes paroles auront autant de poids que sa magie. Je ne veux forcer personne, juste les encourager à m’apporter leur aide le moment venu. »

Observant attentivement sa sœur, Thorin resta un long moment silencieux. Et pourtant, Dίs serait à même de comprendre qu’il cherchait à dire quelque chose d’autres, une idée difficile à admettre pour lui. Mais afin de prouver à la naine que son peuple pouvait changer même à l’intérieur d’Erebor, il devait montrer l’exemple et changer le premier. Son regard se fit dur, et son ton laissait clairement entendre que sa future demande lui coutait, et le répugnait au plus haut point.

_ « J’aimerais aussi que tu tentes de calmer les ardeurs des autres peuples, et les empêcher nous attaquer quand nous aurons repris Erebor. Si le dragon est encore là, nous serons épuisés et exténué. Mais sil n’y est plus, nous ne ferons pas le poids à treize contre une armée. Car n’en doute pas ma sœur, ceux qui regardent Erebor de près attendant de vérifier la mort du Dragon, n’hésiterons pas à venir nous piller le moment venu. L’avidité n’est pas présente que chez les nains malheureusement, et tout le monde y succombe un jour. Je sais que tu as des amis un peu partout, et même chez ceux que j’abhorre le plus. » Geste inutile ou non, il prévint à toute tentative de réponse ou de contradiction avant de continuer. « Tu es meilleure que moi, et tu arrives probablement à mieux pardonner que moi. Je ne t’en veux pas, et ne te critiques pas même si je n’aime pas ça. Mais peut-être cela pourrait-il s’avérer utile. Seulement la chose est délicate, personne ne doit savoir que nous marchons vers Erebor. Tu devras agir aux derniers moments, et peut-être qu’avec un peu de chance, tu n’en auras pas le temps. Et même si tu n'arrives pas à les empêcher de venir tenter de voler notre or, et de piller notre royaume, cela laissera suffisamment de temps à notre peuple d'arriver. »

Discours très contradictoire, mais le nain préférait affronter les autres peuples, et démontrer la force des nains plutôt que d’avoir l’impression de supplier. Au moins, cela aiderait sa sœur à mieux accepter la situation, et elle aurait l’impression de se rendre utile… Même si c’était déjà le cas depuis des années. Mais si combat, il devait y avoir. Il préférait mourir que de laisser les elfes ou les hommes mettre la main sur le trésor d’Erebor ; ce dernier appartenait aux nains sous la montagne, et retournerait dans leur main.
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Jeu 7 Mar - 14:01





Que fait tu là?








Thorin & Dís

Bien qu’on se comprenait et qu’il y avait un lien fort entre nous deux, parfois j’avais l’impression qu’il prenait mal ce que je lui conseillais, expliquait ou même disait. Il pouvait remuer ça dans tous les sens, je n’avais pas totalement tort, il y avait de la vérité dans ce que je disais. Sa manie de se buter dans l’idée qu’il avait raison ou que ses idées était les meilleurs. C’était ce côté buté du nain qui l’avait mené à être envahit par tant de haine. On avait tous des défauts, sans exception, et même si j’ai toujours été à minimiser ses choses-là, il est vrai que le plus grand défaut de mon frère était le manque de sagesse. Parfois, j’avais la sensation de ne pas avoir ma place chez les nains, d’être différentes, trop différentes de mon peuple. Je suis pourtant très fière de mes origines et d’appartenir à ce grand peuple, mais parfois j’avais l’impression de ne pas suivre ou d’avoir une réflexion non spécifique de notre peuple. C’était simplement la différence que j’avais avec mon frère : j’avais cette sagesse. Je savais faire preuve d’humilité, réfléchir, me remettre en question et accepter les choses. A croire que c’est une chose pas très rependue chez les nains, pourtant nous sommes loin d’être stupide.

-Tu oublie les Noldor mon frère. Depuis que notre peuple existe nous avons une amitié et fraternité unique avec eux. Certes la plus part son à Valinor, mais ce n’est pas une raison pour oublier le lien spéciale entre nos deux peuples. A t’écouter c’est une honte de demander de l’aide, ou rien que de pensé qu’on ne peut se débrouiller seul. Tu as ma promesse, je ferais ce que je peux. Ne t’en fait pas si je voie que tu dévie je te raisonnerais à coup de masse, dis-je en riant.

C’était dit sur le ton de l’humour, mais dans un sens j’étais sérieuse. Je comptais bien faire en sorte qu’il ne devienne pas comme lui, quitte à le résonner de façon plus directe. Je ferais tout pour que cela ne lui arrive pas. Lui apporter de l’aide le moment venu, je comprenais très bien ce qu’il voulait dire. Défendre notre royaume face aux autres peuple qui voudrait s’emparé de sa richesse. Qu’est-ce qu’était quelle que pièces d’or ou des pierres précieuses face à un royaume reconquit et une maison retrouvé ?? Je préférais largement avoir la montagne que ce qu’il y a dedans. Je me redresse et le lève du banc pour lui faire face.

-Je pourrais faire l’un ou l’autre mais pas les deux. Car l’un demande ma présence aux Montagnes Bleues et l’autre de voyager en Terre du Milieu. Je sais cependant que je pourrais trouver du soutien et de la compréhension en Lorien, car oui tu à beau détester les elfes Dame Galadriel a toujours eu de la sympathie pour les nôtres. J’imagine qu’à présent nos chemin vont de nouveau se diviser.



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Sam 9 Mar - 11:06
Afin de clarifier certains points, Thorin aborda une dernière fois la question de l’isolation des nains, et de leurs relations avec les autres peuples. De toute manière, sa sœur et lui n’avaient jamais été d’accord sur leur vision à ce sujet. Ce n’est pas une discussion sur un banc qui allait changer les choses. La rancœur du nain était encore trop grande, et pardonner était encore trop dur à l’heure actuelle. Peut-être cette aventure le réconcilierait avec son passé, et lui permettrait d’avancer sans le ressasser sans cesse. Cette pensée resterait pour l’instant du domaine du privé, il préférait éviter de confesser cela à sa sœur, afin de ne pas lui donner de faux espoirs pour l’avenir. Se rapprochant l’un de l’autre dans un moment de complicité, le frère et la sœur abordèrent le sujet de la présence de la naine dans la compagnie. Cette question taraudait le prince, et il avait espéré qu’elle ne le rattraperait pas une fois en route pour Erebor. La fuite. Ce n’était pas très glorieux, mais c’est ce qu’il avait trouvé à ce moment-là plutôt que de parler à Dís, et lui révéler ses plans ainsi que ses intentions. De toute manière, ils se connaissaient trop bien pour qu’il puisse espérer que son absence passe inaperçue, et que son objectif ne soit pas deviné par l’intéressée. Enfin pour le moment, la naine était à ses côtés et l’idée de Thorin était faite quant à sa présence. Cependant, pour ne pas l’exclure, le prince lui confia une autre mission. La même qu’il avait confié à Freya. Une part de son plan que le magicien ne connaîtrait pas. Une fois à Erebor, ce dernier ne pourrait le manipuler à accepter l’aide d’un peuple bien précis, ou de se montrer magnanime. Il préférait que cela reste sa décision propre et personnelle.

Et pourtant, autre chose tournait dans l’esprit du nain. La volonté de montrer à sa sœur qu’il pouvait essayer de changer, et surtout lui permettre d’être vraiment utile à sa manière. Les autres peuples. Dís était bien capable de les convaincre de l’aider, ou de les laisser agir librement. La réponse de la naine fut sensée et évidente. Même si elle se trompait sur les sentiments du nain. Les elfes n’étaient pas ses ennemis dans l’ensemble, au mieux, il se défiait d’eux et ne leur accordait aucun crédit. Sa haine était principalement dirigée vers Thranduil, et son peuple. Ceux qui avaient laissé les nains seuls au moment critique. Même si les autres peuples auraient pu leur apporter un peu d’aide. Certes, Thrór était devenu fou mais ce n’était pas une raison pour condamner tout un peuple pour autant… Quoi qu’en y réfléchissant, c’était un peu ce qu’il faisait. Sa fierté l’avait-elle amené à ignorer ou repousser involontairement toute l’aide qu’on aurait pu leur apporter. Pour la première fois, et grâce à Dís, il se posait des questions sur son attitude. Enfin il était trop tard pour revenir en arrière, et cette quête devait être menée par les nains. De toute manière, le nain était persuadé que si l’on apprenait l’objet de sa quête, on tenterait de le dissuader de courir à sa ruine… Un peu comme sa sœur le pensait. Et pourtant, le guerrier ne pouvait rester inactif, tous comme les autres nains de la compagnie. Soupirant lourdement, il se tourna vers sa sœur et la fixa un moment avant de répondre.


_ « Tu te méprends sur mes sentiments chère sœur. Certes je ne porte pas les elfes dans mon cœur, mais je préfère nettement éviter de les côtoyer et de leur devoir quelque chose. Je sais pertinemment que je les condamne pour la lâcheté d’un seul mais les choses sont ainsi. Dame Galadriel porte notre peuple en sympathie, mais aucun geste n’a été fait à notre égard. Des paroles sans actes ne restent que du vent. Voici ce que je pense. Enfin nous pouvons discuter longtemps de cela, nous ne trouverons jamais un terrain d’entente. Nous sommes aussi têtus et obstinés l’un que l’autre. »

Thorin marqua une petite pause. Et pourtant, Dís comprendrait sûrement qu’il n’avait pas fini. Il réfléchissait un peu à quel choix mettre en avant. Devait-il n’écouter que sa haine ? Ou devait-il faire confiance à sa sœur ? Sa haine était-elle bien diriger, et n’avait-il pas lui-même éloigné l’aide des autres peuples ? Enfin le nain savait qu’il n’était pas totalement dans son tort, mais devait bien reconnaître que son attitude n’aidait en rien. Il était trop fier pour le reconnaître pour l’instant, ou même pour se l’avouer honnêtement. Respirant lourdement, le prince finit par reprendre la parole en fixant sa sœur.

_ « Ecoute je vais te faire confiance. Choisis ce qui te semble le mieux pour notre peuple, et ne me dis rien concernant ta décision. De cette manière, je ne m’inquièterais pas. Tâche juste de ne pas regretter ton choix lorsque nous arriverons à Erebor. » Se levant du banc et posant une main sur l’épaule de la nain, il continua. « Je te fais confiance, et je sais que tu prendras la bonne décision. Meilleure que celle que je pourrais prendre, car ta raison seul dictera ton choix alors que pour ma part, la haine risque d’obscurcir mon jugement. »

Thorin hocha la tête solennellement. C’était la seule concession qu’il était prêt à faire à sa sœur pour le moment. Cela restait malgré tout très dur de se remettre en question, et de se demander si les décisions qu’on avait prise en toute bonne foi n’avaient été influencées par des éléments extérieurs. Et puis ne pas savoir quel choix sa sœur ferait l’empêcherait de trop réfléchir à la situation, et lui permettrait de voir s’il pouvait changer pour le cas où elle obtiendrait l’aide d’autres peuples. Il se doutait que les préférences de la naine pencheraient vers cette solution, mais elle souhaitait aussi faire plaisir à son frère. Le dilemme était dur, et probablement cruel pour la naine. Il conclut alors tout simplement.

_ « Tu as ma parole que je n’aurais point de ressentiment, ou de colère envers toi quelle que soit ta décision, et quel que soit l’issu de ma quête. Je te fais confiance, et j’assumerais les conséquences de cela. Alors décide en ton âme et conscience chère sœur. » Debout devant sa sœur, Thorin déposa un baiser sur son front et lui sourit chaleureusement. « Effectivement, je pense que nos routes se séparent à présent. Je transmettrais tes encouragements à tes fils si tu le souhaites. Aurais-tu un message à leur transmettre ? Peut-être souhaiterais-tu les voir pour le faire toi-même ? »
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