Danger | Pv Dwalin

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Lun 25 Fév - 14:59






Freya & Dwalin
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Quand on a 135 ans et des poussières, l'on pourrait se dire que le temps a été long, qu'il a effacé beaucoup de choses. Ce serait une erreur ; le temps n'efface rien, il est comme du sable qui polirait un beau bois. Il lisse la surface mais ne retire jamais ce qui est à l'intérieur. Freya était assise, pensive, devant son feu de camp. Elle s'était installée ici depuis son départ des villes, cherchant avec une volonté farouche ceux des siens qui voudraient se joindre à elle pour aider son seigneur dans sa quête. Elle avait soif de voir les siens, ses amis, ceux qui avaient survécu. La naine tentait de ne plus se souvenir, de faire jour après jour, et bien qu'elle fut tout le temps optimiste, un sourire sur les lèvres, le poing levé en signe de volonté, il lui arrivait aussi d'avoir ses petits coup de fatigue. Elle profitait d'être seule pour souffler, pour faire le point.

Elle se mit à réparer les cordes d'une petite harpe qui s'était cassée. Travailler de ses mains, surtout sur un instrument de musique, l'aidait à vider son esprit et à se concentrer sur ses sentiments. Elle n'aimait pas faire de l'introspection, elle avait parfois peur de ce qu'elle y trouverait. Ses mains vives faisaient aller et venir le fil cassé, le retirèrent et le remplacèrent, avec une facilité qui était née de l'expérience. Mais en attendant, son esprit était ailleurs ; elle songeait à ce qu'elle avait perdu, à ses regrets. Sa famille, ses amis ... Mais elle secoua la tête pour se reprendre : il fallait se concentrer sur ceux vivants. Et cette pensée la mena à quelque chose qu'elle ne désirait pas : songer à Thorin. Son roi était son roi, et dans sa tête, elle s'était toujours efforcée de le voir comme son prince. Sauf que des fois, la petite voix du coeur tabassait celle de la pensée et prenait les commandes, et elle ressentait cet élan, cette obsession de se trouver près de lui. Dans son ombre, peu lui importait, tant qu'elle pouvait être avec lui. Elle aimait profondément son prince, peut-être plus que ne l'aurait dû une simple sujette ; c'était des émotions qu'elle repoussait depuis des année, en mettant les mots « folie de jeunesse » & « amourette passagère » sur le paquet, sans voir que c'était le gros lot. Oui, la naine se faisait des illusions. Elle inspira pour retrouver son calme ; elle aviserait. Si cela était, peut-être avait-il déjà une fiancée, ou une amie, des amantes ...

« Hop là, on va s'arrêter là pour ce soir. »

Ce simple murmure, entendre sa propre voix la calma ; elle reposa son instrument à ses pieds et hésita. Elle avait envie de se défouler un bon coup ; chanter, jouer, mais cela n'était pas prudent, en pleine plaine. Elle avait déjà allumé un feu presque à contre coeur, mais la neige aux alentours et le froid hivernal l'avaient laissé surprise ; elle ne désirait pas mourir gelée. Elle soupira et se mit à chanter mais à voix basse, pendant qu'un lapin rôtissait sur une branche, des gouttes de graisses pétillant dans le feu, laissant se propager une bonne odeur de cuisson. La naine avait faim, mais ses pensées étaient encore embrumées et elle se leva pour se dégourdir les jambes. C'est en reprenant pied dans la réalité qu'elle entendit quelque chose. Comme un bruit de pas ; la neige n'était pas faite pour ceux aux pas lourds.

« Qui est là ? » grogna t-elle, la main sur son ocarina d'os.

Oui, pour une naine, c'était peut-être étrange de prendre un instrument avant sa hache. Mais, premièrement, il fallait qu'elle rachète une arme, la sienne ayant déjà servi et étant quasiment émoussée ; secondement, la naine possédait un art secret et familial, qui la rendait bien plus terrible qu'un adversaire ordinaire. Mais elle laisserait l'adversaire s'en rendre compte, si c'était un ennemi ...


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Mar 26 Fév - 1:07

Danger
feat Freya




Depuis les tragiques évènements ayant eu lieu en Erebor, nombre des nôtres avaient trouvé refuge dans les Montagnes Bleues, ou Thorin avait offert un nouveau royaume a notre communauté, un nouveau départ après cette calamité qui nous est tombée dessus, renforcée par l’échec de la reprise de la Moria, soldée par tant de morts. La plupart avaient repris l'activité qu'ils exerçaient avant notre exil, mineurs, artisans, et j'en passe. Pour ma part, contrairement a Balin, mon frère, je garde depuis tout ce temps ma hache a portée de main, endroit le plus pratique pour contrer une hypothétique nouvelle attaque. Attaque venant de l'extérieur ou de l'intérieur d'ailleurs, car, quand vous avez la charge d'apprendre a deux têtes de bois telles que les neveux de Thorin le maniement des armes, cela peut vite dégénérer. Non pas qu'ils ne s'appliquent pas, mais être sérieux dans ce qu'ils font est quelque chose de parfaitement inconnu pour eux.

Pour ceux qui se demanderaient ce qu'un nain des Montagnes Bleues - du moins, son lieu de vie temporaire depuis plus d'un siècle - peut bien faire si loin a l'est, sur les flancs des Monts Brumeux, je ferai court. La ou Thorin, héritier du trône d'Erebor, m'envoie, je vais. Et il se trouve que pour le voyage qui nous attends jusqu’à notre terre natale - bien que nous ne connaissons pas encore avec exactitude la nature exacte du trajet que nous parcourerons - cela était a voir par Thorin, parti rejoindre une réunion des nôtres quelques jours avant mon propre départ, nous savions sans équivoque que les Monts Brumeux étaient un point inévitable. Je suppose cependant que notre souverain en exil évitera soigneusement de nous faire travers les terres elfiques des bois de Fondcombe, en effet, l'animosité de Thorin envers ces oreilles pointues est connue de tous parmi les nôtres, et, pour ma part, je suis enclin a être d'accord avec lui sur ce sujet. Les elfes et leur soit disant supériorité, mais les elfes qui se cachent dans leur foret quand les races qu'ils considèrent "inférieures" nécessitent leur aide.

Tandis que je poursuis mon chemin dans la neige couvrant les monts, tentant de me dégager un passage dans les 50cm de poudreuse dans lesquels j'évolue par moment - mon manteau trainant derrière moi la majeure partie du trajet -, je m'arrête soudainement, écoutant les alentours. Effectivement, l'écho de la montagne me renvoie des notes légères qui me paraissent rapidement familières. M'approchant de la source de ce bruit, qui se tut d'ailleurs a mi chemin, j'entends une voix plus que familière appeler. J'aurai cru l'une de mes protégées plus maligne que cela, mais cela fait trop longtemps que je ne l'ai croisée, si il s'agit bien d'elle...D'accord, il ne peut s'agir que d'elle, quelle coïncidence surprenante de se retrouver ainsi dans un endroit ou aucun de nous ne devrait se trouver.

"Freya?"

Je me rapproche davantage encore, apercevant rapidement la naine, la main sur son instrument. J'avoue ne pas vouloir tester de lui servir de cible quand elle attaque de cette manière. Je reste immobile a deux mètres d'elle a peine, je ne m'étais vraiment pas attendu a la croiser, et la revoir me trouble suffisamment pour ne pas savoir comment réagir devant elle. D'ailleurs, depuis toutes ces années, qui me dit qu'elle se souvienne encore de moi? Ou pire, qu'elle ne se soit pas retournée contre ceux de notre race, comme certains - opportunistes de la richesse que peuvent leur apporter les hommes - n'hésitent pas a faire?

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Mar 26 Fév - 11:21






Freya & Dwalin
© Never-Utopia




Freya était immobile, l'ocarina à ses lèvres. La silhouette qui s'approchait n'était pas humaine, mais même un nain pouvait à présent représenter un danger. Le vent la fouettait, mais elle n'y prenait pas garde, prête à bondir, la hache à la main, si sa musique ne marchait pas. Mais elle fronça les sourcils, celle silhouette sombre lui rappelait quelque chose. Elle le vit s'approcher - car il s'agissait bien d'un nain - ; savait-il qu'elle représentait un danger ? Personne ne l'aurait ignoré dans sa posture, mais tout de même ... Alors la voix retentit ; son prénom. Elle plissa les yeux ; qui était-il pour la connaître ? Elle se redressa, fit craquer ses épaules, et inspira un grand coup, puis s'approcha de quelques pas, l'ocarina toujours dans sa main au cas où. Mais son esprit avait reconnu ; ça ne pouvait pas être possible. Pourquoi Dwalin serait-il là ? Mais en s'approchant, c'était bien ce bon vieux Dwalin. Elle sourit, d'un large sourire joyeux ; cela faisait des années qu'elle ne l'avait pas vu et sa vue était toujours une joie. Freya était ravie !

« Dwalin ! » rugit-elle, et elle se lança vers lui, se balança à son cou, dans un élan de joie pas franchement contrôlée.

Il était d'usage, certes, que les nains qui ne s'étaient longuement vu s'offrent un bon coup de tête, mais Freya voulait d'abord le serrer dans ses bras. Elle resta là un moment, à renifler cette odeur de cuir, de fourrure, de froid qu'il portait. Puis elle le lâcha et lui sourit, avant de lui donner ledit coup de boule traditionnel, dans un bruit de rochers qui se croisent. Elle éclata de rire ; elle n'arrivait pas à contrôler sa joie de voir son vieil ami.

« Vieux bougre ! Cela fait si longtemps ! Je suis heureuse de te voir ! Mais que fais-tu là ? »
s'écria t-elle, tout à son bonheur de le voir, laissant sa curiosité s'épancher enfin. La naine se recula de quelques pas, et observa autour d'eux ; elle avait cru entendre du bruit. Il était vrai qu'elle n'était pas spécialement discrète ; quelques ennemis ne feraient pas de mal, de toute façon. Elle vit bouger dans la périphérie de sa vision et eut un sourire carnassier. Le nain avait dû le voir également ; à l'odeur ce devait être des orcs. Pas forcément nombreux, mais déjà plus que deux, si ils osaient s'approcher de deux nains. Freya hésita puis sortit sa hache ; après tout, c'était Dwalin qui lui avait appris à se battre avec cet instrument ; pourquoi ne pas lui montrer ce dont elle était capable, à présent qu'elle avait grandi ?

Ses pensées étaient à présent loin de son roi, mais au fond elle pensait toujours à lui, et la vue de son vieil ami fit remonter des souvenirs ; Kili, Fili, Thorin ... Tous étaient originaires d'Erebor. Elle aurait aimé les retrouver, mais ne dit rien de tout cela, devenue soudain calme et silencieuse comme la mort alors qu'elle se retournait pour observer les silhouettes mouvantes dans l'ombre de rochers.

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Mer 6 Mar - 1:10

Danger
feat Freya



Tandis que je m'approche, je remarque que la jeune naine en fait de même de son coté. Plus de doute possible, il s'agit bien de Freya. Je n'ai d'ailleurs qu'a peine le temps de réagir qu'elle me saute au cou, ne me laissant que le choix de serrer a mon tour mes bras autour d'elle. Je ne saurais dire, a cet instant précis, lequel d'entre nous est le plus heureux de revoir l'autre. Sentant la pression de ses bras se relâcher, quelques instants plus tard, je la relâche a mon tour avant de recevoir un coup de boule digne de ce nom ; elle a prit de la graine la petite.
Après un éclat de rire me redonnant le sourire, elle laisse échapper sa joie de nos retrouvailles avant de me questionner sur la raison de ma présence. Comment ne pas tout expliquer de fond en combles a cette naine des plus remarquables? Cependant, Thorin compte sur ma discrétion, et je n'ébruiterait pas le moindre détail de la raison de ma présence en ces lieux contre son avis.
"Cela me fait plaisir également! Il y a si longtemps! Tu deviens quoi depuis le temps? Et d'ailleurs, je pourrais te retourner la question! Pour ma part, tout ce que je peux te dire est que Thorin m'a envoyé ici."
De toute manière, je crois que les explications attendront. Effectivement, tandis que la naine se reculait, observant les alentours. Je remarque alors des mouvements sur le coté d’où nous nous trouvons, et apparemment, Freya ne met pas longtemps a les apercevoir a son tour. A sentir l'air autour de nous, il n'y a aucun doute sur la nature orc de nos assaillants. La question est : combien sont -ils? Peu nombreux je pense, sinon nous les aurions repérés de plus loin. Bien, un peu d'action ne nous fera pas de mal, quoi de mieux pour réunir deux nains qu'un combat contre des orcs? Une chope de bière peut être. Je prends ma hache en main, remarquant que Freya fait de même. J'en profiterait pour admirer ses progrès dans cet art.
L'attente de nos adversaires semble interminable, bien qu'elle soit en réalité brève. Je me demande si ils n'ont pas hésité de nous voir prêts a les recevoir, avant de me rappeler que nous parlions d'orcs. Le jour ou ces créatures auront un quelconque instinct de survie, nous auront vraiment a nous en inquiéter. En attendant, ils sont bien pratiques pour se défouler.
D'ailleurs, les premiers arrivent a présent. Je pense que le groupe complet doit être composé d'une dizaine de têtes a peine, a moins que d'autres n'attendent leur tour pour mourir.

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Mer 6 Mar - 11:57






Freya & Dwalin
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Serrer Dwalin dans ses bras était comme remonter le temps. Toutes ces horreurs du passé semblèrent à la naine un vague cauchemar, et n'était-ce pas hier qu'elle avait été s'entraîner avec lui, puis qu'ils avaient été boire une bière ? Non. Le rêve se brisa, en quelques instants, comme si il n'avait jamais existé. Ils n'étaient pas hier ; ils étaient aujourd'hui. Les horreurs étaient passées ; n'étaient-ils pas vivants tous les deux ? Pleurer les morts ne servait à rien. La présence du vieux guerrier faisait rêver le coeur de Freya à une époque où elle était entourée de ceux qu'elle aimait ; à une époque où elle avait encore une famille, et où elle pouvait épier son roi, le coeur battant. Elle secoua la tête, pour reprendre ses esprits. Comme elle l'avait deviné, son grand ami, son presque-père lui répondit avec honnêteté. Ainsi, il était venu de la part de leur roi. Elle eut envie de lui demander de ses nouvelles ; de ceux de leur roi ; de ceux de leur peuple. Mais ils furent interrompus. La naine rougit un instant ; bien peu, parmi ses amis, ignoraient qu'elle avait un sérieux faible pour Thorin. Dwalin avait dû le deviner, lorsqu'elle était jeune - à cette époque, elle pensait être discrète mais ne l'était pas du tout. Elle inspira un bon coup puis se tourna vers l'origine des bruits, sa hache guère utile dans une main, son ocarina d'os dans l'autre. De l'une ou l'autre de ces manières, leurs ennemis verdâtres trouveraient la mort, aussi sûrement que le soleil se levait puis se couchait. L'air éperdu de la naine se transforme en un masque de concentration.

Elle et son ami devaient être en train de faire un rapide calcul mental : combien étaient-ils ? Au bruit qu'ils faisaient, une dizaine, peut-être douze. Mais si il y en avait une troupe, une autre n'errait-elle pas aussi ? Aucune importance. La naine eut un sourire carnassier, dévoilant ses dents comme une louve. Prenant un meilleur appui sur le manche de sa hache, elle attendit tranquillement que les premiers orcs apparaissent. Leur odeur les précéda de peu, puis il y eut une petite troupe devant les deux nains ; une douzaine d'individus, le crâne verdâtre, couvert de croûtes, des armes de bois et de pierre à la main. Des ennemis si faible qu'il en était presque indécent de les tuer. Presque. La naine s'éloigna de son ami pour inviter ses ennemis à venir vers elle ; la troupe se sépara en deux groupes distincts au nombre à peu près égaux - quand on sait qu'un orc ne sait pas compter, c'était incroyable. La naine laissa son ami s'occuper de ses ennemis, et elle se concentra sur ses propres orcs.

L'un d'eux, suivant un signal personnel ou bien ne sachant que faire, s'approcha de trop près, faisant un pas dans la neige craquante. D'un geste, la naine abattit sa hache sur son crâne. Il y eut un bruit écoeurant d'os se brisant, et l'orc tomba au sol, mort. La naine retira d'un coup l'arme de son carcan de cervelle puis se tourna vers ses autres ennemis. Ceux-là avaient peut-être fait partie d'une bande guerrière, car ils venaient de l'encercler. Elle eut un grognement amusé devant leur faux air intelligent, leurs petits yeux porcins. La suite fut un peu plus floue. Certains se ruèrent vers elle, et elle donna force coup de poings, de manche de sa hache, et de coup d'arme. Certains reculèrent, un autre lui effleura les côtes avec un coutelas, rayant son cuir. Un autre la griffa sur la joue, près de l'oeil, puis elle en tua un d'un coup de poignard. Deux au sol, il en restait quatre ; deux essayèrent le prendre à revers, de lui prendre ses bras, et alors qu'elle arrachait l'oreille de l'un, sa hache lui fut retirée d'un coup dans son avant-bras. Elle recule en maugréant, hors de leur portée, son bras temporairement engourdi, ses nerfs réceptionnant le choc. Elle repoussa ses cheveux, haussa les épaules, et porta son ocarina à sa bouche. Les orcs l'observèrent et l'un d'eux se permit un rire gras, dégoûtant. C'est sur lui qu'elle se concentra d'abord ; sa mélodie était celle de la mort, de désolations putrides, de corps en décomposition. Sa mélodie était un requiem vivant de la mort, sombre, douceâtre. L'orc tomba, son coeur et ses organes vitaux déjà mort. Les autres suivirent avant d'avoir pu réagir, et Freya se redressa, un peu épuisée par son petit tour. Elle inspira un grand coup, essuya son front moite et prit une poignée de neige pour la poser sur sa joue qui s'engourdit au contact de froid. Une autre poignée, qu'elle mâcha cette fois pour retirer le goût infect dans sa bouche - l'odeur corporelle des orcs était telle qu'elle semblait presque mangeable, pénétrant les bouches comme si l'on mangeait de l'orc mort. Enfin, elle se retourna vers son ami. Bien entendu, elle n'avait jamais douté qu'il puisse les tuer ; on parlait de Dwalin, tout de même.

« Ca, c'est fait ! » rugit-elle, contente d'elle-même, le coeur battant à tout rompre, l'esprit incapable de penser pour le moment.


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Ven 22 Mar - 23:57

Danger
feat Freya



Revoir n'importe quel nain que je n'aurai pas revu depuis les tragiques évènements survenus a Erebor me ferait plaisir. Même si il s'agissait de certains nains que je ne pouvais pas voir en peinture. Néanmoins, revoir Freya est je pense au delà de cela. Freya, ou l'une de mes protégées préférées - si ce n'est la préférée, mais je ne tiens pas a lui donner la grosse tête -, une petite sœur, presque une fille.
Je remarque d'ailleurs qu'elle rougit légèrement a l'évocation de Thorin, ce qui me donne un sourire. Combien de fois j'ai pu voir cette naine tenter d'espionner sans se faire remarquer celui qui deviendrai notre roi. Je me suis d'ailleurs souvent demandé si j'étais le seul a la voir, la connaissant trop pour qu'elle parvienne a passer inaperçue avec moi, ou si elle était parfaitement visible de quiconque tournait le regard dans sa direction. J'avoue m'être souvent posé la question de savoir si, d'une, Thorin avait remarqué a quel point il semblait avoir taper dans l'oeil de cette naine, et de deux, si tel était le cas, ce qu'il en pensait. Néanmoins, comme certains sujets sont oubliés a force de ne pas les aborder, c'est une question qui, pour l'heure, me demeure sans réponse.

Cependant, je suis d'avis qu'on en reparle une fois ces orcs abattus, quoique, vu le faible nombre d'adversaires, nous pourrions presque discuter dans le même temps. Ils sont a peine une douzaine, soit même pas de quoi nous échauffer, ce qui serait pourtant fort sympathique avec cet hiver neigeux qui n'en finit pas - il faut dire aussi que voyager sur les Monts Brumeux n'est pas le meilleur moyen de trouver un carré d'herbe dépourvu de quarante centimètres de neige lourde et collante. Il en faut cependant bien plus pour m'empécher d'assomer de manière définitive une poignée d'orcs, et j'en viendrai presque a les plaindre d'ailleurs. En effet, un coup d'oeil vers Freya me montre qu'elle est plus que prête a les recevoir elle aussi, et, si ils savaient ce qui les attendaient, ils feraient demi-tour en se bousculant violemment, comme seuls les orcs savent le faire. Ceux la sont en revanche bêtes et dsciplinés, et continuent leur approche. Le miracle va jusqu'a les faire se séparer en bandes presque de nombre égal pour nous attaquer chacun de son coté. Celui qui les a envoyés par ici a du leur donner des numéros - bande un, bande deux - pour qu'ils parviennent a ce résultat, le cerveau d'un orc n'est pas assez développé pour faire autre chose qu servir de réceptacle a une hache naine. Ils brillent d'ailleurs en ce domaine, et je le certifie encore tandis que Freya retire sa propre hache du crane de l'un de ses adversaires. L'une de ses cibles offertes serait plus exact.

Apès un rapide calcul, je compte cinq orcs hideux - franchement, qui a bien pu avoir l'idée de créer telle créature? Même un elfe ressemble davantage a quelque chose -, face a moi. Pardon, quatre, ma hache n'a pas attendu que je finisse de compter pour rencontrer l'épaule gauche de l'un d'entre eux, s'enfoncant jusqu'à mi-torax, nullement génée par le semblant d'armure que la créature porte sur le dos. Ses quatre comparses s'entre regardent un instant vant de tenter de m'encercler. Et la, je doute de pouvoir retenir l'éclat de rire qui me vient a l'esprit. Il est évident que aucun de ces orcs n'est un chef vis a vis des autres, ainsi donc, toute stratégie ne risque pas de leur venir a l'esprit. Et effectivement, lorsque deux d'entre eux -opposés, sinon ce n'est pas drole - décident de passer a l'attaque en même temps, épée courte en avant, je me recule précipitamment de quelques pas, ayant le loisir de les regarder s'embrocher mutuellement. Cela fait, le dernier regard de ces créatures semblant se demander pourquoi ils se retrouvent avec l'épée du copain dans la poitrine, je me désintéresse d'eux pour regarder les deux restants, qui semblent trouver assez d'intelligence pour ne pas réitérer l'exploit de leurs petits copains.
En effet, le premier doit espérer me prendre par l'arrière, et c'est avec plaisir que je le laisse dans sa croyance avant de me retourner sur moi même, lui fauchant les jambes de ma hache. Le laissant agonisant, l'artère fémorale tranchée, je relève le regard pour apercevoir le dernier prendre ses jambes a son cou pour s'éloigner de moi. Y croit il réellement? Ramassant une pierre découverte de neige après le simulacre de combat qui venait de se dérouler, je la lance dans sa direction, l'atteignant rudement a la nuque. Il s'écrase au sol dans un dernier soubresaut avant de rester la, la nuque brisée. Ce n'est pas ma faute si les orcs sont si aisés a tuer.

Me retournant pour regarder comment se débrouille Freya, je vois les orcs tomber sous le coup du pouvoir de sa musique. D'ailleurs, cela semble la fatiguer beaucoup moins que dans sa jeunesse, ce qui me fait sourire un instant. Elle a fait autant de progrès a la hache qu'avec son don, et je ne voudrais pas être l'un des orcs qui l'affronteront un jour, et tomberont face a elle, cela est certain. Les orcs abattus, je laisse la naine a sa joie tandis que je vais ramener mon fuyard au niveau des autres. Quitte a faire un bucher de cadavres puants, autant s'épargner le fait d'en faire plusieurs.
Orcs rassemblés, avec le concours de Freya, plus qu'a faire flamber.
"Aurais-tu de quoi faire un feu?"



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Lun 15 Avr - 11:40






Freya & Dwalin
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Elle était heureuse que Dwalin soit là. Il était son substitut de famille, son père, en quelque sorte. L'avoir à ses côtés dans un combat, aussi inutile et facile soit-il, était vivifiant. Rassurant presque. Il la connaissait, il connaissait son histoire. Elle ne se sentait plus juste comme la repoussée, comme celle qui aurait trahi son peuple pour chanter des contes aux enfants d'homme. Freya n'avait jamais douté que le nain puisse venir à bout de ses orcs. Un peu essoufflée, elle s'approcha de Dwalin qui a fini de tuer ses orcs. Les cadavres sont là, gâchant sans aucun doute le paysage. Elle grimace, se gratte la joue et observe son vieil ami.

« Je vais chercher un tison de mon feu ; ramasse des brindilles, pendant ce temps-là, d'accord ? »

Et elle s'éloigne en direction de son camp, juste à côté. Elle s'approche du feu et ramasse sans problème une branche dont le bout est rougeoyant. Aucune flamme, mais elle sait qu'en contact avec un peu d'herbe sèche, soufflant dessus, le feu se ravivera. Comme si la branche contenait l'âme du feu lui-même. Repoussant ses pensées un peu idiotes, elle vient mettre le feu au bûcher qu'à préparé Dwalin, puis ils se mettent à déplacer les corps jusqu'au feu. Enfin lorsqu'ils grésillent comme en enfer, la naine propose au nain de s'asseoir avec elle près du feu.

« Alors comme ça, vous allez à l'aventure. Je suis contente pour toi. Sinon tu allais rouiller hein » fit-elle avec un large sourire. Elle aimait taquiner son vieil ami. « Je souhaite de tout coeur que notre roi récupère son trône ; il le mérite. Il a le droit d'être à notre tête. Si l'on devait choisir son roi, je le choisirait lui. Il a depuis longtemps porté sur ses épaules de trop lourds fardeaux ... »

Freya se secoua, puis sortit de sa sacoche de la viande fumée, une gourde de bonne bière, et tendit les deux à son ami, avant d'en prendre pour elle-même. Elle mâchonna la viande un peu sèche et coriace, mais nourrissante, salée. Elle regardait le feu, rassurée de sentir son instrument près d'elle, son ami à côté d'elle.



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Mar 16 Avr - 2:58

Danger
feat Freya



Dans les questions stupides, je crois que la, je viens de toucher le fond. Si elle s'était arrêtée pour monter un campement, il était évident qu'elle avait de quoi faire du feu. Cependant, je passerais outre cette auto critique inutile pour en revenir au fait principal : carboniser ces cadavres puants. D'ailleurs, la damoiselle partie, je fais le tour des environs pour ramasser de quoi allumer ce brasier - en matière de bois, bien sur - mais la neige rend difficile de trouver du bois sec, et je devrais me contenter de quelques branches a peine sèches. Enfin, la viande d'orc ne brule t elle pas comme du petit bois? Ces créatures sont génétiquement faites pour être détruites, rien de plus a ajouter.
Tandis que je revient vers le futur bucher avec tout de même un bon fagot de branches que je dispose de manière experte sur et autour du tas de cadavres, Freya revient de son coté, un tison incandescent en main, et, comme je le pensait, il ne faut que peu de temps pour que, a peine aidés par mes branches, les corps s'enflamment. Quelques minutes plus tard a peine, le brasier est tel qu'il doit être visible des montagnes voisines, et nous nous éloignons quelques peu, rejoignant le campement premier de la jeune naine.

Assis a même le sol, devant un feu difficile a refuser par ce froid, j'accepte volontiers la viande séchée et la bière que m'offre Freya, entament d'ailleurs de suite la gourde avant de lui répondre.
"Rouiller, rouiller, c'est vite dit jeune fille. Mais il est vrai que cela commençait sérieusement a manquer d'animation...si on oublie Dis, qui en provoque pas mal elle même, surtout quand elle voit un de ses gamins revenir a moitié amoché d'un entrainement avec moi..."
Concernant la suite, de ce que j'en pense, Thorin n'a guère besoin du trône d'Erebor pour que nombre d'entre nous le considèrent comme roi, et j'avoue que c'est autant pour botter l'arrière train écailleux d'un cracheur de feu que pour soutenir un ami proche que je compte marcher avec lui sur Erebor.
"Fardeaux dont je suis certain qu'il se serait bien passé, si la possibilité lui en avait été donnée. Non par lâcheté, car jamais personne ne pourra dire de Thorin qu'il est lâche, mais parce qu'il n'a guère choisi de telles responsabilités, quoiqu'il ne s'en défilera pas. Mais oui, le royaume d'Erebor doit revenir au peuple nain, et, a sa tête, Thorin Ecu-de-Chêne. Je n'imagine pas les choses autrement."
Après avoir mangé la viande et bu la bière, je me saisit de ma hache pour en examiner le tranchant a la lueur des flammes, en profitant pour la nettoyer des dernières traces de sang d'orc qui s'y trouvent.

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