Farewell, My Queen (Silyrïelle)

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Cyrïelle Nandil
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Lun 2 Oct - 3:35

Farewell, My Queen
Silyë Lorendil & Cyrïelle Nandil ▬ Mirkwood

Elle tenait encore la missive entre ses mains tremblantes Cyrïelle. Elle était bien évidemment habituée à voir cette écriture, ou encore ce sceau royal. Mais elle était tout aussi désappointée que la personne que lui donnaient habituellement les missives qu’elle recevait. Jamais l’elfe n’avait caché l’endroit où elle se trouvait à ses souverains, simples questions de respect s’ils voulaient la rappeler. Mais jamais elle n’avait pensé qu’un jour, elle serait convoquée plutôt cordialement par la Reine. Cyrïelle n’était pas de ces dames de cour à qui aimait broder ou jouer de la musique. Bien sûr, elle avait appris les arts e la harpe et de la couture, mais cela était bien moins présent en elle que la diplomatie et l’étude des mœurs. De tout temps, elle avait toujours laissé cela à Maheliane. Préférant suivre les traces de son père dans des choses qu’elle jugeait moins futiles. Pourtant, elle était livide et tremblante, le contenu de cette lettre n’avait en soi rien d’offensant, bien au contraire. La Reine voulait la rencontrer. Pour des raisons que Cyrïelle devinait bien avant d’avoir lu l’intégralité du message. Pourquoi se tenait-elle si près des siens, en leur faisant croire qu’elle était si loin. Pourquoi ne pas donner plus de nouvelles. Des questions qui relevaient plus de l’honneur personnel que du sens aigu de la famille. Cyrïelle ne possédait pas, ou peu, ce sens aigu de devoir familial contrairement à sa petite sœur. Cyrïelle avait depuis toujours laissé l’affection à Maheliane, oubliant parfois qu’elle en recevait tout autant de la part de ses deux parents. Cependant, cette lettre la bouleversa plus qu’elle ne souhaitait y croire. Comment ne pouvait-elle pas s’y attendre, voilà dix ans qu’elle n’avait pas mis les pieds dans la cité elfique depuis qu’elle était à Esgaroth. Cinquante, qu’elle était partie… dans tout le continent. Alors malgré ses doutes, elle accepterait et ce message serait son passe-droit aux portes de la cité. C’est tout ce qu’elle savait et les Dieux savaient qu’elle voudrait se faire discrète. Hors de question de tomber du ses parents ou Maheliane. Que pourrait-elle leur dire de toute façon ?

C’est donc naturellement qu’elle répondit par l’affirmative à sa Reine. De toute façon, elle ne ferait pas défection à la cause des elfes.

Alors, elle prit le strict minimum pour se rendre là où elle avait grandi. Elle n’avait pas besoin de beaucoup de chose la demoiselle blonde. Elle ne comptait pas rentrer chez elle. Elle devait juste chercher pourquoi la Reine voulait la voir. Dans son for intérieur, elle espérait que cela serait autre chose que de parler de sa famille. Mais elle en doutait grandement. Sachant pertinemment que sa mère était une amie de longue date avec la Reine, et que Cyrïelle avait été aux yeux de Silyë : un bébé, un enfant et une adulte aujourd’hui. Le tout grâce à l’adresse et au talent de sa mère pour broder des robes de grande qualité. Ce qui avait rendu si fière Cyrïelle. Elle qui admirait tellement la Reine pour sa beauté, sa gentillesse et sa sagesse. Elle ne pouvait qu’être fière de sa mère qui avait conquis le cœur de cette femme si respectable. Et qui dans le fond avait conquis le cœur de Cyrïelle qui l’avait toujours prise comme modèle de convictions et de persévérance. Secrètement, la jeune blonde espérait que personne n’en ache rien. Simplement, elle était comme toutes les jeunes elfes de son âge à chercher un modèle encore plus noble que sa propre mère déjà très louable.

Le cœur se serra dans sa poitrine quand elle arriva dedans les portes de la cité elfique. Ce sentiment de remords la prenant totalement.

Pourtant, elle laissa sa monture devant l’entrée, ajustant sa cape bleu marine sur son visage. La missive de la Reine dans sa main. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’on la laisse passer les portes. Les gardes étant des amis d’enfance. Tout ici lui rappelait Angar et les joyeuses années qu’elle avait vécue avec Maheliane et ses parents. Cependant, elle n’avait plus le droit à ce bonheur insouciant. Elle s’y refusait, car elle avait été incapable de faire preuve d’ardeur dans ses pensées malgré les nouvelles de Dezial concernant ce signalement suspect qu’elle n’avait pas eu l’occasion de voir de ses propres yeux. Si cet homme avait retrouvé celui qui était Angar ou l’un de ses descendants, cela serait amplement suffisant pour Cyrïelle qui ferait tout pour subvenir aux besoins des personnes que l’elfe des havres gris aurait pu laisser derrière lui, comme une ultime preuve de leur amitié passée. Alors, elle marcha ainsi, jusqu’à un endroit qu’elle connaissait parfaitement pour y avoir tant de fois ramenée des robes améliorées par sa tendre mère. Découvrant son visage à son entrée dans le palais. Elle espérait n’y croiser personne qu’elle connaissait. Et ce fut étrangement le cas.

Sans doute la Reine avait-elle entendu ses supplications quant au sujet de venir discrètement lui rendre visite.

Annoncée, elle attendu qu’on la somme d’avancer vers sa souveraine. À croire qu’elle avait deux vies en une seule. Sujet des elfes et soumise à la loi du maître d’Esgaroth. C’était parfois trop. Mais elle laissa sa cape à cette personne qui lui proposa de la prendre, lissant le tissu de sa robe pourpre aux bordures blanches, la plus jolie qu’elle avait depuis dix ans. Avant de se rendre dans la pièce où l’attendait sa Reine. Placée là presque irréelle. Voilà soixante ans en tout, que Cyrïelle ne l’avait pas revu et elle n’avait pas changé d’un iota. S’inclinant dans une révérence bien basse, elle attendit un mot de sa Reine pour se relever et oser poser ses yeux azur sur elle. Elle avait si honte de se retrouver ici, comme une enfant prise en faute. Ce qu’elle était sans doute. Mais cette femme avait tout le respect de Cyrïelle depuis des années. Et c’est pour cela qu’elle avait répondu à son appel, même si elle savait la discussion à venir désagréable pour elle. Un maigre sourire vient se poser sur les lèvres de la jeune habitante d’Esgaroth. Prenant place là où on lui indique, elle ne se fait pas brusque. La vie parmi les hommes ne lui a pas fait perdre ses bonnes manières qu’elle était parfois obligée de cacher pour paraitre plus normale à ces classes pauvres ou moyennes de la ville des hommes du lac. Ajoutant simplement. Doucement. Presque craintivement. « Vous désiriez me voir Votre Majesté ? » Et elle était venue, c’était ce qui importait après tout. Elle n’avait pas fait faux bond et ne le ferait jamais, sauf si on la chassait sans plus de préavis. Et encore là, elle respecterait toujours la souveraine du royaume où elle avait grandi.

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Silyë Lorendil
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Lun 2 Oct - 21:45



   

   
Farewell, My Queen
Don’t cry because you are leaving, smile because you were there.
   

   
Il y a quelques temps, la reine avait eu une discussion très intime avec ll’une de ses plus vieilles amies. De simple relation commerciale, elles étaient devenues amies et les siècles n’aveitn fait que renforcer ses liens.  Elle venait lui demander de l’aide au sujet de sa fille,
qui n’était pas revenu chez elle depuis un bon moment. La mère s’inquiète pour sa fille, ce qui est une sentiment logique et Silyë comprenait tout à fait ce sentiment, entre mère, elles avaient cette complicité qui les liait. Bien qu’elle avait un fils, elle ne pouvait se résoudre de le voir grandir et échapper à sa surveillance. Le monde devenait de plus en plus dangereux avec l’ombre qui s‘éveille, on n’en voit des traces en forêt noire. Un sorcier, un nécromancien ? On ne savait pas qui il était, mais sa présence suffisait pour que l’instinct d’une mère soit en alerte. C’est avec empressement qu’elle avait fait envoyé un courrier à Cyrïelle Nandil pour la faire venir au palais. Comprenant que la fille avait sans doutes ses propres raisons dans cet exil, elle ne dit pas mot à la mère de la présence de sa fille dans son pays de naissance. On pourrait penser que c’est cruel mais elle ne voulait pas que la jeune elfe se sente piégé. La reine voulait connaître les raisons de son départ et lui faire comprendre que sa mère s’inquiète. Il serait bien pour la mère et la fille de se parler ainsi le cœur de Deliniel serait en partie apaisé. En partie, car sa fille n’allait sans doute pas revenir dans le cocon familiale après une simple discussion, elle avait sans doute accepter cette “convocation”  par égard pour sa reine, tout simplement.

Silyë avait été informé de la présence de la jeune diplomate, la rencontre se déroulerait dans une pièce très éloignée de toute présence elfique pour éviter que les rumeurs du retour de Cyrïelle se propage. D’une part, elle ne voulait pas que son amie ait un faux-espoir et d’autre part, que la jeune enfant pense qu’elle se retrouve dans une sorte de guet-apens. A contre-coeur, elle rendit visite à Deliniel avant la fameuse rencontre. Elle lui expliqua qu’un parchemin avait bien été envoyé à sa fille et que l’on attendait que le messager revienne bientôt. Pour éviter tout rencontre fortuite, elle lui conseilla de faire une promenade, cela lui changerait les idées. La reine avait pris soin que l’une de ses dames lui tiennent compagnie, comme cela à tout moment, on pourrait les faire revenir au palais si besoin. Elle se sentait un peu mal de la piéger ainsi mais c’était pour la bonne cause. Après s’être assurée que la mère était en promenade et donc hors de portée, la reine s’empressa de se diriger vers le lieu de l’entrevue. Elle n’avait pas vraiment réfléchit sur la manière de s’y prendre. Devrait-elle prendre le rôle de la “reine” et exiger des explications ou jouer la carte de celle qui s'inquiète pour sa fille d’une vieille et tendre amie ? Cela serait sans doute les deux, Silyë ayant parfois de quitter le rôle de reine, car avouons-le, c’était une position plaisante bien qu’au départ, elle ne voulait de ce titre.

Après toutes ses années, la reine reposait son regard sur cette elfe, après les salutations d'usages, elle lui indiqua une place dans un beau sofa fabriqué avec les matières les plus nobles. Elle s’y installa également et prit la parole rapidement. “Je pense que vous savez pertinemment de la raison de cette convocation, n’est-ce pas ?” Il n’y avait rien de bien méchant dans le ton, simplement, elle voulait jouer carte sur table et ne pas tourner autour du pont. Silyë parlait souvent d’une voix douce, rassurante mais on sentait qu’elle était ferme et qu’elle attendait réponse aux questions posées. En bref, elle ne lâchera pas l’affaire. Allons au vif du sujet, même si cela n’était pas plaisant. “ Mon enfant, votre mère s’inquiète et après tout, rien de plus naturel pour une mère. Aussi, en tant que reine et amie, je m’inquiète pour vous, après tout je vous connais depuis votre naissance et votre exil est une énigme pour moi. C’est la raison pour laquelle je vous ai fait quérir...”  lança-t-elle d'un ton plus affectueux et sincère.
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Cyrïelle Nandil
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Mar 3 Oct - 0:38

Farewell, My Queen
Silyë Lorendil & Cyrïelle Nandil ▬ Mirkwood

Les adieux. Elle n’en était pas là Cyrïelle. Mais elle se rendait nostalgique à passer dans chaque allée qui l’avait mené jusqu’à sa souveraine. Cela ne faisait plus aucun doute pour elle. Elle doutait d’avoir sa place parmi les elfes comme elle la trouvait parmi les hommes. Les mondes étaient différents, la vie si éphémère qu’elle en devenait belle. Ici tout semblait si figé, si long et monotone. Cette vie n’était pas la même. Mais elle avait cette lassitude plaisante, celle de pouvoir revenir le lendemain, celle de prendre le temps. Qu’est-ce qu’un jour face à l’éternité ? Peu de temps. Et elle avait tout le temps possible. Tout le temps qu’elle voulait. Pourtant, elle s’imposait la cadence humaine. Cette vie à devoir courir dans tous les sens pour réussir à faire quelque chose. Aimer, procréer. Elle ne comprenait pas Cyrïelle. Elle n’avait que trop peu de notions d’amour. Et ne voyait pas l’unique intérêt de se marier pour perpétuer la race comme le faisait beaucoup d’humains nobles. Ou encore ceux qui avaient un patrimoine à transmettre à un enfant masculin. Cyrïelle était une femme, souvent mal considérée ou vue comme un morceau de chair par bien des hommes. Tout à chacun dans ce peuple pourrait penser qu’elle était frigide ou qu’elle finirait célibataire. Mais la vie s’éteindrait dans leurs yeux qu’elle n’aurait pas atteints l’âge qu’on dit adulte chez les Elfes. Et si elle se trouvait ici, c’était bien parce qu’elle n’était qu’une enfant, pas vraiment une adulte. Cependant, elle ne note pas la distance de cette salle ou la Reine la reçoit. Elle n’a d’yeux que pour le peu de personnes qu’elle croise. Prenant bien soin de cacher son visage ou de le baisser si elle le devait. Jusqu’à son arrivée. Un regard, des courbettes. Et sa question. Hélas, la blonde savait très bien pourquoi l’amie de sa mère l’avait fait venir. Elle voulait éviter la discussion comme la peste, mais désormais assise, elle ne pourrait finalement pas y échapper.

Elle était condamnée à se dévoiler. À dire qu’elle était sotte et irresponsable, mais que cela apaisait le fardeau sur son cœur.

Si bien qu’elle n’ose même pas regarder la Reine dans les yeux quand elle prend place à ses côtés, dans ce qui semble être un bel ouvrage elfique. Voilà des lunes qu’elle ne s’était pas assise sur quelque chose d’aussi confortable. « Je pense que vous savez pertinemment de la raison de cette convocation, n’est-ce pas ? » Directe. Simplement directe. Hélas, elle avait relevé les yeux pour croiser ceux de sa souveraine, les baissant encore plus bas. Elle n’avait pas envie d’en parler. Vraiment pas envie d’en parler. Qu’elle répond d’une voix presque muette, étouffée par la honte et la peur d’être sévèrement jugée. « Je le crains hélas. » Évidemment, elle le craignait, il n’y avait rien qui augurait de bonnes choses. Dire qu’elle cherchait depuis soixante ans, un elfe qu’elle n’aimait pas, sans vouloir revenir chez elle. C’était stupide. Totalement stupide.

Pourtant, elle n’eut d’autre choix que de relever son regard azur sur Silyë, le ton affectueux qu’elle employât lui touchant le cœur plus qu’elle ne l’aurait pensé.

« Mon enfant, votre mère s’inquiète et après tout, rien de plus naturel pour une mère. Aussi, en tant que reine et amie, je m’inquiète pour vous, après tout je vous connais depuis votre naissance et votre exil est une énigme pour moi. C’est la raison pour laquelle je vous ai fait quérir... » Cyrïelle déglutit lentement, prenant la situation et les conséquences comme elles semblaient lui atterrir au visage. Elle aurait eu envie de pleurer, si elle ne s’était pas attendue à ce fait immuable : sa mère est inquiète. Comme tout le reste de sa famille. C’était tout à fait normal. Les missives qui s’étaient faites régulières durant cinquante ans ne l’étaient plus depuis ses dix dernières années. L’elfe nandor avait changé ses habitudes pour partir en pénitence. Cependant, elle ne peut que relever la curiosité de Sa Majesté. Il est normal que une amie de sa tendre mère, de s’intéresser à son exil. De s’intéresser à ce qui la retient. En tant que souveraine, cela la touche, tout autant quand elle lui a qu’elle venait en tant que reine et amie. Elle ? Amie d’une reine, elle peinait à y croire jusqu’à ce qu’elle se souvienne qu’il était vrai que Sa Majesté l’avait vu dans des langes. Cyrïelle était de la même génération que le Seigneur Legolas après tout. Sans être de grands compagnons de jeu malgré toute l’amitié qui pouvait lier les deux mères. « Eh bien… » dit-elle pour s’introduire. Elle qui avait tant de mal quand il fallait parler d’elle et de ce qu’elle pouvait ressentir. « Majesté, je vous suis… reconnaissante ? Touchée, je ne saurais que dire de l’attention que vous me portez et aussi de l’amitié que vous portez à ma mère. » Elle ne sait pas vraiment par où commencer à vrai dire. Par le début peut-être ? Un simple début. Comment s’était-elle retrouvée en exil à Esgaroth ? « Je n’ai jamais retrouvé la trace d’Angar, le diplomate qui vous servait jusqu'à l’arrivée du dragon à Erebor. » Sa voix est serrée presque triste d’avouer sa défaite aussi amère soit-elle. « Je… J’ai parcouru… La région, le monde pour trouver ne serait-ce qu’une trace de lui. Alors qu’il pourrait être un tas de cendres dispersé au vent depuis des années. » Elle est réaliste, cette idée ne lui plaisait guère, mais elle se devait de l’avouer. Angar pouvait être mort. « Et... Sa voix se serre alors qu’elle sent ses yeux piquer malgré elle. Son visage préférant dévisager ses mains croisées. Tout cela n’a rien donné, rien pas une trace, ni un indice. » Jusqu’à il y a une semaine quand elle avait été rejoindre Dezial à la frontière du Rohan. Elle s’arrête de longues minutes, sa poitrine se soulevant à cause de la colère et de la rage qu’elle ressentait pour elle-même. « Je me suis sentie si lâche d’abandonner il y a dix ans. » C’était dit simplement, le ton de la colère s’emparant de sa voix. « Il m’est insupportable de me regarder dans un miroir en pensant ne pas avoir donné tout mon potentiel. Alors, me représenter ici ? Devant mon père qui était son ami, si ce n’est l’un des plus précieux. Et dire que j’ai échoué ? » Sa phrase se coupe au débit rapide de ses mots. Elle manque de souffle, quand elle recommence, concluant. « Je ne pouvais pas et je ne le peux toujours pas Majesté. » De grâce.
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Silyë Lorendil
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Ven 6 Oct - 9:01



 

 
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C’était le moment de tout lui dire, de se laisser aller, de vider son sac comme le dit si bien cette expression. La reine savait très bien que cela ne serait pas facile mais elle pouvait avoir sa confiance. Elle n’irait pas tout répéter à qui veut l’entendre et surtout pas à mère si la jeune elfe n’en avait pas envie. Bien entendu, elle encouragerait dans ce sens car ce serait pour elles deux. Elle sentit sa crainte dans ses yeux, ses paroles et ses gestes. Que lui avait-il pu lui arriver pour la mettre dans un état pareil ? Que s’était-il passé pour qu’elle passe plus d’un demi-siècle chez les hommes ? C’était un mystère pour la reine, elle ne comprenait comment une elfe pouvait rester aussi longtemps avec ses humains. Les seconds enfants d’Ilúvatar était si différent d’eux, si imparfait. Ce n'était pas une tare, ils ne voyaient simplement pas la vie comme les elfes. Et C’est justement cela qui intriguait notre souveraine. Il faut dire qu’elle avait côtoyé que très peu d'humains et il n’y avait aucune raison pour qu’elle fasse un pas vers eux. Son grand âge lui donnait une certaine perspective de la vie, et elle était incompatible avec celle des mortels.


Bientôt, la jeune fille se confia, touchée par les propos de Silyë. Celle-ci découvrit les raisons qui avaient poussé Cyrïelle à disparaître ou presque. La raison de tout ceci était un elfe dénommé Angar. C’était un ami de la famille de Cyrïelle qui avait disparu sans laisser de trace, les recherches n’ayent rien donné. C’était aussi un diplomate qui servait la couronne jusqu’à l’arrivé du dragon à Erebor. La reine se souvenait de lui, même très bien. C’était si triste que sa trace n’avait pas été retrouvé, on le présumait mort ou parti vers les terres immortelles, ce qui dans les sens revenaient au même car un elfe ne mourait pas vraiment. S’il mourrait en terre du milieu, son esprit serait transporté vers les Cavernes de Mandos et se retrouvait ensuite à Valinor.


La jeune elfe s’était efforcé de le chercher partout où elle le pouvait mais hélas, ses recherches étaient restées caducs. Alors, elle avait abandonné et se sentait honteuse. Elle ne pouvait pas représenter ici, devant ses proches, en pensant avoir échoué. Elle ne le peut toujours pas pour le moment. La reine sentait une sorte supplication à la fin. « C’est donc cela...»  Tout était donc plus clair dans l'esprit de la reine mais cela ne voulait pas dire qu’elle pouvait réellement l’aider, à présent qu’elle connaissait la vérité. A vrai dire, elle ne pouvait pas faire grand chose, on pouvait penser qu’il avait disparu depuis longtemps mais dans la vie d’un elfe, un siècle, deux ou plus n’était pas grand chose. Elle-même, avait été dans le cas, partir pour quelques temps qui au final était des siècles car les elfes n’ont pas la même perception du temps que les autres races en terre du milieu. Alors, elle tentait de relativiser les choses devant Cyrïelle. « Il est fort triste que nous n’ayons jamais retrouvé la trace de cet elfe. Cela a dû être une terrible épreuve pour vous et votre famille. Je n’avais pas conscience que cela vous avait affecté autant et je pense que vos parents non plus, n’ont pas idée de votre souffrance. Ne serait-il pas mieux de vous confier à vos parents, je suis tout à fait certaine qu’ils comprendront la situation. »  lui répondit-elle d’un ton calme. Le but n’était pas de la forcer à parler à ses parents mais lui en souffler l’idée, pour que plus tard, elle y réfléchissent. « De mon point de vu, vous n’avez pas échoué. Vous l’avez cherché et cela n’a rien donné. Peux-t-on vraiment vous le reprocher ? La terre est si vaste, vous n’en avez pas idée. Et éloignez vous l’idée de ses cendres, s’il mourrait en terre du milieu, son esprit serait transporté vers les Cavernes de Mandos et se retrouvait ensuite à Valinor. »  Silyë en avait connu des elfes tombés en terre du milieu, des amis, des proches et même de la famille mais elle savait qu’elle les retrouverait tôt ou tard. «Toutefois, si je peux me permettre, il se pourrait très bien qu’il ait décidé de vagandonder en terre du milieu au delà des terres connus. Il aurait pu très bien décider de partir un temps, un siècle voir deux, le temps est tellement différent pour nous les elfes. Une dernière possibilité reste l’appel de la mer. Pour certains elfes, elle est si forte, il se pourrait qu’il ait rejoint les terres immortelles, qui sait ?»  La jeune elfe se sentait coupable, la reine avait donc tenté, avec ses paroles bienveillantes,  de la déculpabiliser mais cela ne sera pas si facile tant Cyrïelle se sentait en quelques sortes responsables.

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