The danger lies in the plots of secrets (ft. Elrïelle)

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Cyrïelle Nandil
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Lun 2 Oct - 1:07

The danger lies in the plots of secrets
Elrohir & Cyrïelle Nandil ▬ Esgaroth

La vie tranquille lui allait admirablement bien à vrai dire. Assise ainsi derrière un amoncellement de tissu, la demoiselle elfe avait bien du mal à faire la conversation ce matin-là. Non pas malade, mais simplement hantée par un terrible cauchemar qu’elle ne parvenait à expliquer. Et ne pas parvenir à expliquer clairement un de ces cauchemars venait souvent à amener une situation dramatique, comme lorsqu’elle avait vu cette fleur gelée l’année avant le grand hiver. Là, il n’y avait que de l’eau et du sang. Alors qu’elle savait pertinemment qu’il n’y avait rien de dangereux dans les alentours du lac… Enfin, juste un dragon qui semblait dormir dans la montagne solitaire depuis des années, Cyrïelle restait simplement pensive. Elle revenait tout juste de sa semaine de voyage. Ayant rendu visite à Dezial, son ami mortel, qui l’aidait encore à chercher Angar depuis des années ? La blonde ayant perdu espoir en elle-même. Il transpirait ce qui lui restait d’espoir, mais qu’elle n’avait plus la force de sortir. Si bien qu’elle se piqua le bout du doigt avec son aiguille à broder. Le cercle de bois lui glissant des mains pour atterrir sur le sol humide de cette cabane à pilotis. Une nouvelle fois, son amie d’humaine lui demanda si elle allait bien et que si elle avait attrapé froid lors de son voyage, elle pouvait prendre quelques jours pour se reposer. Ce à quoi elle répond simplement. « De nous deux, c’est toi qui dois être alitée pas moi. » Les deux femmes avaient, toutes deux, une mine affreuse. Si l’elfe se doutait qu’il s’agissait d’un bel événement pour son amie, l’humaine ne s’en doutait pas elle-même. Sans doute était-ce l’avantage d’avoir presque trois mille ans pour distinguer ce genre de chose. Cependant, l’idée que ce cauchemar puisse être annonciateur d’un événement terrible ne lui disait rien qui vaille. De toute façon, elle avait perdu sa concentration en se réveillant ce matin même. Elle était une éternelle insatisfaite face à sa propre ignorance divinatoire. C’était un fait, mais elle ne faisait rien pour y remédier finalement. Elle lâche un soupir en se penchant pour ramasser son ouvrage. S’y attelant entrent les venues de clients pour des commandes sans prétention. Personne hormis le maître et ses suppôts n’avait d’argent pour de beaux vêtements de toute façon…

Le temps passant, le soleil déclinant derrière la montagne, elle se leva, préférant aider au rangement.

Fin de journée banale. Elle qui avait l’art des mots et des peuples, était de ceux qui avaient un travail plus ou moins laborieux. Et elle remerciait sa mère et les dieux. Sans eux, elle n’aurait pas la patience pour le labeur, ni l’art de broder et de coudre. C’était une chose dont elle devait être reconnaissante. Cela avait facilité en bien son intégration dans ce village, si ce n’est cette ville sur l’eau. Tout le monde se connaissait et la réputation était bien vite souillée par la misère ou les vols. C’était des choses plutôt courantes. Ou encore les tromperies. L’elfe ne pouvait comprendre ce genre de chose. Elle était naïve dans le domaine de l’amour, comme de l’amour charnel. Mais elle restait toujours à l’écoute d’une femme trompée qui pleurait toutes les larmes de son corps sur le comptoir de leur petite échoppe.

Fermant la porte de l’échoppe du mieux qu’elle le pouvait, elle gardait toujours les tissus les plus précieux avec elle. Le vol était fréquent et elle ne vivait pas au-dessus du commerce.

Cyrïelle ne sut dire, malheureusement, s’il s’agissait d’une bonne journée alors qu’elle évitait quelques soulards sur les rues de bois moisis par endroits. Elle aimait cette ville quoiqu’on puisse en dire. C’était devenu sa maison, loin du faste et du train de vie des elfes. On ne prenait pas le temps, car pour les Hommes, le temps était trop précieux pour être perdu. Et elle commençait à le comprendre tout comme eux. Se fondre dans la masse n’était pas une mince affaire, mais les bouts de tissu coloré qu’elle enroulait autour de son crâne comme un serre-tête, faisaient assez bien diversion. Hormis les oreilles, elle devait avoir tout d’une femme normale. C’est ce qu’elle se plaisait à croire. Et qui hormis les personnes vivant à Mirkwood pouvait bien savoir qui elle était. Ici, c’était simplement Cyrïelle, la couturière. Et ça lui suffisait bien, elle n’avait pas besoin de plus. Se complaisant dans cette vie de pénitence. Tournant cependant à l’angle d’une rue plus large que les autres. Il existait à Esgaroth bons nombre d’allées lugubres, mais il existait également des artères principales. Mais rare était le bruit de tant d’armes sur une même personne. Elle ne se stoppe guère, mais elle l’entend bien. Se croiser serait plus facile pour voir si un nouvel arrivant était en ville. Puis quand elle l’aperçoit, sans savoir si cela est réciproque. Elle aurait envie de fuir et de se cacher. Rien ne pouvait être pire que cet instant. Sachant fort bien qu’il s’agissait du frère de son meilleur ami. Ils ne s’appréciaient pas. Pour une raison que Cyrïelle ignorait, voilà cinq cents ans que cela n’était plus pareil. C’était évidemment différent. Elle pensait savoir pourquoi, sans vouloir l’affirmer. La nouvelle avait choqué une grande partie des populations elfique pour qui était proche des jumeaux d’Elrond. Elrohir n’était pas la personne qu’elle pensait croiser ici même. Elle pensait qu’il serait bien plus du genre à rendre visite au Roi de la Forêt noire. Pas aux Hommes. Et finalement, elle regrette presque de se trouver sur ce même axe piéton que lui, sans pouvoir l’ignorer plus longtemps, alors qu’elle le devrait, un sourire narquois sur le visage. La blonde savait exactement comment le mettre dans une colère noire, mais elle ne devrait pas. C’était malsain, en plus d’être vulgaire. Qu’elle lance. « Tu es bien loin des terres que tu aimes arpenter Elrohir. » Son prénom sonne presque comme un dégout dans sa bouche, mais elle était loin d’être celle qui avait lancé les hostilités en eux deux.
(c) nightgaunt


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