Et si nous partions en voyage ? [Arwen]

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Dim 30 Aoû - 14:44

Et si nous partions en voyage ?
 


Arwen & Galadriel

Assise devant ma fenêtre, je laisse mon regard dériver sur l’or liquide qui inonde la forêt chaque jour au lever du soleil. Mes doigts caressent le plumage de l’oiseau qui vient de m’apporter la nouvelle de cette invitation en forêt noire, sans pourtant me préciser qui m’attendra ni même qui m’envoie cette lettre. Serait-ce Elladan ou bien Elrohir ? Voilà un moment que je n’ai vu le premier, et si le second passe me rendre visite de manière régulière, j’avoue que lui non plus ne vient pas assez souvent. Il préfère le climat du sud et les longues chevauchées dans les plaines du Rohan en compagnie de ces gens simple qui lui font oublier son rang et le poids des responsabilités qui lui pèsent sur les épaules. Pourtant, Elrohir semble le plus à même de prendre la suite d’Elrond à mon sens, car même s’il a été profondément blessé par le départ de sa mère pour les contrées de Valinor, il a su faire de cette blessure une force. C’est une chose que je lui envierais toujours, je crois, car la simple mention du nom de ma fille me fait entrer dans une colère noire, toujours placée contre ma propre personne, mais que mon interlocuteur n’arrive jamais à comprendre. Cependant, le jour où je prendrais le bateau pour la rejoindre est loin d’être arrivé, il me reste encore de nombreuses choses à accomplir en ce monde avant.

Curieuse, j’enfile un long châle gris sur mes épaules et je laisse mes pieds nus me guider vers le sol. Je descends des plates formes suspendues les unes après les autres pour finalement sentir la fraicheur de l’herbe sous mon pied. Oh, j’aurais pu attendre. Peut-être même aurais-je du. Quelques jours de chevauchée, ce n’est rien et ensutie je serrerais certainement quelqu’un qui m’est cher dans les bras. Ou alors mon cœur se pincera dans cette déception que je cacherais derrière un masque de froideur et de distance durant les premières minutes de l’échange. Oui, j’aurais pu attendre. Ou alors, je peux utiliser ce don qui habite en moi depuis ma plus tendre enfance, et verser de l’eau dans mon miroir. Ainsi, j’aurais le temps de me faire à l’idée, quelle qu’elle soit.

Mon pas lent me guide vers ma clairière, et je passe devant le garde qui la protège avec un sourire et un signe de tête en guise de salutations. Il s’incline légèrement devant moi et reprend son visage impassible. Cet endroit est dangereux pour celui qui ne possède pas mes dons, car n’importe qui peut voir l’avenir dans ce miroir. Cependant, seuls ceux qui ont un esprit avisé peuvent comprendre les images sans être frappé d’une folie lente qui va les ronger de l’intérieur. Je commence par m’arrêter devant la petite source et y plonge mes mains pour me rafraichir. J’attrape ensuite la cruche en argent disposé à côté et je traverse la clairière pour arriver devant le miroir, simple disque d’argent disposé sur un socle de pierre. L’eau versée dans la coupelle, je me penche en avant et je plonge dans les visions, cherchant à attraper celle qui m’intéresse.

Je recule, brutalement, m’arrachant à des images que je ne souhaitais pas voir. Des images d’un futur lointain et possible où le monde serait couvert de flammes et de sang. Je serre les poings le long de ma chemise de nuit beige et je ferme les yeux. J’ai obtenu ma réponse, mais à quel prix ? Je secoue lentement la tête de droite à gauche, renverse l’eau de la coupe et repose la cruche à sa place. Je quitte ensuite les lieux, avec le besoin de m’isoler pour réfléchir à ces visions.  Mon pas me mène vers les appartements d’Arwen, et j’y entre avec un sourire, sans prendre la peine de frapper.

- Et si nous partions en forêt noire pour la nuit des étoiles ?

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Jeu 3 Sep - 18:35
Depuis quelques temps, les jours se ressemblent terriblement. Plus rien ne vient donner aux heures une petite part de vivacité franche. Je m'en sens oppressée. Et les nuits, quant à elles, se apportent leur lots de cauchemars. Une ombre sombre est en route. Aussi éloignée et vague soit-elle, elle est là et je la sens. Le mal n'est pas éradiqué. Quelque chose s'est produit récemment, je ne saurais encore dire quoi, mais les événements sont en marche.

Or, Tout cela n'est qu'histoire à vivre au futur, un futur encore lointain, j'en suis persuadée. Ce qui ne m'empêche pas de ressentir la noirceur de cette nuée. Je cherche à éloigner cette impression à coup de divertissements. Mais ils se font rares dans dans cette contrée pour une personne telle que moi. Je ne suis pas comme les autres, je ressens un besoin important d'aventure et d'activité. La seule qui m'est ici octroyé et permise étant celle de mettre mes qualités au service de mon rang. Je sais qu'ils ne sont pas aussi durs qu'ils ne le devraient à mon égard, cela ne m'étouffe pas moins. Il y a eu une période où cela m'était moins difficile à supporter, il y a quelques temps de cela. Mais certaines choses se sont produites, certains événements ont eu lieu et maintenant que certains points se sont tassés, redevenir Dame Arwen, princesse d'Imladris m'est imposé. Je l'accepte, je ne suis plus une enfant depuis longtemps. Cela n'empêche pas une part bien enfouie en moi d'en souffrir.

Je me si levée de bonne heure ce matin afin de profiter du levé du soleil, espérant lire en lui la nouvelle d'une éclaircie dans mon univers étriqué. Je le fais chaque jour depuis quelques temps, profitant de cette impression de liberté et de majesté. En ces lieux, j'ai la sensation d'être un oiseau en cage, or je suis - que le monde en ait conscience ou pas - un aigle, sauvage et libre. Mais l'aigle donne l'impression d'être ici une blanche colombe docile que je ne suis pas.

Cela fait même une éternité que mes frères ne sont passés ici, apportant avec eux les nouvelles et les images racontées du reste du monde. Certes, leur histoire sont bien moins bien racontées que par Mère, mais elles en demeurent tout aussi passionnantes. Peut-être le sont-elles même plus, si directe est leur manière de présenter les choses. Mère me manque d'ailleurs terriblement depuis quelques temps. En saurais-je la raison que je ne parviendrais à en contrôler le chagrin. Elle me manque et rien ne parvient à m'éviter de voir son visage me sourire dès que mes yeux se ferment.

J'inspire un grand coup afin de m'inonder de la chaleur de ses rayons matinaux. Quelques minutes ainsi me ressourcent et mes pas me guident déjà vers mes appartement, murmures rassurants que sont mes pieds nus sur le sol frais.

Je ne me suis pas encore installée à mon bureau afin d'écrire quelques lignes, des lettres qui ne sont destinées à nulle autre que moi-même quand une voix chantante et cristalline égaye soudain la pièce. Grand-maman est là et sa fraîcheur et sa joie sont communicatives.

"Rien ne saurait me faire plus plaisir, Dame Alatāriellë" Dis-je en m'inclinant devant elle. La bienséance à outrance n'est pas forcément de mise entre nous et les fois où j'appelle la Protectrice de ce bois gran-(maman ne sont pas rares. Or, cela est un petit jeu auquel je m'adonne quelques fois, surtout quand elle se présente de manière aussi joyeuse.
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