Dans la peau d'une autre... Ou Arwen n'est plus tout à fait elle-même

 ::  :: Les Archives :: Archives Rp Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
Invité
avatar
Invité
Sam 14 Mar - 21:38
Les yeux fermés, je savoure la fraîcheur du matin sur ma peau, je me délecte de la douceur des rayons du soleil sur mon visage et je souris à ce nouveau jour qui vient de naître. La journée s'annonce parfaite et merveilleuse...

Sauf que lorsque j'ouvre les yeux... Je ne reconnais rien de ce que je suis sensée découvrir... La forêt a disparu, laissant place à une étendue d'herbe verte et grasse. Au loin, s'élèvent des monts que je ne reconnais pas... Mais qu'est-il en train de se passer.

Je baisse les yeux et découvre une tenue de coton blanche finement brodée mais qui ne ressemble en rien à ce que je porte habituellement... Et mes pieds appréciant normalement la douceur des éléments sont engoncés dans des chausses beaucoup trop serrées à mon gout. Du coin de l’œil, je remarque une mèche de cheveux rousse volant au vent... Cette mèche n'est pas la mienne, cela ne peut pas faire le moindre doute.

Je baisse la tête et remarque des gens, des dizaines de personnes en train de s'affairer, elle panse des chevaux, plus loin, un maréchal-ferrant tape et retape, le son métallique de son travail chuintant étonnement désagréablement à mes oreilles. Je ne déteste pas ce bruit normalement... Mais l'impossibilité de cette situation me laisse dans un état de stupéfaction sans nom.

Je m'apprête à descendre les marches menant à ces personnes, peut-être l'une d'elle pourra m'expliquer ce qui se passe... Mais je n'ai pas le temps de descendre quatre marche qu'une voix m'interpelle. Une femme, une humaine à n'en pas douter, me fixe, les mains sur les hanches, apparemment outrée par mon comportement. C'est tout du moins ce que je peux lire sur son visage renfrogné.

"Isadrielle! Ça fait des heures que je te cherche et mademoiselle baille aux corneilles... Elle vient de fêter ses 20 ans et tout lui est du! Viens avec moi tout de suite, la cuisine n'attend pas. Il est déjà 9h du matin, le repas de ce midi ne sera jamais près à ce rythme... Allons, dépêche-toi!"

Je regarde la femme sans bouger. Oserais-je dire qu'elle a une cinquantaine d'années humaines. Elle m'agrippe le bras et me refait grimper les marches que je venais de descendre, me menant vers une immense porte en bois sculptée...

"Ce n'est pas avec des gamines comme quoi que la cité d'Edoras va perdurer, ma petite! Allons, on se dépêche!"

Pendant quelques secondes, je me laisse faire, sans vraiment savoir comment réagir. Je me sens vraiment prise en porte-à-faux. Je me sens vraiment Isadrielle, vraiment honteuse de ne pas m'être attelée à ma tâche... Mais subitement, je me rappelle qui je suis, Arwen! Elfe d'Imaldris qui vit en Lothlorien! Je ne suis jamais venue dans le Rohan et ne connait pas cette Isadrielle!

Je me dégage de la prise de cette femme en lui lançant :

"Veuillez m'excuser, madame, mais vous me prenez surement pour quelqu'un d'autre. Je ne suis pas Isadrielle, mon nom est Arwen..."

Ma voix me surprend...

"D'accord, comme tu voudras... On se dépêche Arwen, la soupe n'attend que toi!"

Elle me fait passer la porte en me poussant dans le dos et me guide dans un couloir et nous grimpons un escalier quand elle me lance tout à coup :

"Et depuis quand tu donnes dans le Madame, belle Arwen? Pour toi, je n'ai jamais été autre que Anadria..."

Je secoue la tête, ne comprenant plus rien à rien... Puis tout à coup, je me mets à rire, ne reconnaissant pas mon éclat de joie... Cette voix n'est pas la mienne c'est évident...

"Je suis en train de rêver, c'est ça, c'est évident, je rêve. Je rêve que je suis en voyage... Il n'y a rien de plus normal non... Je rêve toutes les nuits..."

"Il n'est plus le temps de rêver ma belle, tu as du pain sur la planche!"

Non, cette fois-ci, et d'autant plus si je suis en train de rêver, hors de question que j'aille éplucher des carottes. Je vais aller profiter un peu de cet endroit que je ne connais pas! La cité d'Edoras, c'est ce que cette gentille dame a dit? Eh bien, allons la visiter. Je me glisse tel un chat sous le bras de la femme, beaucoup plus souple et alerte qu'elle, au moins, voilà une chose que j'ai conservé en rêve! Je descends à la volée les escaliers et me retrouve sur la plateforme qui où je me suis éveillée... Ou endormie... Qu'importe!

Je me rends auprès des gens qui se trouvaient en contre-bas, entendant les cris d'Anadria derrière moi... D'accord! Je n'ai pas envie de la retrouver alors... Je vais prendre un chevaux, les Mearas sont des montures exceptionnelles, alors autant aller faire un petit tour en dehors des remparts sur une de ces merveilles.

Je monte le premier cheval venu et m'élance vers la sortie, ma nouvelle amie criant toujours à plein poumons derrière moi... Mais je n'en ai cure. Voici un rêve bien étonnant et je ne souhaite rien perdre, ne rien oublier...

La beauté sur laquelle je suis file comme le vent et bientôt je me retrouve seule, en pleine nature avec rien d'autre que moi, le cheval et l'étendue verdoyante scintillant sous le soleil montant lentement dans le ciel. Il me semble que des heures s'écoulent, je ne ressens aucune lassitude. Tout est tellement agréable, l'air est doux et sent divinement bon... Une multitude de fleurs nimbe la prairie de parfum.

Au bout d'un temps indéterminé, je décide de descendre de cheval. La magnifique bête s'arrête avant même que je fasse le moindre geste, comme si elle avait comprit mon désir. Mais après tout, ne suis-je pas dans un rêve?

Je mets pied à terre et m'installe dans l'herbe fraîche en plein soleil. Je commence par m’asseoir avant de m'allonger et de fixer le bleu du ciel... Je veux vraiment profiter au maximum de chaque instant... De cette liberté pleine et entière que je n'ai pas connue depuis une éternité... Cette cavalcade, cette solitude... Je n'ai pas connu ça depuis mon enfance. Et il me faut me glisser dans la peau d'une demoiselle du Rohan pour la revivre un peu.

Je ferme les yeux et inspire pleinement, m’enivrant de chaque bouffée d'air parfumé.

Lorsque j'ouvre les yeux... La cime des arbres me couvre le soleil, il arrive par intermittence bien que le ciel soit visiblement aussi lumineux. La prairie s'est transformée en un sous-bois au parfum beaucoup plus familier. Et une seconde plus tard, un homme, un garde que je connais bien arrive au-dessus de ma tête en me demandant si tout va bien... Je me relève en lui disant que oui, je vais parfaitement bien, que j'ai fais un rêve incroyable... Et qu'il est étrange que je me sois endormie ici. Mais le garde me fait rapidement comprendre que je n'ai nullement dormi ici. Il m'explique que je me suis enfuie à toute jambes de la passerelle devant ma chambre où j'aspirais l'air du matin comme je le faisais tout les jours. Je me suis mise à hurler à la sorcellerie en me mettant à courir sans savoir où j'allais... Et lorsqu'il m'a interpellé en m’appelant par mon nom, je lui ai répondu que je m’appelais... Isadrielle!

Mes yeux s'écarquillent lorsque je comprends ce qu'il est en train de me dire... Je n'arrive cependant pas à expliquer ce qui a bien pu arriver...

Il me semble que ce qui s'est passé en ce jour demeurera un mystère pour toujours...
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» La musique dans la peau
» Pourtant t'es beau comme une comète, j't'ai dans la peau, j't'ai dans la tête.
» c'est dans des moments comme ça qu'on voudrait être tout petit # winthrop (fini)
» Ayez le rythme dans la peau ; Maracasse
» A la recherche d'un endroit calme [libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Hobbit : Unfinished Tales ::  :: Les Archives :: Archives Rp-
Sauter vers: