you said you weren't responsible to send him away. you lied to me! ✖ Adraniel

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Lun 2 Fév - 13:29


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you said you weren't responsible to send him away. you lied to me!


Quelques semaines après la cérémonie.

Voir des gens, beaucoup de gens, à la cérémonie, ça avait été ... disons que ça avait été sympathique. Oh, certes, Níniel savait que c'était dangereux. Dans le sens où ... Et bien, dans le sens où elle avait peut-être croisé des personnes, sans le vouloir, qui chercheraient à la ramener à Dol Amroth. C'était un risque qu'elle avait pris. Un risque calculé en quelque sorte. Dans le sens où elle savait qu'elle ne pourrait pas rester indéfiniment au Rohan. Elle savait qu'un jour ou l'autre, elle croiserait quelqu'un de son passé. Et c'était peut-être le moment. Peut-être qu'il était temps de rentrer. Qu'elle devait laisser de côté ce qui avait pu se passer et se tourner vers le présent. Mais si elle rentrait, et bien ... sa liberté serait entâchée. Elle ne pourrait plus faire ce qu'elle voulait. Quand elle le voulait. Mais elle serait en sécurité d'un autre côté. Elle n'aurait plus à se défendre. A se soucier de ce qu'elle pourrait ou bien ne pas faire. Elle était loin de se douter que son destin allait finir par la rattraper et qu'elle ne serait plus libre de ses choix. Loin de se douter que sa vie allait basculer d'un moment à un autre.

Ce jour là, Níniel était au marché. Elle avait besoin de quelques petites choses. Elle avait appris à cuisiner en compagnie de Nana. Oh, je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle était devenue une bonne cuisinière. Mais elle se débrouillait. Enfin, pour certaines choses. Pour d'autres, c'était un peu ... catastrophique. Et pire encore. Avec le temps, peut-être deviendrait-elle meilleure, qui sait ? Penchant la tête sur le côté, elle regardait les différents étalages. Elle s'était arrêtée devant un marchand qui vendait des fleurs. Il y en avait de jolies. De très jolies. Finalement, oui, elle allait craquer pour un bouquet. Un joli bouquet. Ca mettrait un peu de couleurs dans la maison. Après avoir payé les fleurs qu'elle avait mis dans son panier, Níniel se tourna. Prête à continuer ses petites courses. Elle cligna des yeux. Et ce fut à ce moment qu'elle le vit. Non. Pas lui ... Pas ici. Peut-être avait-elle rêvé. Peut-être qu'elle le voyait partout alors qu'il n'était pas forcément là. C'était peut-être parce que ses proches lui manquaient. Qui sait ? Níniel secoua la tête, afin de reprendre ses esprits. Elle avait encore des choses à faire. C'était pas vraiment le moment de penser à tout cela. "Allez ma grande. Tu as encore des choses à faire." en vint-elle à dire dans un hochement de la tête.

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Sam 7 Fév - 21:33
Une rumeur. Un ragot. Un commérage. Un secret détourné et envoyé à l’autre bout du pays. Comment faire confiance à toutes ces choses, comment faire confiance aux gens qui vont et viennent, comme ça, sans jamais me dire d’où ils tiennent leurs histoires. Oh, certaines sont à dormir debout. Alcarin qui aurait épousé Niniel et qui lui aurait fait trois enfants… Non, ça c’est impossible. Il n’y a pas le temps pour faire trois enfants en un an et demi, n’est-ce pas ? Non, ce genre de rumeurs, elles me font d’abord mal, avant que je ne réalise qu’il n’est pas possible qu’elles soient vraies, même si j’envoie toujours quelqu’un les vérifier. Sait-on jamais… Non, celles qui sont encore pires, ce sont celles qui sont crédibles, comme ce que m’a raconté cet homme, il y a deux semaines, alors qu’il se tenait, tout tremblant devant moi. On aurait vu une demoiselle ressemblant à Niniel à la cours d’Edoras, lors du mariage de la princesse Eodia et de Thodir de Dunharrow.

A la mention de ce nom, mon cœur s’est serré, même si le savoir marié à une autre m’a fait du bien. Dans mon esprit, j’ai réussi à passer outre l’affront qu’ils m’ont fait, tous les deux, en dansant à la fête en l’honneur de l’héritier de Dunharrow. Oh, mon regard acerbe ne l’a pas quitté, même si à l’époque je ne savais pas encore que j’allais tomber amoureux de Niniel ni être fiancé à elle un jour. Non, à cette époque j’étais encore innocent de nombreuses choses, mais en le voyant, j’avais eu tellement peur de le voir briser notre trio à Alcarin, Niniel et moi, que je n’avais su garder mes sentiments de côté.

Et voilà la pire des choses qui est en train de m’arriver. Je vous l’ai dit, le pire n’est pas d’avoir à entendre des rumeurs affreuses, le pire est de me retrouver face à des rumeurs plausibles, à partir au loin pour tenter de la retrouver, et pour au final me retrouver perdu, totalement isolé parce que ce n’était que des bêtises. Mais, cette fois encore j’ai choisi de prendre la route le plus rapidement possible, et je me retrouve au bout de quelques jours de voyage, en Edoras, dans la ville où j’aurais dû me présenter au roi pour commencer, ou du moins à son remplaçant puisqu’il a disparu. Mais, non. Je ne peux pas, je ne suis pas là pour les relations diplomatiques et autres ronds de jambe. Non, moi je suis là pour une longue chevelure brune, un petit nez mutin, et deux grands yeux marron. Exactement comme cette fille aperçue dans la foule du marché. Bouche bée, je la regarde passer et s’éloigner, avant de bousculer l’homme à côté de moi pour tenter de la rattraper, fendant par la même occasion la foule sans la regarder, ne cherchant qu’à revoir cette chevelure brune, qui finit par me faire tourner sur la droite dans une ruelle presque vide, où je cours pour l’attraper par le bras. Je l’attrape et lui laisse le temps de se retourner, espérant de tout mon cœur que ce soit elle, ce fantôme dont je suis tombé amoureux.

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Dim 8 Fév - 17:38


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En stress ... Níniel était en stress. Oui, elle pensait toujours que ce n'était pas Adrahil. Que c'était une manifestation de son esprit, ou quelque chose dans le genre. Il ne pouvait pas être ici. Il avait des obligations. Il était à Dol Amroth. Aux côtés de son père. Et pas à Edoras. L'idée qu'il puisse être là ... Níniel n'en savait rien. C'était étrange. Ravie d'un côté qu'il ait pu faire tout ce chemin jusqu'à elle pour la retrouver. Mais si c'était lui, était-il là pour elle ? Pour des raisons politiques ? Elle ne saurait pas dire. Et elle préférait ne pas y penser. Non. Ce n'était pas Adrahil. Elle devait se sortir cela de la tête. Elle devait penser à autre chose.

Níniel secoua la tête à plusieurs reprises. Elle poussa un long soupir. Elle devait continuer ses achats. Mais elle n'avait plus envie de le faire bizarrement. Non. Le mieux, cela serait qu'elle rentre. Elle se reposerait un peu. Peut-être que c'était les nerfs qui avaient fini par lâcher. Peut-être qu'elle voyait des choses qui n'étaient pas là. Elle dormait mal ces derniers temps. Quoi qu'il en soit, Níniel avait détourné les talons. Elle était décidée à rentrer chez elle, enfin, ce qui lui servait de chez elle tant qu'elle était à Edoras. "Arrête de penser à cela. Il n'est pas là. Tu es là. Toute seule, dans cette galère, mais c'est bien parce que tu t'y es mise." C'était elle qui était partie, après tout. Elle qui s'en était allée sans lui laisser le temps de s'expliquer. Elle qui n'en avait fait qu'à sa tête jusqu'à présent. Elle qui s'en mordrait peut-être les doigts un jour, qui sait ?

Au détour d'une ruelle, on en vint à l'attraper par le bras. Surprise, elle en vint à lâcher son panier. "Mais vous êtes fou ? Veuillez me ..." Elle se tourna. Elle croisa son regard. C'était lui. Aucun doute. Elle reconnaîtrait ces bouclettes entre mille. Il était vraiment là, devant elle. Une chance que le panier soit déjà par terre. Parce qu'il serait tombé tant elle était surprise de le voir ici. Devait-elle feindre l'ignorance ? Ignorer qui il était ? Faire croire qu'il la prenait pour quelqu'un d'autre ? Non. Ca n'aurait pas été bien. Elle avait été prise, certes, mais elle ne jouerait pas la carte de Je ne vous connais pas, même si elle aurait aimé utiliser ce joker. C'était douloureux ... Douloureux de le voir. Douloureux parce qu'elle se souvenait des bons moments. Des rires. Des sourires. De la franche camaraderie qu'ils avaient pu avoir. Des sentiments qui étaient nés. Mais elle se rappelait des mauvais. Ou plutôt du mauvais. Celui qui l'avait fait fuir. "Si on m'avait dit que je vous verrais ici, en ce jour, je ne l'aurais sans doute pas cru." Elle était encore fâchée. Fâchée de ce qu'elle avait pu entendre, même si elle n'avait peut-être pas toutes les brides. "Qu'est-ce qui vous a mené jusqu'à moi ?" Afin de savoir ce qui avait pu la trahir.
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Jeu 12 Fév - 16:01
C’est la première fois que je me trouve face à une piste qui peut réellement donner quelque chose, face à une piste qui mène vers quelqu’un qui ressemble à Niniel. Oh, cela fait déjà un an qu’elle est partie, une longue, trop longue année, mais chaque détail de son visage est encore gravé dans mon esprit. Nous avons grandis ensemble, elle Alcarin et moi. Si rien ne me permet de croire que je reverrais mon ami d’enfance un jour, si rien ne me permet de croire qu’un jour, cette ombre dans mon cœur cessera de me tourmenter, alors peut être qu’au moins je peux essayer de faire quelque chose pour ramener Niniel à sa mère, à sa famille. Elle leur manque, et si elle préfère rompre nos fiançailles, si elle préfère ne plus jamais me voir parce que je n’ai pas su protéger notre trio, au fond de mon cœur, même si ce serait certainement le coup de grâce, je comprendrais. Je comprendrais, parce que je n’ai pas assuré. J’ai été minable sur toute la ligne. J’aurais du me lever contre mon père pour la laisser être heureuse avec Alcarin, au lieu de ne rien dire, au lieu de rester dans mon coin et de lui dire simplement que ce n’était pas mon idée, et que je ne faisais que « suivre les ordres ». Ha, comme cette simple mention des mots que j’ai utilisés me torture aujourd’hui.

Mais, alors que je fends la foule, je finis par repérer cette chevelure qui m’a attiré. Je me dirige vers elle et je l’attrape par le bras, mon cœur battant dans ma poitrine, mon cœur manquant d’exploser, et après la surprise, voilà que ma main lâche son bras comme au ralenti avant de retomber le long de mon corps. « vous ». Niniel ne m’avait jamais vouvoyé avant. Je baisse un instant le visage pour cacher mon trouble avant de relever les yeux, mon visage redevenu totalement impassible.

- Un an de recherches constantes et de voyages pour suivre chaque rumeur de ton passage quel que soit l’endroit où la rumeur disait que tu pouvais être.

Non, décidément, je n’arrive pas à la vouvoyer. Je n’arrive pas à mettre cette distance qu’elle-même semble mettre si facilement entre nous. Je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas rejeter notre enfance commune, tous ces souvenirs heureux, simplement parce qu’elle a choisi de s’enfuir, pour une raison inconnue à mes yeux, du jour au lendemain.

- Pourquoi es-tu partie, Niniel ? Pourquoi … Je t’ai crue morte, enterrée, comme…

Ma voix se brise alors que ressortent toute l’inquiétude que j’ai ressentie en voyant les deux piliers de ma vie disparaitre, tout le stress, toute la tristesse… Mon visage n’arrive plus à retenir ces émotions, et une minute durant, je tourne la tête sur le côté, pour ne pas qu’elle voit cette douleur sur mon visage. Cette douleur du à ce double abandon, volontaire pour Niniel, certainement moins pour Alcarin, mon frère même si nous n’avons pas le moindre lien de sang.
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Jeu 12 Fév - 19:45


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Adrahil ... Si elle avait su ... Si elle avait su, qu'aurait-elle fait de toute manière ? Aurait-elle fui encore plus loin de lui ? Ou aurait-elle fini par se laisser attraper comme elle venait de le faire ? Peut-être en avait-elle marre de jouer à cache-cache. Peut-être qu'il était temps ... Temps de laisser le passé derrière elle. Temps d'oublier. Temps de pardonner. Temps d'avoir une explication sur le comment du pourquoi de cette chose. Peut-être qu'elle avait fait preuve de méprise. Peut-être que ... Elle n'aurait su dire. Elle était fatiguée. Lasse de devoir fuir. Lasse de devoir regarder par dessus son épaule. Peut-être que ce n'était pas plus mal, au départ, qu'il ait fini par la retrouver. Certes, cela signifiait que sa liberté était ... terminée, si on pouvait dire cela ainsi. Parce qu'elle était pratiquement sûre et certaine qu'il allait vouloir la ramener dans ses bagages.

Si Níniel avait mis de la distance entre elle et lui par sa façon de lui parler, ce n'était nullement voulu. Enfin si, beaucoup. Elle n'avait guère eu l'occasion de tutoyer les gens ces derniers temps. Elle n'était qu'une inconnue dans ce monde. A Dol Amroth, elle était la fiancée d'Adrahil. Au Rohan, elle n'était que la cousine de Thodir qui venait d'arriver il y avait de cela peu. Enfin, cousine, fausse cousine plutôt. Puisque ce n'était qu'un stratagème pour éviter d'être reconnue. Stratagème qui avait duré un temps. Et qui était terminé à présent puisqu'Adrahil était là. "Qui aurait pu croire que j'étais douée pour la fuite et les parties de cache-cache grandeur nature." Parce qu'à dire vrai, quand elle était plus jeune, elle n'était pas vraiment douée. Alcarin et Adrahil arrivaient à lui mettre assez rapidement la main dessus. Ce qui n'était pas drôle du tout. Elle avait même soupçonné, durant un temps, qu'ils soudoyaient le personnel de la cité pour leur indiquer où elle se cachait. Soupçons qu'elle n'avait jamais pu vérifier à dire vrai. Et elle ne le ferait pas. Parce que l'heure n'était pas vraiment à l'amusement.

L'heure était aux retrouvailles. Des retrouvailles peut-être glaciales. Pas les retrouvailles auxquelles il aurait pu s'attendre. A dire vrai, elle avait imaginé la chose à de nombreuses reprises. Comment ça se passerait si jamais ils se revoyaient. Et tout ce à quoi elle avait pu penser, pour le coup, elle ne souhaitait pas y penser. Pour ne pas se laisser submerger. Une question. Ou plutôt la question à laquelle elle s'attendait. La première question qu'elle savait qu'il poserait. Pourquoi. "Comme Alcarin ? C'est ce que tu allais dire ?" Alcarin, son cher ami qui avait disparu. Elle n'avait pas perdu espoir de le retrouver. Elle savait que Thodir avait fait passer le mot. Mais rien. Aucune nouvelle. Ce qui ne voulait pas dire pour autant qu'Alcarin était perdu. Peut-être ... Elle ne savait pas trop à dire vrai. Elle voulait le retrouver. Elle voulait qu'il soit vivant. Mais peut-être que c'était peine perdue. "C'est à cause de lui que je suis partie. Je t'ai entendu. Par mégarde, mais je t'ai entendu en parler avec l'un de tes hommes." Pas de la colère. Plus de la déception qu'autre chose. "Tu m'as regardée. Droit dans les yeux. Tu m'as dit que tu avais tout fait pour l'empêcher de partir. Mais c'était un mensonge. Tu m'as menti." Et c'était sans doute cela qu'elle lui reprochait le plus. Le fait qu'il lui ait menti ouvertement. Níniel aurait pu être vexée de savoir qu'il l'avait envoyé au loin. Mais au moins, ça aurait pu s'arranger entre Adrahil et elle. Ils en auraient discuté. Et sans doute ne serait-elle pas partie.  
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Mer 18 Fév - 1:07
Amer. Je suis amer et incapable de dire quoi que ce soit. Mon regard dans le sien, j’ai du mal à dire à haute voix ces choses que j’ai envie de lui hurler, de lui dire… J’ai envie… Non, j’ai besoin de la prendre dans mes bras, j’ai besoin de la sentir contre mon cœur, et d’être sûr qu’elle est là. Qui aurait pu croire, alors que nous grandissions et que je voyais qu’Alcarin tombait amoureux d’elle petit à petit, que ce serait moi, qui serait fiancé à elle un jour ou l’autre ? Pas moi. Certainement pas moi. J’étais parti pour anoblir mon ami d’enfance, j’étais parti pour les laisser vivre ce qu’ils voulaient… Mais, on m’a fiancé à elle. Et, j’en suis tombé amoureux, avant de la perdre, avant de la voir fuir du jour au lendemain sans comprendre pourquoi, sans être sûr de la revoir un jour, me laissant avec mon cœur brisé et mes souvenirs amers.

-… Oui. C’est ce que j’allais dire.

Froid. Je dois me reprendre. Je dois retrouver une contenance et faire en sorte d’oublier cette souffrance dans ma poitrine. Droit comme un « i », j’essaie de reprendre cet air princier qu’on m’a appris à avoir durant des années, cet air qui n’en a pas réellement à faire, de ce qu’on lui dit. Mais, face à Niniel, je ne peux pas, pas totalement.

- Je ne l’ai pas envoyé à la mort. Il a insisté pour prendre cette mission de lui-même, de son propre chef, parce qu’il savait que je n’aurais confiance en personne d’autre, que personne d’autre n’aurait eu tous les tenants et les aboutissants de l’affaire en cours. C’était… Délicat. Envoyer quelqu’un sans toutes ces informations n’aurait conduit qu’à l’échec de la mission. Tout expliquer à la personne qui y allait aurait été trop d’informations d’un seul coup. Alors, Alcarin s’est proposé pour partir. J’ai refusé. Et ensuite j’ai été obligé d’accepter car la situation avait … évolué.

Mon ton est froid et détaché alors que je lui explique la situation, comme si je n’étais pas impliqué. Mais, la souffrance qui se lit dans mes yeux dément totalement cet air que j’essaie de me donner. Au bout de quelques secondes d’un silence pesant, je reprends :

- Alcarin est mon frère, Niniel. Je ne l’aurais jamais envoyé au Gouffre de Helm si j’avais pensé une seule seconde qu’il n’en reviendrait pas. La mission devait durer un mois. Il s’agissait d’obtenir des informations sur un potentiel assassinat envers mon père. Les nouvelles de sa part ont arrêté de venir au bout de trois semaines. J’ai envoyé des gens à sa poursuite. J’ai envoyé des secours, au mépris de toutes les règles de diplomaties entre Dol Amroth et le reste du monde, pour essayer de le retrouver. Mais, personne ne l’a trouvé.

Je me fiche d’être là, dans la rue, face à elle, alors que je parle de parle de ces choses tellement privées, tellement sensibles. Pour la première fois, mon cœur saigne alors que les paroles sortent comme si je ne pouvais plus les arrêter.

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Ven 20 Fév - 20:26


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Alcarin ... Tous les problèmes partaient de lui. Un formidable trio qu'ils formalient et tout avait fini par foutre le camp ce jour où ... cette alliance avait été formée entre la mère de Níniel et le père d'Adrahil. Un coup dur. Non pas qu'elle n'aimait Adrahil. Mais elle avait de forts sentimelnts pour Alcarin. Elle avait pensé que ça irait. Qu'elle finirait par l'oublier. Qu'il sortirait de son coeur. Ca s'était produit. Les sentiments pour Alcarin s'étaient terinés. Ils avaient laissé la place pour aimer Adrahil. L'aimait-elle toujours ? Bien sûr. Si elle était autant en colère contre lui, c'était parce qu'elle l'aimait. Qu'elle était blessée qu'il lui ait menti, caché la vérité. Déçue, oui, elle l'était. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle ne voulait plus le voir ou qu'elle ne voulait plus entendre parler de lui. S'il était blessé de son départ, elle l'était tout autant de par son comportement.

Une explication. Il était temps qu'ils aient une explication. Qu'il lui parle de tout cela. Qu'il lui explique ses raisons. Ils avaient besoin de discuter. Même si y'avait dispute. Il y aurait forcément dispute. Ou pas. Peut-être que Níniel se montrerai compréhensive. Va savoir. Accepterait-elle pour autant de croire les yeux fermés ce que Adrahil lui dirait ? Peut-être que oui. Peut-être que non. Ca dépendrait. De son excuse. De son explication. De si elle trouvait ça crédible ou non. Pour Níniel, dans sa tête, c'était clair. Alcarin était parti, envoyé au loin par celui qu'il considérait comme étant son frère; Il n'était plus là. Ils l'avaient perdu tous les deux. Peut-être définitivement. Elle espérait le revoir. Le retrouver. Thodir lui avait dit qu'il faisait son possible mais rien pour le moment. Pas un mot. Et ça lui faisait, quelque peu, perdre confiance. Adrahil lui expliqua que c'était Alcarin qui s'était porté volontaire. Lui qui avait voulu s'léoigner. Pourquoi diable aurait-il souhaité cela ? Níniel était surprise par ces révélations. Pourquoi partir volontairement alors qu'ils auraient pu rester tous les trois ? Qu'est-ce qui avait changé ? Le fait qu'elle était promise à Adrahil ? Est-ce que ça l'avait chagriné ? Sans doute. "La situation avait évolué ?" Qu'est-ce qu'il entendait par là ? Faisait-il allusion à leurs fiançailles ? Etait-ce à cause de cela que tout avait foutu le camp et que c'était le bordel ? "C'est à dire ? Dois-je blâmer nos fiançailles ?" Peut-être que c'était cela. Níniel n'espérait pas que cela soit à cause de ça. Parce que ça voulait dire ... que les responsables, au final, c'était sa mère. Et le père d'Adrahil. Et ça serait difficile. Difficile d'accepter la chose. Ca voudrait dire qu'également, elle en aurait voulu à Adrahil alors qu'il n'était en rien responsable. Si tel était le cas, elle s'en voudrait terriblement.

Níniel secoua la tête. Est-ce que c'était vrai ? Ou bien est-ce que c'était un subterfuge pour la convaincre qu'il n'était en rien responsable ? Elle ne savait pas. Et la jolie brune était ... perdue ... Et elle se demandait si c'était vrai. Ou bien si ... Perdue. Oui, elle était perdue. Adrahil se justifiait. Une mission de courte durée. Un mois seulement. Et puis, il avait fini par ne plus avoir de nouvelles. Personne n'en avait, et ce bien malheureusement. Personne ne savait si Alcarin était encore en vie. Ou bien si au final il était mort. Il l'avait cherché. Mais était-ce vrai ? Ou bien lui disait-il cela simplement parce que c'était ce qu'elle voulait entendre ? Oui. Elle doutait. C'était normal après tout. Est-ce que ça la réconfortait ? De savoir qu'il n'avait rien prémédité de tout cela ? Sans doute. Etait-elle rassurée pour autant ? Non. Parce qu'aucun des deux n'avait pu avoir des nouvelles d'Alcarin. Que c'était pesant. Très pesant de ne pas savoir s'il était vivant ou bien mort. "As-tu envoyé des hommes au Gouffre de Helm pour savoir s'il était toujours là-bas ?" Sans doute l'avait-il fait. Mais comme il n'en avait rien dit, Níniel était en droit de se poser la question.
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Sam 28 Fév - 21:46
Si j’ai toujours eu l’espoir de la revoir un jour, je n’avais jamais pensé que cela se passerait réellement parce qu’au fond… Il aurait pu lui arriver tant de choses. Elle aurait pu mourir en partant sur les routes, loin de Dol Amroth. Et, la raison pour laquelle elle était partie est désormais claire dans mon esprit. C’est moi qu’elle a fui. C’est moi qui ai provoqué tout ça, parce que j’ai éludé sa question, au moment où elle me l’a posée. Oh, j’ai voulu la protéger, autant que j’ai souhaité protéger Alcarin, à l’époque. Mais, c’était une mauvaise idée. C’était une très mauvaise idée. J’aurais dû prendre le temps de lui expliquer, j’aurais dû prendre le temps de poser les choses à plat pour elle. Mais, je n’ai pas pu. À l’époque, j’étais si inquiet pour Père, j’étais tellement coupable d’avoir envoyé Alcarin au loin, et j’étais tellement terrorisé à l’idée qu’il puisse lui arriver quelque chose que je me suis bloquée toute seule, et que je n’ai jamais pu en parler avant aujourd’hui. À personne. Un sourire acide monte à mes lèvres à cette pensée et je secoue lentement la tête de droite à gauche.

J’aurais dû prendre le temps de lui en parler. Parce qu’à cette époque, elle était ma fiancée, et si je ne sais pas aujourd’hui si elle l’est encore, si elle souhaite encore mener cette union que nos parents ont décidée pour nous, à l’époque, elle l’était. En m’épousant, elle serait devenue la princesse de Dol Amroth, au cœur de toutes ces intrigues et de toutes ces choses noires et malveillantes qui font et défont les réputations et les rumeurs de la cité. Alors, tôt ou tard, elle aurait été mise face à ce genre de décisions, face à ce genre de secrets. Et, moi… Moi j’aurais dû la soutenir. Tout comme elle aurait pu me soutenir, si elle avait été au courant de toutes ces choses auxquelles j’étais confrontée.

- La situation… Non, ce n’était pas nos fiançailles. Père a toujours eu des ennemis et certains ont cru le moment opportun pour tenter un push. Cela n’a jamais été rendu public, tout comme bon nombre de choses ne l’ont jamais été. A l’époque, beaucoup de gens me pensaient trop immature et manipulable pour prendre le pouvoir. Personne n’avait remarqué que je suis entrainé depuis mon plus jeune âge à déjouer les complots… Ils pensaient me manipuler pour faire de moi leur marionnette. Mais, ce complot a été déjoué, et l’espion s’est enfuit. Alcarin était la seule personne à tout savoir. Et il était le seul à pouvoir sortir de la cité avec tous les éléments en tête, pour poursuivre cet homme.

Un sourire triste et je secoue lentement la tête de droite à gauche, avant de me passer la main dans les cheveux.

Les fiançailles n’ont jamais été un problème, enfin… Au début si. J’étais tellement … Je me sentais tellement coupable d’être mis sans qu’on m’ait demandé mon avis entre Alcarin et toi que… J’aurais pu fuir, je l’aurais fait. Mais, les choses ont changé. Les choses ont évolué. Et, j’ai appris à aimer ton sourire et ta fougue.

Mais, je m’égarre. Je m’égare et je ne réponds pas à Niniel, à cette question qu’elle me pose, sur Alcarin et sur la façon dont j’ai mené les recherches, et je reprends la parole, toujours immobile, toujours avec ce ton totalement impassible, qui est contrebalancé par cet air torturé sur mes traits.

- J’ai envoyé des hommes à plusieurs reprises. J’ai envoyé des gens pour qu’ils le trouvent, mais, aucune des recherches n’a jamais donné lieu à des découvertes. Jamais. Je ne sais même pas s’il est arrivé à destination. Et, on le cherche encore et toujours aujourd’hui. Je ne laisserais jamais tomber mon frère.

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Dim 1 Mar - 16:17


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Le destin les avait séparés. Ou c'était peut-être plus la stupidité de la situation qui les avait séparés. Elle n'aurait su dire lequel des deux. Néanmoins, oui, elle s'était éloignée de lui dès lors où elle avait su. Dès lors où elle avait surprise cette conversation. Elle aurait tant aimé ne rien entendre. Jouer à la sourde. Et rester chez elle. Avec les siens. Avec ses proches. Avec ses amis. Avec sa famille. Avec ceux qu'elle aimait. Tout simplement. Mais elle était partie. Parce qu'on s'était joué d'elle. Du moins, c'était l'impression qu'elle avait. Qu'on s'était fichu de sa tête. Qu'on lui avait menti. Qu'on avait joué avec elle. Elle n'avait pas apprécié. Elle n'avait pas supporté. Elle aurait préféré ... Níniel ne savait pas trop ce qu'elle aurait préféré. Sans doute aurait-elle aimé qu'on la tienne au courant. Ca aurait été dur à entendre. Mais elle aurait pu l'apprendre dans un cadre bien meilleur. Et pas à la volée. C'était sans doute à cause de cela qu'elle lui en voulait terriblement. Parce que son fiancé, l'homme qu'elle aimait et qu'elle était sur le point d'épouser, avait choisi de lui cacher la vérité. Parce qu'il avait choisi de la laisser en dehors de tout cela. Est-ce que ça les avait détruit ? Une chose était certaine : le destin venait de les rassembler. Pour combien de temps ? Peut-être ne serait-ce là qu'une entrevue et rien de plus. Níniel n'avait jamais réellement songé à ce qui se passerait si Adrahil lui mettait la main dessus. Non pas qu'elle n'avait pas eu le temps d'y réfléchir après tout ce temps. Mais elle ne pensait pas ... Enfin, elle pensait qu'elle aurait encore bien plus de temps. Elle n'allait pas blâmer la cérémonie du mariage de Thodir et Eodia mais si elle ne s'y était pas pointée, on ne l'aurait pas retrouvé. Du moins, ça, elle y croirait dur comme fer.

Pour Níniel, si Alcarin avait été envoyé au loin, c'était parce qu'il était entre Adrahil et elle. Tout ce qu'il pourrait dire n'arriverait sans doute pas à la convaincre du contraire. Parfois, la jalousie fait faire des trucs stupides. Et c'était pour cela qu'elle avait longuement cru que c'était la raison du départ d'Alcarin. Mais apparemment, il n'y avait pas que cela. Est-ce que cela la consolait ? La réconfortait ? Pas vraiment. Du tout même. Adrahil lui avoua une chose à laquelle elle n'aurait jamais cru. Au départ, oui, il ne l'aimait pas. Peut-être comme une soeur. Mais rien de plus. Il avait trouvé cela honteux de s'immiscer, par la faute de leurs parents, entre Alcarin et elle. Et au fil du temps, il avait appris à l'apprécier pour ce qu'elle était. A l'aimer. Une jolie déclaration à laquelle elle ne s'attendait pas vraiment. Elle avait tout foutu en l'air entre eux. Peut-être bien. Peut-être que tout n'était pas perdu. Peut-être qu'ils auraient la chance, encore, de pouvoir construire quelque chose. Elle n'en savait rien. Là, tout de suite, si elle avait écouté son coeur, elle aurait sans doute comblé le vide entre elle et lui et elle serait venue l'embrasser, lui rappelant ainsi, en mémoire, la fougue dont elle faisait preuve. Elle fonctionnait toujours de la même manière. Même si elle était partie, elle restait la Níniel qu'il avait pu connaître. Elle était juste ... un peu différente dans le sens où elle était beaucoup moins naïve. Et qu'elle avait ouvert les yeux sur le monde. "Je n'en ai jamais douté." se contenta-t-elle de lui répondre tandis qu'il venait de lui ouvrir le coeur. "J'étais comme toi. Frustrée. En colère. Pas contre toi. Contre nos parents de nous imposer cela sans nous demander notre avis." En ce temps là, elle ne l'aimait pas. Elle n'aurait jamais pensé l'aimer un jour. Et puis, ça avait changé. "Et puis comme tu dis ... les choses ont évolué." Un amour sincère qui avait été quelque peu détruit par les secrets. Mais cela ne voulait pas dire pour autant que tout était vain.

Adrahil ne savait pas où était son frère de coeur. Mais il continuait à le chercher. Tout comme Thodir d'ailleurs qui faisait son possible pour le retrouver, sans pour autant y parvenir. Adrahil ne l'abandonnerait pas. Níniel le savait têtu. Elle savait qu'il remuerait ciel et terre pour le retrouver. Tout comme il avait pu le faire pour elle. Remuer la moindre petite pierre pour retrouver sa trace. Des indices minimes. Et il était là. Devant elle. Il était là. En chair et en os. Elle était là. "Il te manque ..." A chaque fois qu'elle parlait de lui, Níniel avait envie de pleurer. Mais comme elle ne connaissait que peu de monde au Rohan, à part Thodir, Nana et Eodia, elle ne s'était jamais vraiment laissée aller. Non pas qu'elle voulait montrer qu'elle était forte. Mais d'une certaine manière, c'était le cas. Mais elle ne souhaitait pas montrer que ça la perturbait. "Je suis désolée pour tout cela ..." Elle n'était en rien responsable de la disparition d'Alcarin. Mais par contre, elle était désolée ... désolée d'être partie sans rien dire. C'était plus clair, oui. N'allez pas croire néanmoins que tout était pardonné. "Terriblement désolée ..." Elle se sentait mal. Très mal par rapport à tout cela. Peut-être qu'un petit câlin lui ferait du bien.
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Dim 1 Mar - 17:25
Je suis confus, beaucoup plus que ce que j’aurais cru l’être en revoyant Niniel. En la retrouvant, c’est une chose étrange qui nait dans mon cœur. Du soulagement ? Peut-être, oui. Certainement, même. Du soulagement parce que je suis réellement heureux de la revoir, heureux qu’elle soit en bonne santé, heureux qu’elle se trouve là, entière et vivante. Je n’ai réellement aucune idée de ce que j’aurais fait si ça n’avait pas été elle. Mon cœur a saigné, mon cœur a réellement saigné de la voir partir. Mais, elle est là maintenant, elle est là devant moi, et sans même m’en rendre compte, je lui avoue à haute voix qu’il y a un an, avant qu’elle ne parte avant que la disparition d’Alcarin ne me l’enlève sans que je comprenne pourquoi, je l’aimais. Je l’aime toujours, d’une certaine manière, sans quoi je ne serais pas à sa poursuite. Sans quoi… Je n’aurais pas refusé que Père annule nos fiançailles avec la mère de la jeune femme, il y a quelques mois. Non, aujourd’hui je suis face à elle, et j’ai l’impression que je l’ai quittée hier. J’ai envie de faire un pas, de la toucher, d’être sûre qu’elle est bien réelle et que je ne suis pas en train de rêver, encore une fois. Je n’arrive pas à réaliser à quel point elle a pu me manquer jusque là. Toute cette douleur me revient à la figure, et je peine à le cacher. Pourtant… Pourtant on m’a, depuis ma plus tendre enfance, appris à cacher ce que je ressens pour ne pas que mes ennemis puissent s’en servir contre moi. Mais, face à Niniel, non je ne peux pas.

Ma main se lève un peu, de quelques centimètres de mon corps, dans un geste que je réprime pour ne pas la faire fuir. Elle a toujours été comme ça, Niniel. Un animal farouche qu’on doit prendre avec des pincettes. Elle est la princesse de mon cœur. Mais, pour l’heure, j’ai réellement envie de caresser sa joue, et de la prendre dans mes bras. Parce qu’au fond, je crois que je l’aime toujours. Je n’ai jamais réussi à le lui dire, à l’époque. Je n’ai jamais su lui dire quoi que ce soit. Fierté masculine ? Peut être, quelque part …

- Je sais. Je l’ai bien vu sur ton visage, et à la manière dont tu m’évitais, au début.

Mais, les choses ont changé, les choses ont été modifiées, le monde a vu naitre des sourires complices, des regards plein d’étoiles, des discussions passionnées… Oui, nous avions créé quelque chose. Mais, tout a été détruit. Encore une fois, les choses ont évolué, dans un sens que nous n’avions pas prévu.

Alcarin… Alcarin est mon frère, et je n’ai de cesse de rechercher, partout sur les Terres du Milieu, cet être qui a grandi avec moi. Ce gamin qui n’a que quelques jours de plus que moi. Nous avons grandi, encore et encore, et nous nous sommes rapprochés, éloignés, rapprochés à nouveau. Comme de vrais frères, au fond. Comme une véritable famille. Que j’ai fait exploser en ne sachant pas trouver les arguments pour le retenir.

- Chaque jour.

C’est douloureux, d’en parler. C’est douloureux de le dire. Parce que je n’arrive pas à en parler, au fond. Lorsque mon père aborde le sujet, je me retrouve face à lui, les bras ballants, incapable de dire quoi que ce soit, et je me contente, à chaque fois de lui rétorquer que je n’arrêterais pas. Même si je dois chercher Alcarin jusqu’à la fin des temps, je n’arrêterais pas. Si c’est un cadavre que je dois retrouver, alors qu’il en soit ainsi. Parce que, c’est une chose que je dois faire. Ne serait-ce que pour l’enterrer dignement, à Dol Amroth, à un endroit où je pourrais aller lui rendre visite chaque jour pour lui parler.

- C’est ma faute, Niel. C’est moi qui n’ai pas su le retenir.

Et puis, je n’y tiens plus. Je fais un pas, le pas qui nous sépare pour la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. Pas fort, non, mais fermement. De manière à ce qu’elle soit collée contre moi. Je pose mes lèvres sur sa tempe pour y déposer un baiser, et je me baisse un peu pour poser ma tête contre son épaule.

- Je t’interdis de t’en vouloir. C’est uniquement ma faute. C’est à moi de tout faire pour le retrouver et le ramener.

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Lun 2 Mar - 18:52


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Son coeur s'était quelque peu emballée. Elle se serait bien assise, là, tout de suite, si elle avait pu. Les choses qu'il lui avait révélé ... Le fait que ce n'était pas totalement de sa faute si Alcarin avait été envoyé au loin. "Je n'arrivais pas à y croire ... c'est pour ça que je t'évitais." Parce qu'elle en aimait un autre à l'époque. Devait-elle lui préciser d'ailleurs ? Qu'Alcarin avait su se frayer une place dans son coeur au moment où elle allait le plus mal ? Mieux valait-il qu'elle évite de le faire. Il n'avait pas besoin de le savoir. "Je ne voulais pas ..." Elle secoua la tête et se pinça les lèvres. "Je ne voulais pas y penser ... Tout ce dont je rêvais, c'était un mariage d'amour. Et non pas pour des raisons politiques." Mais ça avait changé. Au fil du temps. Des sourires. Des rires. Parfois des petites prises de bec, mais rien de bien grave. Elle avait su l'aimer. Elle avait su l'apprécier. Elle avait su partager de bons moments avec lui. Se créer des souvenirs. De bons souvenirs. Des choses qu'elle n'oublierait pas. Arriverait-elle pourtant à oublier cette discussion ? Arriverait-elle à oublier le départ d'Alcarin au loin ? Arriverait-elle à pardonner alors qu'il n'y avait pas grand chose à pardonner ? Ce n'était pas comme si Adrahil était totalement responsable. Certes, il avait une part de responsabilité dans tout cela. Mais il n'était pas le seul à avoir pris cette décision.

Alcarin ... Alcarin lui manquait terriblement. A elle. Comme à lui à dire vrai. Pour Níniel, il avait été ... c'était difficile de dire ce qu'il avait pu être. Un ami précieux quand elle n'allait pas bien, après la mort de son père. Il avait été là pour lui rendre le sourire. Lui rendre la vie bien plus agréable. Elle avait toujours pu compter sur lui. Jusqu'à ce que ... Et bien, jusqu'à ce qu'il s'en aille au loin. Pour Adrahil, il était comme un frère parce qu'ils avaient grandi ensemble. Parce qu'ils avaient fait les cent coups ensemble. Elle comprenait ... Elle comprenait ce sentiment de vide qu'il n'arrivait pas à combler sans doute. Son coeur était en morceau. Celui de Níniel l'était également mais bien moins que celui d'Adrahil. Parce qu'il avait perdu deux personnes dans la bataille, si on pouvait dire cela ainsi. Alcarin, son frère de coeur. Et Níniel, sa promise. "C'est comme un trou dans le coeur ... un trou qui restera peut-être béant à jamais ..." Quand elle en parlait, ça l'attristait. Ca lui faisait briller ses petits yeux. Des yeux remplis de larmes qui ne demandaient qu'une chose : à être versées. C'était une douleur qu'elle ne souhaitait à personne. Mais elle la partageait avec Adrahil. "Je suis désolée ..." murmura-t-elle à son encontre. Elle l'était. Désolée d'être partie. Désolée de s'être enfuie. Désolée de s'être immiscée entre les deux faux frères. Désolée pour tout cela.

Níniel savait que ... Et bien, elle savait que ça n'arrangerait rien d'être désolée. Elle savait que ça ne ramènerait pas Alcarin. Que ça n'arrangerait pas les choses entre Adrahil et elle. Mais au moins, il savait qu'elle était désolée. Terriblement désolée à cause de tout cela. Il en vint à la prendre dans ses bras. Si, au départ, cela l'avait surprise, ce fut nullement le cas après quelques minutes. Il pouvait même sentir quelques larmes qui perlaient au niveau de son propre cou. Joie de le retrouver ? Ou bien tristesse de penser qu'elle ne reverrait jamais Alcarin ? Peut-être un peu des deux. En tout cas, si Adrahil n'avait pas une franche étreinte, ce n'était pas le cas de Níniel qui se serrait tout contre lui. Et elle pleurait. Elle ne savait pas trop pourquoi elle pleurait mais elle pleurait. Peut-être parce qu'elle relâchait la pression. Peut-être parce qu'elle n'avait rien dit durant tout ce temps et qu'au final, ça la pesait plus qu'elle ne l'aurait pensé. Elle n'aurait su dire réellement. Mais ça lui ferait sans doute du bien.
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Lun 2 Mar - 23:11
Au fond… Au fond je crois qu’il faut avancer, laisser le passé à sa place, et oublier le reste. Oublier les choses du passé, oublier les choses qui nous ont blessées et continuer à construire un futur. Ensemble ? Peut être. Au fond, je l’espère, parce que je n’ai pas l’intention de la laisser, filer. Mon cœur se serre alors que je réalise que je ne sais pas réellement ce qu’elle est devenue, si elle est toujours célibataire. A-t-elle totalement refait sa vie ? Non… Non ce n’est pas possible. Elle doit… Elle doit avoir encore une place pour moi, dans son cœur, non ? Est-ce pour ça que je tâte un peu le terrain, que j’essaie de voir sa réaction, à ces mots absolument pas prémédités qui sortent de ma bouche ? Je n’en sais rien. Je ne veux pas le savoir. Tout comme, même si je réponds à chacune de ses questions, au fond, je n’ai pas envie de parler d’Alcarin. Ces mots qu’elle utilise pour décrire la façon dont cette perte l’a touchée… Oui, c’est exactement ça, en réalité. C’est exactement ça. Je n’aurais pas pu dire quoi que ce soit d’autre, qui aurait été plus proche de la vérité. Lorsque j’ai perdu Alcarin, mon cœur a explosé en miettes. Et, lorsque ma fiancée m’a quitté, alors c’est simplement les restes de ce cœur qui se sont effondrés sur eux-mêmes.

- Ne le sois pas. Cela ne nous fera pas revenir en arrière, Niel. Cela ne nous fera pas réparer les choses. Il n’y a que l’avenir qui nous permettra d’avancer.

Et puis, je la prends dans mes bras, je la serre contre moi, et j’essaie de ne pas lui faire mal. J’essaie de ne pas lui donner l’impression qu’elle est coincée. Elle peut s’en aller, si elle le veut. Mon cœur saigne déjà depuis trop longtemps, et je n’ai pas l’impression qu’il puisse un jour être réparé. Mais, lorsqu’elle me serre contre elle, comme pour se raccrocher à moi, un sourire nait sur mes lèvres, le premier sourire sincère depuis si longtemps que j’en ai oublié quand était le dernier. Et, nous restons là, quelques minutes ou quelques heures, jusqu’à ce que je sente quelque chose de mouillé dans mon cou. J’éloigne un peu ma tête de la sienne, et je relâche ses épaules pour caresser sa joue et récupérer une larme.

Je me penche un peu pour déposer un baiser sur son front, et j’hésite quelques secondes avant de plonger mon regard dans le sien, finissant tout de même par lever son menton pour approcher mon visage de ses lèvres, avant de les lui voler avec une tendresse que je ne suis pas capable de réprimer. Trop longtemps que j’attends cela, et si j’ai le sentiment qu’elle a changé, moi aussi. J’ai su apprendre à être un peu plus spontané au cours de cette année, chose qui a à de nombreuses reprises exaspéré mon père. Lorsque je recule mes lèvres, je laisse mon regard proche du sien, pour lui demander quelque chose :

- N’as-tu pas un endroit où nous pourrions être un peu plus confortablement installés ? Y-a-t-il une taverne dans le coin ?

Quoi ? J’ai voyagé pendant des jours, et je n’ai rien mangé depuis ce matin … Les émotions, ça creuse !
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Ven 6 Mar - 11:43


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Sur le coup, Níniel avait pensé que partir était la meilleure des solutions. Que ça ne pouvait pas être pire. Elle savait, néanmoins, que ça n'arrangerait pas les choses. Que fuir n'arrangerait pas leurs problèmes. Bien au contraire. Non pas qu'elle n'aurait pas aimé avoir une explication. Mais en ce temps là, elle était trop en colère contre lui. Elle lui en voulait pour ce qu'elle avait appris par mégarde. Et maintenant que le temps avait passé, maintenant que la colère était passée, elle était prête. Prête à passer à autre chose. A rentrer ? Elle n'en savait trop rien. Elle était bien au Rohan, quoi qu'elle en dise. Sa patrie était à Dol Amroth, certes, mais elle ne savait pas si elle était prête à rentrer tout de suite. Elle verrait bien où ça les mènerait. En tout cas, toute cette histoire la perturbait fortement. Et elle n'avait qu'une envie ... se laisser aller. Lâcher les larmes qu'elle contenait depuis si longtemps. Alors, quand Adrahil l'avait pris dans ses bras et qu'il la serait tout contre son coeur, les larmes avaient fini par couler. Ce contact lui avait manqué. Même si elle lui en avait terriblement voulu, Adrahil lui avait manqué. Son contact ... Son parfum ... Ses doigts dans ses cheveux suivant la forme de ses bouclettes ... Ses mains sur son corps ... Ses baisers doucereux ... Est-ce qu'elle lui dirait ? Lui dirait-elle qu'il lui avait terriblement manqué ? Mieux valait-il oublier. Pourquoi ? Pour éviter de nourrir des regrets quant à ce qui avait pu se passer. Elle était partie, c'était un fait. Il l'avait retrouvé et elle ne se faufilerait pas loin de loin. Elle n'allait pas le fuir à nouveau. Du moins, elle ne le pensait pas.

La jeune femme se confondit en escuses. Elle était tellement désolée. Et il devait le savoir. Níniel se serra tout contre lui. Elle en avait besoin. Peut^-etre pour se prouver qu'elle n'était pas en train de rêver. Peut-être pour se dire que c'était bien réel. Pour Adrahil, elle n'avait pas besoin de s'excuser autant. Ce qui était fait était fait. Elle ne pouvait pas revenir dessus. Lui non plus d'ailleurs. A cela, elle ne répondit rien. Qu'aurait-elle pu dire de plus ? Pas grand chose. Combien de temps ils restèrent ainsi ? Níniel n'aurait su dire. Quelques secondes. Quelques minutes. Elle en avait besoin. Lui également. Trop peu de temps à son goût. Il avait relâché son étreinte pour venir rattraper quelques unes de ses larmes. Et dans l'instant du moment, il lui déroba un baiser. Les lèvres du prince avaient capturé celles de sa promise. L'était-elle toujours d'ailleurs ? Sa fiancée ? Sans doute. Elle n'avait pas rompu leurs fiançailles. Elle s'était contentée de partir sans un mot. Sans une lettre. Sans rien dire. Alors, techniquement parlant, ils étaient toujours ensemble, promis l'un à l'autre. Sauf si Adrahil avait fait en sorte d'y mettre un terme. Chose dont elle doutait. Leur amour l'un pour l'autre avait toujours été sincère. Long à se mettre en place. Mais sincère.

Ce moment de tendresse passé, s'observant l'un et l'autre, Adrahil en vint à lui poser une question. Un endroit où ils pourraient mieux discuter. Où ils seraient au chaud également. Où ils pourraient s'asseoir pour mettre les choses au plat. Níniel posa une main sur son visage afin d'y écarter les larmes qui pouvaient être encore présentes. Elle se devait de reprendre ses esprits. "Et bien ... euh ... oui, il y a bien une taverne ... mais je ne suis pas sûre que ça soit le meilleur des endroits pour discuter." Les oreilles indiscrètes. Elle n'avait pas envie que certains viennent écouter leur discussion. C'était personnel après tout. Et pour beaucoup, elle était la cousine de Thodir. Et il serait étrange que la cousine de Thodir parle avec le prince de Dol Amroth. "J'ai un endroit qui pourrait convenir." La maison que Thodir lui prêtait. Enfin, maintenant que Adrahil venait de la retrouver, il était peut-être temps qu'elle libère les lieux. A voir. Ainsi donc, après avoir ramassé son panier, elle prit les devants pour l'emmener jusqu'à la maison concernée. La portée était encore fermée. Nana ne devait pas être rentrée des courses. Níniel récupéra dans la poche de sa cape la clé afin d'ouvrir la porte. "C'est un ami qui a mis à ma disposition cette demeure." Elle n'avait pas précisé que c'était Thodir qu'il fallait remercier. Lors de cette danse à Dol Amroth, Adrahil lui avait lancé un regard noir. Même s'il ne s'était rien passé entre l'héritier de Dunharrow et la promise de Dol Amroth, mieux valait-il éviter certaines ... vérités. Pour le moment.
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Sam 7 Mar - 16:21
Avez-vous déjà touché du doigt le bonheur ? Cet instant éphémère où vous vous retrouvez totalement comblé. Avec Niniel dans mes bras, c’est ce que je ressens, réellement. J’ai l’impression que cette seconde où je la serre dans mes bras, avant de l’embrasser… Oui, cette seconde elle pourrait durer une vie entière que ça ne me dérangerait pas. Dans ma poitrine, le soulagement de la savoir en vie se bat avec les sentiments que j’ai pour elle, sentiments que j’ai longtemps réfrénés, surtout depuis son départ. Alors, oui : mon cœur accélère dans ma poitrine lorsqu’elle se serre contre moi, oui, mon sourire monte à mes lèvres et je finis par me laisser totalement aller. Et puis… Et puis je recule. Je reprends le visage de l’héritier que je suis. Si j’ai légèrement oublié durant quelques minutes (ou quelques heures ?) ce que je suis, voilà mon éducation qui revient à l’assaut : car ne je peux rester là, en pleine rue, et simplement discuter avec Niniel sans jamais prendre la moindre pincette. Nous sommes au milieu de la rue, et les oreilles indiscrètes sont légions. Ici aussi, j’ai des ennemis. Alcarin avait raison, avant qu’il ne s’en aille sans regarder derrière lui pour cette mission stupide : le Prince de Dol Amroth a encore et toujours des ennemis, et jamais il n’est en sécurité. Nulle part.

- Non, ce n’est pas idéal mais… Ce serait mieux que rien, non ?

Mais, voilà la demoiselle qui me propose de m’emmener quelque part. Je la suis, sans oser prendre son bras, sans oser passer ma main sur sa taille, bien que j’en meurs d’envie. Oh, combien de fois ai-je rêvé de ce moment ? Mais, quelques rues, quelques pas, quelques minutes et voilà Niel qui sort une clef de sa poche pour me faire entrer dans une maison, après en avoir vérifier la poignée. Elle vit donc avec quelqu’un ? Je fronce une seconde les sourcils, comme une jalousie maladive emplit mes pensées. J’essaie de repousser cette image de mon amie entre les bras d’un autre et je plaque un air circonspect sur mon visage, essayant de ne pas trop détailler les lieux. Bon, allez, un coup d’œil à droite. Et puis, un autre à gauche. Et je lève les yeux vers l’escalier, avant de hocher la tête.

- Tu as l’air bien installée. Cela fait longtemps que tu vis ici ?

C’est une question tout ce qu’il y a de plus sincère, pour le coup, et non un moyen détourné de savoir si elle a refait sa vie ici, même si au fond, la question se pose réellement dans ma tête après avoir formulé ces mots. Mais, au moment où je l’ai énoncée, non : je cherchais simplement à savoir si Niniel avait passé toute l’année ici. Si elle a fait en sorte d’être en sécurité. Peu m’importe qui est son ami, il faudra que je le remercie d’avoir pris soin d’elle et d’avoir fait en sorte qu’elle soit saine et sauve. Maintenant que je l’ai récupérée… Non. Je ne peux pas dire ça. Personne ne peut posséder Niniel. Cette femme est pleine d’une sauvagerie qui ne saurait être domptée, et je sais au fond, qu’elle ne souhaite pas l’être. C’est une des choses que j’apprécie le plus, chez elle, cette façon qu’elle a de prendre la vie et de la vivre pleinement, là où j’ai appris ç rester en retrait et à faire en sorte de tout calculer. Lorsque deux personnes grandissent ensemble, elles finissent par découvrir des points communs, mais aussi et surtout les failles de leur éducation respectives.

- Niel… Pourquoi es-tu partie comme ça ? Sans rien dire à personne… Ta famille est morte d’inquiétude. Ta mère dépérit jour après jour, et ta sœur je sais plus si t’as une sœur… fait ce qu’elle peut pour la maintenir en vie… J’ai retourné ciel et terre pour te retrouver et… Même si tu me hais, tu aurais au moins pu penser à elle, la prévenir… Lui dire que tu allais bien…

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Lun 9 Mar - 16:54


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Discuter dans la rue, c'était pas la meilleure des choses à faire. Loin d'être la meilleure, pour sûr. Il pouvait y avoir tout un tas d'oreilles indiscrètes. Et comme elle était ... Et bien, comme elle était, officiellement, la cousine de Thodir, franchement, discuter de tout et de rien dans cette rue, c'était dangereux. Et elle n'avait pas envie que Thodir ait des ennuis à cause d'elle. Parce que forcément, il en aurait si ... Et bien, si jamais on venait à apprendre qu'au final, ils avaient menti. Ils avaient menti tous les deux. "La taverne est bruyante. Et puis, ça ne réglera pas le problème des oreilles indiscrètes." Elle n'avait pas d'autre choix à dire vrai. Elle devait ... Elle devait l'emmener jusqu'à la demeure où elle vivait. Elle prenait le risque que Nana soit là. Elle prenait le risque qu'on en vienne à les repérer. Mais qu'importe, c'était un risque qu'elle devait prendre. Elle se protégeait. Et elle protégeait également Adrahil.

Ainsi donc, la voilà crapahutant dans les différentes rues d'Edoras afin de rejoindre la demeure que Thodir avait mis à sa disposition. Ni une, ni deux, après quelques détours qu'il aurait pu juger inutiles, ils se retrouvèrent devant la porte en question. Pourquoi de tels détours ? Pour être sûre qu'ils n'étaient pas suivis. Car oui, Níniel faisait des choses qu'elle n'aurait jamais fait par le passé. Elle était ... disons qu'elle surveillait ses traces et qu'elle évitait, justement, d'en laisser. Elle n'avait pas envie qu'on remonte jusqu'à elle. Autant l'éviter. Níniel avait fini par ouvrir la porte et ils s'étaient, ainsi, engouffrés dans la demeure qui était vide pour le moment. Elle espérait, en quelque sorte, que Nana mette un peu de temps avant de revenir. "Ca fait déjà quelques temps, effectivement." Elle n'aurait su dire depuis combien de temps, réellement, elle était ici. "C'est pas comme chez moi. Mais c'est mieux que dormir dans de la paille ou bien dans une taverne bruyante." Parce qu'elle l'avait fait. Elle n'avait pas toujours eu l'occasion d'avoir un nid douillet. Parfois, des fermiers bien sympathiques lui avaient mis, à disposition, un lit. Et d'autres lui accordaient volontiers le gîte, mais dans la grange. Au froid. Níniel avait cru, à plusieurs reprises, qu'elle finirait par mourir de froid et de faim. Qu'elle ne reverrait jamais sa terre natale. Elle y avait songé. A quelques reprises. Mais elle était ravie de voir ... ravie de voir qu'elle avait pu survivre.

Níniel se mit à l'aise. Elle allait ranger le panier dans la cuisine et en avait profité également pour enlever sa cape et la déposer dans un coin. Elle avait réajusté ses cheveux tandis qu'Adrahil en venait à lui poser des questions. Elle savait ... Elle savait qu'elle en passerait par là. Que ça serait l'une des premières questions qu'il lui poserait. Pourquoi elle était partie. Sa mère était inquiète. Et plus encore. Elle devait se demander si son aînée était encore en vie et si elle allait lui revenir. Tout comme son pauvre frère et sa soeur. Elle les avait abandonnés. Ne pensant qu'à elle. Qu'à sa colère qui l'avait emportée au loin. "Quand bien même je les aurais prévenus, je sais qu'elle t'aurait montré la lettre. A toi et à d'autres. Et je ne voulais pas être retrouvée. J'avais besoin ... de temps pour moi." Du temps pour remettre ses idées en place. Du temps pour oublier ce qu'elle avait entendu ce jour là ... Ou du moins, chercher à comprendre ce qu'elle avait entendu. "Je suis partie parce que ... Parce que j'étais en colère. Contre toi. Contre ce que j'avais entendu ce jour là." Apprendre qu'il était responsable sur le fait qu'Alcarin avait été envoyé au loin, c'était dur. Très dur.  
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Lun 16 Mar - 22:43
La façon dont Niel se déplace dans les rues de la ville me fait réaliser qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle sait où elle habite, et elle sait ce qu’elle cherche, comme si… comme si elle était là depuis un petit moment. Quelque part, savoir qu’elle s’est trouvé un chez elle me rassure, car ainsi je sais qu’elle était en sécurité, bien plus que si elle avait été sur la route durant tout ce temps. Trop longtemps que je me trouve loin d’elle, jeté hors de sa vie, à la chercher avec l’énergie du désespoir. Je ne peux faire que ça, je ne peux que la poursuivre, tel un fantôme qu’on tenterait de retrouver, d’attraper, mais qui ne fait que s’enfuir. Alors, dans les rues de la ville, j’essaie de ne pas la perdre de vue. J’essaie de ne pas la perdre de vue pour être certain qu’elle ne va pas m’échapper, cette fois.

- Je n’ose même pas imaginer ce que tu as pu vivre au cours de cette année…

Ce qu’elle me dit… Oh, oui je connais ce que c’est, de dormir dans la paille ou dans une taverne. En mission pour mon père, je dois parfois me retrouver à me faire passer pour un homme du peuple et camoufler cette haute naissance qu’il m’a donnée. C’est un jeu difficile mais indispensable, car après tout, qui s’attendrait à voir un prince dans la paille d’un fermier ? Personne…

- Et, je suis heureux que tu t’en sois sortie indemne… Je n’aurais peut-être pas …

Ma voix s’interrompt avant de terminer ma phrase. Je n’aurais peut-être pas supporté de te perdre. C’est peut-être trop tôt pour reprendre cette conversation au point où nous l’avons laissée. Je suis peut-être trop prompt à avancer, trop prompt à me rappeler que nous sommes fiancés, encore et toujours fiancés, envers et contre tout, car jamais je n’ai souhaité rompre ces fiançailles. Pas avant qu’on m’ait ramené son corps sans vie, voilà ce que j’ai dit à Père lorsqu’il l’a mis à l’ordre du jour.

- Ils m’auraient certainement montré la lettre, oui. Mais, un message les aurait rassurés. Un message indiquant que tu as besoin de temps pour… Pour te préparer au mariage ou peu importe la raison que tu aurais trouvée. Mais, ils étaient fous d’inquiétude, tous.

Quant à la raison de sa colère, de son départ, je reste stoique, et je me contente de baisser les yeux, blessé au fond. Si j’avais su qu’une simple phrase entendue au détour d’un couloir me ferait la perdre… Je finis, au bout de quelques minutes de silence par secouer lentement la tête de droite à gauche avant de relever mon regard vers le sien :

- Niel… Pourquoi n’es-tu pas venue me voir directement pour avoir des explications ? tu as toujours été un vrai volcan, mais à ce point ? Une phrase entendue au coin d’un couloir, une simple indiscrétion dont tu ne maitrise pas tous les tenants et les aboutissants, et qui peut te faire prendre le large pendant un an, sans donner une seule nouvelle à quiconque…

Je me tais une seconde avant de secouer une nouvelle fois la tête, et de poursuivre :

- Est-ce ainsi que tu veux poser les bases de notre mariage ?

Je lève une main pour l’empêcher de répondre et je soupire un coup avant de terminer ma pensée :

-Enfin, si tu souhaites toujours qu’on se marie…

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Dim 22 Mar - 14:32


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you said you weren't responsible to send him away. you lied to me!



La vie n'avait pas été amusante lors du périple de Níniel. A chevaucher sous une pluie battante ou bien sous un soleil de plomb. A dormir dans des endroits peu confortables. A regarder sans cesse ar dessus son épaule pour être sûre qu'elle n'était pas suivie ou bien qu'on n'allait pas l'agresser. C'était pas une vie. C'était difficile. Très difficile surtout pour une fille de bonne famille. Mais elle avait survécu. "J'ai eu de la chance de tomber sur des gens agréables et qui ont bien voulu m'aider." Sans quoi ... Et bien, sans quoi, elle ne savait pas trop ce qu'il serait advenu d'elle. Peut-être qu'elle serait morte. Ou bien blessée. Amputée. Ou que sais-je encore. Níniel ne voulait pas y penser. La seule fois où elle s'était sentie en danger, c'est lorsqu'elle était dans cette taverne où elle avait croisé une de ses amies Indira. Des hommes l'avaient suivie. A dire vrai, Níniel n'avait pas su s'ils venaient pour elle ou bien pour Indira. Níniel avait été obligée de se défendre mais ça n'avait rien donné de bon. Parce que mordre ou griffer, c'était bien la seule chose qu'elle pouvait faire à ce moment. Depuis, elle avait appris quelques trucs pour se défendre. Elle allait bien. C'était le principal. Adrahil lui faisait part de son inquiétude. "Tu n'aurais peut-être pas quoi ?" Níniel était curieuse. Il n'avait pas terminé sa phrase et elle avait envie de connaître le fond de sa pensée. Bien qu'elle se doutait quelque peu où il voulait en venir. Il n'aurait pas supporté qu'il lui arrive quelque chose ou bien qu'elle périsse. C'était compréhensible. Il s'en serait sans doute voulu. Parce qu'il n'aurait rien pu faire pour l'aider. En même temps, même s'il était plus ou moins responsable de son départ, il n'était pas responsable de ses moindres faits et gestes. Elle était partie. Son choix. Il n'avait pas à s'en vouloir pour ça.

Une lettre. Elle aurait pu en envoyer une, effectivement. Mais elle n'avait jamais pu l'écrire. Elle avait tenté de le faire lorsqu'elle avait fini par débarquer au Rohan et que Thodir lui avait offert un toit. Mais elle n'était jamais arrivée à coucher les mots sur le papier. Parce qu'elle finissait toujours par pleurer. Ou parce qu'elle n'arrivait pas à dire ce qu'elle voulait réellement. D'où le fait qu'elle ait fini par abandonner. "J'ai essayé ... j'ai essayé plusieurs fois. Les lettres ont toutes fini au feu." Elle avait gâché du papier. Et de l'encre. Et pour pas grand chose. "C'était au dessus de moi. Et j'ai préféré laissesr tomber." Mieux pour elle. Mais uniquement pour elle. Níniel avait tenu en inquiétude ses proches. D'ailleurs, ils étaient toujours autant inquiets. Et qui sait ce qu'ils pouvaient penser en ce moment. Seul Adrahil était au courant qu'elle allait bien. Qu'elle était en vie. Qu'elle ne risquait rien. Les autres finiraient par l'apprendre. Adrahil s'en chargerait. Ou du moins, le pensait-elle.

Adrahil souhaitait une explication. Elle avait préféré fuir au lieu de l'affronter et d'obtenir des explications justement. Elle n'était pas venue le voir. Elle était partie. Sans rien dire. Sans un mot. Sans une lettre. Sans prévenir personne. Elle n'avait pas ... Níniel n'avait pas d'explication pour cela. Il lui reprochait d'être partie. C'était normal. Mais elle ne pouvait trouver aucune excuse à ce qu'elle avait fait. Et pourquoi elle l'avait fait. "Ne retourne pas la situation. Tu m'as toujours dit que nous devions être honnêtes l'un envers l'autre. Je ne t'ai jamais menti. Et je ne t'ai jamais rien caché." Elle ne pouvait pas en dire autant de lui. "Je sais que c'est la politique. Et qu'une fois mariés, tu ne pourras pas toujours tout me dire." D'une certaine manière, oui, elle n'avait pas écarté l'idée qu'ils puissent être unis un de ces jours. "Mais quand je t'ai demandé pour Alcarin ce que tu avais pu faire, tu m'as regardé dans les yeux. Et tu m'as dit que tu avais fait ton possible. Est-ce là les bases que tu souhaites pour notre mariage ?" Elle avait fait exprès de reprendre ses propres mots. Elle s'était levée et avait passé une main dans ses cheveux. "Je suis partie, c'est un fait. Tu as détourné la vérité. C'est un fait. Nous ne pouvons pas revenir sur nos choix. Et nous ne pouvons pas revenir sur cette année." Il n'y avait qu'à accepter. Et tourner la page. Plus facile à dire qu'à faire.
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Dim 22 Mar - 17:04
La chance … Quelle amie versatile, n’est-ce pas ? C’est la chance qui nous as réunis, Alcarin et moi. C’est la chance qui a fait de nous les meilleurs amis du monde. Et puis, la chance nous a lâchés. Et, il a disparu, à cause de moi. C’est la chance qui a réuni Alcarin et Niel. Et elle les as lâchés aussi, elle nous a fiancés, elle et moi, et elle nous a lâchée à nouveau, avant de nous réunir. La chance… Non, vraiment la chance c’est une amie sur qui je ne compterais pas. Je me contente d’observer Niniel avant de laisser échapper quelque chose… Quelque chose d’étrange. Je me suis interrompu mais… Mais Niel l’a vu, et elle refuse de me laisser m’en tirer comme ça. Alors, avec cette once étrange de pudeur que je n’arrive jamais à laisser bien loin derrière moi, je tente de terminer la phrase :

- Je n’aurais peut-être pas pu m’en remettre.

L’amour… Les gens disent que c’est quelque chose d’éphémère, mais d’un autre côté, pour moi … Pour moi il n’y a réellement pas d’autre fille dans ce monde qui puisse me convenir autant que j’ai l’impression que Niel me convient. Mon père m’a proposé un nombre certain de personnes pour remplacer Niniel. Aucune ne lui ait jamais arrivée à la cheville, et je ne leur ai jamais accordé plus de quelques minutes d’attention avant de m’en détourner. Non, les autres femmes sont fades, totalement effacées face à elle. J’ai besoin de son caractère digne de celui d’un volcan.

Quelque part, je peux comprendre qu’elle n’ait pas pu écrire. Poser ces mots sur le papier, poser ces explications, tout cela peut être parfois difficile. Mais, cela ne veut pas dire impossible, cependant. Connaissant Niniel, je sais qu’elle a essayé, et ma main vient se poser sur la sienne durant quelques secondes alors qu’un sourire monte sur mes lèvres, un sourire compatissant et tout à fait compréhensif. Je n’insisterais pas sur ce point, non.

- J’ai réellement fait tout mon possible, Niel. J’ai refusé qu’il parte, j’étais prêt à y aller moi-même, s’il l’avait fallu. Nous nous sommes disputé durant des heures sur cette histoire. Il est parti pendant la nuit, pendant que j’étais en train de briefer Dastan et Eldred pour qu’ils prennent sa place dans cette histoire. Un page est venu m’indiquer qu’Alcarin venait de quitter la cité par le nord, après avoir lâché tous les autres chevaux de des écuries dans les rues de la cité.

Je me lève, incapable de rester en place, et je me retourne vers elle, exaspéré :

- Je ne voulais pas qu’il parte. J’ai refusé tout ce que j’ai pu refuser, nous nous sommes presque battus à ce sujet. Il m’a planté un poignard dans le dos, et je n’ai même pas pu partir à sa suite pour le ramener. Je n’ai pas détourné la vérité. Je ne voulais pas qu’il parte.

Elle est têtue, que diable. Mais, je le suis tout autant qu’elle, et c’est bien pour ça que notre mariage promet d’être explosif. Quelque part, mon cœur a accéléré un peu, lorsqu’elle-même a parlé de notre mariage futur, preuve qu’elle n’a pas non plus abandonné cette idée.

- Est-ce que tu écoutes au moins ce que je te dis ? Il est parti parce qu’il était persuadé d’être le seul capable d’accomplir cette mission, contre mon gré. Alcarin a toujours été le seul capable de me tenir tête et de ne faire que ce qu’il voulait quand il le voulait…

Je croise les bras avant de l’observer. Je n’ai pas détourné la vérité. Et, si elle n’est pas capable de le comprendre, au fond, je préfère encore claquer la porte dans mon dos et la laisser là, libre d’épouser quelqu’un qui ne lui tiendra pas tête. Moi ? Oh moi, je finirais vieux garçon. Ce sera parfait comme ça, même si Père m’en voudra. Hors de question que je retente l’expérience avec une autre.

- Non, nous ne pouvons pas revenir sur cette année. Nous pouvons essayer de comprendre ce qu’il s’est passé pour que ça ne se reproduise pas, si nous décidons de donner une suite à nos fiançailles.


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Ven 27 Mar - 20:57


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Il tenait à elle. De cela, elle n'en avait jamais douté. Elle avait juste douté ... et elle doutait encore de son honnêteté quant au départ d'Alcarin. Mais les choses allaient être éclaircis. Adrahil aurait eu bien du mal à s'en remettre s'il lui était arrivé quelque chose. Elle eut un léger sourire. "Mais je vais bien." C'était important qu'elle le souligne. Elle n'avait subi aucune violence. A part cette fois où ... Et bien, où elle avait été agressée. On avait cherché à lui voler sa bourse. Mais elle s'était défendue. "Longtemps j'ai cru que je n'étais qu'une pauvre petite fille faible et sans défense. Je le suis toujours. Mais je me suis également découverte une force dont je n'avais pas connaissance." Ce départ, sortir hors des murs de la cité, toute seule, sans escorte, c'était un mal pour un bien. Parce qu'elle avait pris conscience qu'elle pouvait se défendre. Parfois, ça capotait un peu. Comme l'attaque au château où elle avait préféré se planquer sous une table afin de laisser le champ libre aux hommes. Mais elle savait se défendre. Et elle l'avait fait. Elle avait eu la trouille de sa vie, n'allez pas croire qu'elle allait faire ça tous les jours. Mais elle était heureuse de pouvoir faire les choses par elle-même. De découvrir. De faire des erreurs. Se mettre en danger, ça l'amusait bien moins. Mais bon, ça pouvait arriver, bien malheureusement. Force est de constater qu'elle ne s'était pas mise dans des situations complètement dingues. Une chance d'ailleurs.

Ils n'étaient pas mariés. Mais ils avaient là une forte dispute en ce qui concernait Alcarin. C'était parti d'une simple discussion. Et pourtant, le ton semblait monter entre eux. C'était Níniel qui avait commencé. Sans le vouloir d'ailleurs. Elle n'avait pas voulu être agressive, mais elle l'avait été quelque peu. Elle qui avait longuement fait preuve de retenue. Elle, la petite fille sage, à l'esprit quelque peu rebelle. Elle laissait la sagesse au placard et montrait son esprit quelque peu belliqueux. C'était pas leur première dispute. Et ça ne serait sans doute pas leur dernière. Surtout s'ils finissaient par s'unir. Comme on le dit, pour le meilleur et pour le pire. Enfin, c'était pas pour tout de suite. Mais ça arriverait. Tôt ou tard. A moins que cette histoire n'était trop profondément ancrée et que la page ne pouvait être tournée ... Elle le serait. Níniel était têtue, oui. Mais elle était ... comment dire ... Elle ne pourrait pas rester fâchée contre lui éternellement. Trop longtemps qu'elle était fâchée. En colère. Et maintenant qu'elle savait ... Maintenant qu'elle savait que Adrahil n'était pas le seul responsable dans cette histoire et que Alcarin l'était tout autant, elle ne pouvait pas continuer à lui en vouloir plus longuement. Peut-être encore quelques jours. Histoire de lui faire voir qu'il lui fallait un peu de temps, quand même, pour digérer cette histoire.

En tout cas, cette histoire, c'était bagarre et trahison en tout genre. Bagarre parce qu'il s'était battu avec celui qu'il considérait comme étant son frère de coeur. Bagarre parce qu'il se battait actuellement contre Níniel afin de lui faire comprendre qu'il avait tout fait pour l'empêcher de partir. Trahison parce que son frangin de coeur s'était tiré comme un filou après lui avoir planté un poignard dans le dos. Trahison de son côté à elle parce qu'elle était partie. Sans un mot. Sans rien dire. Une année de perdue ... Une année où ils auraient pu être heureux. Peut-être qu'ils auraient déjà été mariés d'ailleurs. Peut-être qu'ils auraient mis à feu et à cendres Dol Amroth à cause de leurs décisions. Mais ils auraient été ensemble. Y avait-il encore de l'espoir ? Pour leur avenir ? Ou alors, c'était fini avant même que ça n'ait pu réellement commencer ? "Il n'y a rien à comprendre." avait-elle dit en baissant quelque peu la tête. "C'était un tout. Je suis partie ... sans avoir réellement connaissance de toutes les informations. Et j'ai fait un choix que j'ai regretté souvent." Partir sans rien dire. Fuir alors qu'elle aurait pu avoir une explication. Nombreux ont été ceux qui lui ont dit qu'elle était partie un peu trop précipitamment. Indira. Eodia. Thodir également. Tous lui avaient dit qu'elle aurait dû rester pour parler avec Adrahil. Elle ne l'avait pas fait.

Et maintenant ? Maintenant, elle ne savait pas trop. Cette discussion, cette dispute l'avait fatiguée. Emotionnellement. Elle ne s'était pas attendue à croiser Adrahil aujourd'hui. A avoir une telle conversation avec lui aujourd'hui. Son coeur saignait. Comme il battait également à nouveau. Comme si le poids sur les épaules qu'elle avait jusqu'à présent venait de s'enlever également. De là à dire qu'elle se sentait mieux, y'avait une marge néanmoins. Voilà peut-être pourquoi elle avait fermé les yeux durant quelques instants. Avant de se reprendre. Fatigue, quand tu nous tiens.
Et bien, t'as fait du vrai Frary, tout simplement 20
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Dim 29 Mar - 16:33
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Mon regard finit par se porter sur le plafond. Je suis las, las de cette situation, las de cette dispute. Durant une seule petite seconde, mon cœur espère que toute notre vie ne sera pas ainsi, que toute notre vie ne sera pas faite de ces disputes et de ces trahisons. Parce que je n’arrive pas à réaliser ce qu’il se passe dans mon cœur et dans ma tête en même temps. Ma tête me crie de partir, alors que mon cœur me supplie de rester dans cette pièce, de m’abreuver de sa présence et de son odeur, de ne plus jamais la quitter. Mais, pour l’heure, il me semble que ma tête soit plus raisonnable que mon cœur, et c’est elle que je choisis d’écouter. Cette dispute m’a épuisé, moralement, encore plus que le fait de la retrouver, de réaliser qu’elle est réellement là, face à moi. Je crispe la mâchoire durant un instant et je me lève, alors que Niel ferme les yeux. Je me lève et je croise les bras pour l’observer.

- Je vais te laisser, Niniel. Je… vais trouver une chambre dans une auberge et laisser la nuit porter son conseil.

Je hoche la tête avant de prendre la main de Niniel pour y déposer un baiser. Pas d’effusion, pour l’heure. Pas d’effusions, alors que mon cœur saigne de la serrer dans ses bras et de baiser ses lèvres une nouvelle fois. Cela m’a manqué. Cela m’a manqué et je n’ai pas l’intention d’écouter mon cœur qui bat. Si fort dans ma poitrine. Si fort que je n'arrive plus à penser clair.

Alors, je fais un pas, et puis un autre, vers la porte. Ma main se porte à mes yeux et je soupire un coup, tout en sortant de la pièce.
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Dim 29 Mar - 17:04


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Trop d'émotions ... Beaucoup trop d'émotions. Elle pensait qu'elle serait forte. Elle pensait qu'elle pourrait revoir Adrahil et ... Et bien, elle ne savait pas trop. Mais il était clair que ces retrouvailles étaient ... Comment dire ... Emotionnellement parlant, ce n'était pas simple. Mais Níniel savait que si c'était difficile pour elle, cela l'était tout autant pour Adrahil. Il était blessé. Elle l'était également. L'un comme l'autre devaient espérer des retrouvailles plus ... sympathiques. Plus réussies. Mais cela ne voulait pas dire pour autant que tout était terminé. Il fallait bien commencer par quelque chose. Peut-être des retrouvailles froides au départ. Pour revenir à des retrouvailles plus amicales et plus chaudes.

Níniel passa une main dans ses cheveux tandis qu'Adrahil lui expliquait qu'il allait la laisser pour ce soir. Enfin, pour aujourd'hui puisque la nuit n'était pas encore tombée. La brune eut un léger hochement de la tête. "Je t'aurais bien ... proposé de rester ici ... Mais si ta décision est déjà prise ..." La maison était grande après tout. Il y avait plusieurs chambres d'amis. Mais peut-être que c'était mieux comme ça. Du moins, pour le moment. Peut-être qu'ils devaient rester séparés encore pendant un petit moment. Car après tout, les deux jeunes gens allaient finir par se marier. A un moment ou à un autre. Parce que Níniel y pensait toujours. C'était dans un coin de sa tête. Elle était toujours fiancée à lui. Et elle n'avait pas envie de rompre ces fiançailles. A moins que c'était ce que voulait Adrahil. Et elle en doutait. Pour en revenir à cela, ils auraient toute la vie pour être ensemble. Enfin, si ça se terminait bien entre eux. Et pour le moment ... Pour le moment, elle ne savait pas quoi en penser. En tout cas, Adrahil avait raison. La nuit portait conseil. Et elle se doutait qu'ils allaient se revoir assez rapidement.

Topic terminé :) La prochaine fois, pas de dispute ^^
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