Toi, moi : une grosse bêtise. [PV Elladan]

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Ven 16 Jan - 23:16

Allongé sur les hauteurs qui surplombent la cité cachée d’Imladris, mon regard se porte sur l’horizon, et je compte les minutes pour être sûr et certain de ne croiser personne en entrant dans la ville. Dans mon dos, Elladan est en train de se bagarrer avec notre dernière trouvaille. Bon, d’accord, d’accord : ce n’est pas une trouvaille. Il y a quatre jours, nous sommes tombés sur une horde d’orcs et leurs terrifiants wargs, et pour le coup, on a réussi à s’en débarrasser assez facilement. Que sont cinq ou six orcs face à deux elfes surentrainés à l’agilité plus que légendaire, et au combat tellement complémentaire ? Rien du tout, n’est-ce pas ? Je ne sais même pas pourquoi ils ont attaqué, en fait. Peut-être parce qu’ils nous pensaient isolés ? Pour le coup, mon épée s’est gavé de leur sang noir, et les flèches de mon frère ont trouvé leurs cibles sans une once d’hésitation. Ensuite, il a fallu achever les bêtes, et là, on a trouvé quelque chose qu’on n’aurait jamais pensé trouver. Un bébé warg. Il nous a suffit d’un simple regard pour décider de ramener à la maison cette petite bestiole aux yeux pas encore ouvert. On n’allait pas le tuer quand même ? On est des elfes, les elfes protègent la vie… Bon, OK, seulement quand ça nous arrange, parce que, les orcs et les gobelins, on n’a aucun soucis pour les dégommer les uns après les autres…. Mais, c’est une autre histoire. Pour le coup, nous, on est plutôt dans la merde, là : si Père ou Mère nous croise, on est bons pour la punition jusqu’à la fin des temps. Alors, il faut faire en sorte que personne ne nous voie, et qu’on se rende dans notre chambre avec la bestiole.

Non mais arrêtez, ne nous jugez pas là. C’est un tout petit minuscule bébé, sans aucuns crocs horribles, joueur comme tout, adorable comme tout, avec les yeux à peine ouvert, et qui titube tout ce qu’il peut tituber sur ses pattounnes. On ne pouvait pas l’égorger… Et le laisser, là, ça aurait simplement été de la torture. Il serait mort tout seul, au milieu de nulle part. Alors, on l’a pris. Et, on va prouver au monde que les wargs ne sont pas les créatures maléfiques que tout le monde pense qu’ils sont… Ou se faire dévorer en essayant, c’est au choix.

- Allez, on y va. Si on se glisse par la porte Nord, et qu’on passe par la troisième rue, on devrait ne croiser personne.

Me retournant, j’attrape le bébé warg par la peau du cou et malgré son couinement, je l’enroule dans ma cape avant de commencer à courir vers la porte, tâchant de rester dans les zones les plus sombres.

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Ven 16 Jan - 23:17
Mais c'est que ça griffe ces machins là! Ouais, ça fait à peu près deux jours que je me bat avec un bébé warg gros comme un chat tout en tentant de diriger mon cheval n'ayant pour une fois absolument aucune envie de suivre celui de mon frère. Ou alors il veut juste me faire assez suer pour que j'accepte de laisser tomber la boule de poil. Je crois que l'étalon ne l'aime pas beaucoup, cette boule de poil. Mais quoi qu'il en soit, je ne compte pas l'abandonner de sitôt, donc il va falloir faire avec. Car oui, au milieu de nos conneries, il y a les véritables conneries, comme renverser un seau d'eau sur la tête de Lindir pour essayer de voir une émotion naitre sur son visage (au fait? c'est raté, faudra rejouer), les accidents imprévus, du genre mettre dans un état innommable la cuisine en tentant de se faire bien voir en tentant de faire le petit déjeuner, et les tentatives de bien faire, comme ne pas avoir eu le cœur à exécuter cette boule de poil comme on a mis un terme à l'existence de ses ainés et de leurs cavaliers. Affaire à suivre, ou bien on va avoir récupéré un animal de compagnie digne de ce nom, ou bien on va se faire bouffer. Mais ça c'est notre problème, totalement.

En attendant, il nous faut réussir à le dissimuler à nos parents, à Arwen (qui n'est pas la dernière à aller fouiner ... ), à Lindir ... et surtout à Lindir en fait, parce que si je pense qu'il est encore possible d'attendrir Arwen avec ce bébé monstre, je doute qu'on puisse en dire de même du lèche-botte préféré de notre père, qui s'empresserait d'aller lui baver l'information ... et nous faire offrir un savon digne de ce nom, au passage. Enfin bref, en attendant, faut déjà réussir à l'emmener dissimuler jusque dans notre chambre. Et c'est Elrohir qui s'y colle en attrapant la petite bête par la peau du cou avant de le planquer sous sa cape. Pour ma part, je relève la tête vers lui, à demi content d'être débarrassé de la pelote d'aiguille vautrée sur mon torse depuis les dix dernières minutes, avant de me relever totalement et attraper les rênes des deux chevaux pour les "réveiller" et les pousser vers la voie menant aux écuries, sachant qu'ils iront très bien eux mêmes et comptant revenir les desseller plus tard. Même si quelqu'un les voit, ce ne sera pas al première fois que nos montures rentrent seules tandis que nous perdons un peu de temps dans la forêt environnante. De toute façon, les orcs ne se sont jamais approchés si près de Imladris, donc personne ne trouverait utile de nous faire envoyer chercher.
Cela fait, je rejoint mon frère, quasiment arrivé à la porte, avant de jeter un coup d’œil dans la rue que nous devons traverser, l'entrainant par l'épaule après m'être assuré qu'il n'y avait rien ni personne pour nous voir.
Les ennuis arrivent ensuite en la présence de Erestor, planté au milieu de la troisième rue, en pleine discussion avec un autre elfe, qui ne me dit rien. Bon, diversion?

"On fait quoi? On passe par l'autre coté ou j'vais l'occuper pendant que tu passe?"
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Ven 16 Jan - 23:17

Pour une fois, je dois avouer que c’est réellement ma faute, toute cette histoire. Je n’ai réellement pas pu imaginer ne serait-ce qu’une seconde d’enfoncer mon épée dans la gorge de ce petit animal qui me regardait en tremblant. Je ne me voyais pas absorber le sang qui aurait souillé mon épée avec un morceau de tissus déjà tâché du sang d’autres créatures. Alors Je l’avais pris sous mon aile, et mon frère m’avait suivi. Parce que c’est ce que nous faisons, peu importe les circonstances, peu importe à quel point c’est compliqué, peu importe que le monde soit contre nous. Ni l’un ni l’autre ne sait ce que le futur nous réserve, mais nous avons appris une chose : la disqualification n’est pas possible. Nous devons continuer à avancer, chaque jour, avec le poids de nos décisions sur les épaules, harnachant nos chevaux le matin pour passer la journée à fouiller ce monde, chassant le faisan aussi facilement que les orcs, avant de déharnacher nos chevaux le soir, et rembourrer nos capes, et de laisser le sommeil pendre la relève sur nos sens et nous permettre d’oublier enfin nos jours.

Cependant, c’est le boulot qu’on ne commence jamais qui est le plus long à terminer, et c’est pour ça que j’essaie de me concentrer sur le moment présent, oubliant ces nombreuses fois où on m’a pris pour Elladan, me mettant dans des situations cryptiques. Par exemple, une fois, je me suis retrouvé – comme par hasard – pris entre deux elfes qui me prenaient pour celui qui s’était amusé à faire des blagues dans leur dos, et donc le fauteur de trouble en question. Pour une fois que je n’avais réellement rien fait, c’était sur moi que ça retombait. Deux gifles et un seau d’eau – sale et glacée – plus tard, je demandais quelques explications à ces deux furies. En réalité, Elladan avait caché une bonne centaine de grenouilles dans la chambre de l’une et créé même la petite marre d’où était tirée cette eau qui gouttait sur mes vêtements. C’était donc ça, l’odeur ? Ha bah tient, moi qui pensait que les mares, ça sentait la rose et la lavande… Plus qu’à prendre un long, très long bain chaud pour faire partir tout ça… Cette verbeuse qui m’a assaillis de ces cris et de ses insultes m’a tout de suite énervé, et au final, c’est moi qui ai fini par lui faire des blagues pour me venger. Eh, on ne lance pas un seau plein de vase immonde à la tête d’un prince elfe. Surtout pas quand le dit prince elfe est du genre à se venger derrière.

C’est avec ce souvenir en tête que j’avance à la suite de mon frère dans le couvert des arbres, et que je me laisse guider dans les rues, le mini-warg enroulé dans ma cape qui essaie de se dépatouiller pour sortir de là. Cette bestiole aura ma peau, croyez-le ! Quatre fois que je manque de le laisser réussir à s’enfuir de là, et quatre fois que je le rattrape au dernier moment, avant que le bébé ne s’enfuie. C’est vrai quoi, on n’a pas passé quatre jours à se battre pour le garder avec nous pour réussir à le perdre aux portes de la maison ! Dans la première rue, on croise – à distance du moins – Erestor, l’un des conseillers de Père. Outre le fait que le chef du conseil restreint s’est affautrit avec le passage des années, devenant si fin qu’on dirait qu’on peut voir au travers, force m’est d’avouer que celui-là est l’un de ceux qui détestent nous voir dans les parages, considérant que nous apportons avec nous notre lot de mauvaises idées. Allons. Comment un simple petit animal aux yeux noirs implorants comme celui-là pourrait être une mauvaise idée ? C’est ridicule, voyons..

- Je pense qu’on devrait trouver un autre chemin. Erestor est suffisamment intelligent pour savoir que, quand un des jumeaux vient lui parler, l’autre fait une bêtise quelque part. Mieux vaut donc faire le tour.

Je commence donc à me diriger vers une ruelle transverse pour contourner l’obstacle qui se trouve face à nous. Manquerait plus qu’on croise Ada… Là, ce serait la fin du monde.

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Ven 16 Jan - 23:20
J'acquiesce de la tête avant de suivre l'idée de Elrohir, lui accordant le point sur le fait que Erestor aura la puce à l'oreille de voir l'un de nous deux l'occuper. On a du jouer cette scène un peu trop souvent dans notre enfance pour qu'elle reste crédible, et Erestor a bien fini par comprendre qu'on en avait pas grand chose à faire de tout le savoir accumulé qu'il aurait pourtant certainement bien envie de nous apprendre, mais que tout ce qui nous intéressait était qu'il ai le dos tourné.

Je finis donc par suivre mon frère, bien décidé à contourner l'obstacle Erestor pour rejoindre le haut de la cité, et mieux encore, si cela est possible, nos quartiers. Bon, dans le pire des cas, j'ai mon arc, quelques flèches et une corde, si il nous faut en arriver là pour ne pas se faire repérer. Mais pour ça, il faut déjà atteindre le bas de nos fenêtres ...

Nous continuons donc notre marche à travers la cité à peu près comme des voleurs, même si nous savons l'un comme l'autre que plus nous aurions l'air naturel, moins nous aurions l'air suspect ... d'un coté, même quand on est le plus naturel du monde, les gens craignent une idiotie de notre part, alors, pourquoi donc faire des efforts inutiles? En revanche, la bestiole dissimulée sous la cape de mon frère pourrait en faire un peu plus, comme je vois sa tête sortir du vêtement à intervalles presque réguliers.

"Tu veux que je le reprenne? Tu va finir par ne plus avoir un centimètre de peau à lui offrir à griffer à force qu'il se débatte comme ça."

Bon, en attendant, la ruelle que nous avons pris redonne, comme chaque ruelle de cette cité, sur une voie légèrement plus fréquentée, ce qui risque fort de s'avérer un nouveau problème si le petit warg n'arrête pas de se montrer. Si il parvenait à se montrer tranquille, on pourrait toujours inventer avoir trouvé un crapaud à glisser dans les appartements de Lindir pour le faire hurler, mais un warg, je pense qu'on va recevoir un autre con de cloche.
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Ven 16 Jan - 23:21
L’unique désavantage de cette ville à mes yeux, c’est qu’à chaque détour, on risque de croiser quelqu’un, et que la petite créature qui mordille ma main et veut absolument observer tout ce qu’il se passe autour de nous. Mais elle va rester tranquille celle là ? Ou il. C’est un mâle ou une femelle ? L’attrapant par la peau du cou je le soulève jusqu’à mon regard, ignorant la parole de mon frère qui demande à récupérer la bestiole.

- Hey, Truc. Tu vas te calmer. Maintenant. Sinon, tu vas finir par attirer l’attention de quelqu’un qui te voudra pas autant de bien que nous, OK ?

Sourcils froncés, j’essaie de résister au couinement de douleur du mini-warg, avant de finalement le laisser dans les bras de mon frère. Bon, vas-y, prends le. J’ai pas envie de me sentir aussi faible face à lui. Non, pas mon frère bande d’idiots. Ce truc blanc plein de poils qui me regarde comme si j’étais le grand méchant loup parce que je lui laisse pas faire ce qu’il veut. Sérieux, je vais me faire manger tout cru. J’ai pas l’habitude qu’on me prenne par les sentiments, et ce bébé warg sait déjà y faire. Mais dans quoi je me suis embarqué encore moi.

- On devrait le mettre dans un sac. Ce serait plus simple. Là, on va le voir. C’est impossible qu’on arrive jusqu’en haut de la cité sans que personne ne le voit. Et, on peut définitivement pas le faire passer pour un chiot. Et, il nous faut un nom pour ce truc là.

« Ce truc là » … J’aurais pu trouver un autre mot. Enfin, ce n’est pas dramatique. M’engageant dans la rue devant mon frère, un sourire sur le visage, je me laisse porter par la foule, cachant par la même occasion la bosse sous sa cape… Non, relevez le visage, je parle toujours de la boule de poils. Bande de vils pervers. Ouvrant la bouche, je me mets à énnoncer des noms d’elfes connus, histoire de trouver un nom pour le chiot. Enfin, le mini-warg.

- Haldir ? Lindir ? Erestor… Oh, ce nom là je le garde pour mon prochain cheval. Il va s’en arracher les cheveux, déjà qu’il en a pas beaucoup. Tu crois que ça lui irait bien, le crâne chauve ?

Je jette un coup d’œil dans mon dos pour observer mon frère, avant de hausser les épaules et d’avancer dans la rue, tournant dans une autre, moins fréquentée, qui montera presque jusqu’à la maison de père. Bon. Très bien. On est sur la bonne voie.

- Si tu veux que je reprenne la bestiole, n’hésite pas. C’est toi qui ne va plus avoir de peau sur les mains sinon.

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Ven 16 Jan - 23:21
J'observe mon frère se chamailler avec le petit warg, m'attendant presque à ce que ce dernier lui réponde d'un coup de patte dans le nez, comme l'aurait fait un chat, souriant sous cape en me disant que Elrohir n'est pas vraiment doué pour résister à cette bestiole qui est tout simplement en train de gagner la partie. En voilà un plan pour les grands méchants de ce monde, rangez vos orcs et autres trolls, et sortez les peluches vivantes griffues dotées de dents un peu trop pointues. Voilà comment gagner une guerre. Bon, je me tais parce qu'en vérité, j'ai à peu près le même avis que mon frère au sujet de cette bestiole, même si je sais qu'il ne faut certainement pas s'attendre à un résultat merveilleux quand on sait ce que donne le résultat adulte de cette bestiole. En attendant, on va se laisser berner en beauté par ses grands yeux noirs de bébé, et on en recausera quand il fera deux mètres de long.

Je reprends le bébé warg contre moi, plaçant ma cape par dessus de lui pour le dissimuler, sentant quasi aussitôt ses griffes se planter dans mon épaule et son nez froid dans mon cou. Bon, à la limite, si il peut se tenir calme le temps qu'on passe la zone à risque... Et non, nous n'avons absolument pas l'air suspects, mon frère et moi, dissimulant clairement quelque chose sur notre passage. Où est-ce que vous avez vu joué ça?

"J'pense qu'il va te déchirer le sac oui, t'as vu la longueur de ses griffes? Pas franchement envie de lui courir après dans toute la cité. Et, garde Erestor si tu veux, Lindir ça lui ira bien, on trouvera bien un surnom à lui donner à partir de ça."

Enfin, il sera toujours temps de songer à cela quand on sera enfin arrivés à destination, et je suis mon frère dans une rue transversale avant que nous nous arrêtions un instant, durant lequel je m'accorde la pause de faire sortir le warg de sous ma cape afin d'éloigner ses griffes de ma peau.

"Les mains ça va, faudra songer à trouver une bonne excuse pour expliquer mon épaule lacérée, en revanche. Enfin, on est presque arrivés, j'peux le tenir encore quelques minutes tu sais."

Je repasse devant lui tout en replaçant la boule de poil sous ma cape, où ses griffes semblent d'instinct retrouver le chemin de mon épaule, pour suivre la voie menant quasiment tout droit jusqu'à chez nous jusqu'à nous retrouver sous les fenêtres de la bâtisse.

"Tu me le tiens le temps que je nous offre une voie d'accès? Rassure moi, t'es toujours capable de monter à la corde lisse?"
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Ven 16 Jan - 23:22

Mon frère n’a pas tort sur l’état du sac à la sortie, et les marques de griffes sur mes mains sont là pour l’attester. Cette bestiole, aussi adorable soit-elle, a des griffes tel des rasoirs, et j’espère pouvoir la monter quand elle sera adulte au combat. Ouais, enfin, pour ça il faut déjà qu’elle survive et qu’on arrive à la cacher du reste de la clique de mon Père, parce que sinon, ce sera la mort rapide et assurée. Rien qu’à cette idée ma main se pose sur Aranrüth à mon côté. Il est impossible pour moi d’imaginer abandonner cette adorable petite bestiole sans combattre, même si ça veut dire combattre nos propres concitoyens.

- Alors, ce sera Lindir.

C’est un bon nom ça. Mais, si on commence à donner le nom des conseillers de Père à nos animaux de compagnie, non seulement ils vont s’arracher les cheveux – du moins les deux ou trois premières fois, ensuite ce sera du réchauffé et il faudra trouver autre chose – mais en plus je les vois bien se taper la tête contre le mur simplement parce qu’ils ne sont pas capables de nous faire rentrer dans le rang. Rentrer dans le rang, c’est ennuyeux, et il est impensable que je me range comme ça, simplement pour me ranger, parce que c’est ce qu’on attend de moi.

- Pour ton épaule, il suffira d’aller demander à ta chère étudiante-guérisseuse de te réparer ça. On revient de mission, on a pu… rencontrer des orcs et prendre des coups perdus ? Ce ne serait pas la première fois. Et puis, avoue : ça te fera plaisir de voir Elinà…

Taquiner mon frère sur cette elfe ? Bien sûr. Toujours. Depuis qu’elle est arrivée dans les parages, il y a une centaine d'années, le regard de mon frère se pose sur elle, avec un air que je ne connais que trop bien pour le voir sur le visage de Père quand il regarde Mère. Un sourire sur les lèvres, je continue à avancer, bien content qu’Elladan doive se battre avec le warg au lieu de me frapper moi.

- Ou, si tu préfère, j’peux te recoudre moi-même. Mais, tu sais très bien que la couture, c’est comme la cuisine : pas mon truc du tout.

Arrivés en dessous de la fenêtre de notre chambre, située au deuxième étage, je récupère le warg et lui fait des gratouilles sur la tête, m’attendant presque à le voir ronronner quand il ferme les yeux pour apprécier le geste. Sérieusement… Comment les orcs ont pu corrompre ces créatures à ce point pour les rendre réellement dangereuses… Lindir réclame juste des calins et de l’amour… Et ma main à bouffer. Saloperie.

- Je sais toujours grimper sur une corde lisse, oui. Tu vas y arriver avec ton épaule ? Tu veux pas passer par devant pour éviter de te l’abîmer encore plus ?

Un sourire sur les lèvres, j’enroule la boule de poils dans ma cape, et je lui laisse juste la tête sortie pour qu’il puisse respirer, et je le glisse dans mon pourpoint, avant d’attraper la corde et de commencer à grimper. Un gémissement du warg me tire un sourire alors qu’il semble pas très confiant sur ce que je fais. Mais, j’arrive en haut assez rapidement, et je me glisse par la fenêtre dans la chambre, où je lâche le warg, qui commence à explorer la pièce.

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Ven 16 Jan - 23:27
Je lâche un sourire amusé en entendant mon frère approuver le choix du nom du petit warg, songeant que l'elfe répondant au même nom risque de n'apprécier qu'à moitié la blague. Hé, il n'y a pas de déshonneur, c'est pas une carpe qu'on a appelé comme ça! Ma fois, on aurait pu. Et attends une seconde, j'espère que c'est pas vrai ces histoires de "le nom fait le caractère", sinon on va vraiment s'ennuyer de cette bestiole. Bon ok, si elle évite de faire assez de bazar pour attirer l'attention des autres dans notre chambre, ça nous arrangera fortement, mais d'un coté, une bêtise ou deux de temps en temps ça ne fait pas de mal!

"Nia nia nia nia nia. Va te faire voir Elro. Et puis, j'crois que j'risque un moins gros savon de la part de père que de Elinà. C'est qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche quand il s'agit de hausser le ton. Et puis zut, arrête d'en causer, ça m'énerve."

Touché ... coulé? Ouais, j'apprécie énormément cette elfe, c'est une bonne amie, et contrairement à mon idiot de frère, elle sait recoudre quelques plaies, ce qui m'évite d'avoir affaire à père et de provoquer l'inquiétude de mère, même si la jeune elfe sait parfaitement me passer des savons exemplaires, me promettant à chaque fois de ne pas soigner ma prochaine blessure ... promesse toujours rompue, et ça m'arrange pas mal du tout. Ne cherchez rien d'autre, il n'y a rien d'autre, mais faire rentrer ça dans la tête de Elrohir est mission impossible. J'vous jures que j'ai essayé, mais ses neurones sont aussi butés que lui, alors...

Arrivés sous la fenêtre de notre chambre, je confie le warg à mon frère, mon épaule me remerciant de l'épargner trente secondes, avant de prendre mon arc en main, ça y est, mon épaule ne me remercie plus du tout, ainsi qu'une flèche à laquelle j'attache la-dite corde, avant de la placer sur l'arc et prendre ma visée, prenant en compte le poids de la corde dans mon tir. Ce serait bête de tirer trop bas et devoir aller décrocher cette flèche ensuite.

"T'inquiètes pas pour mon épaule, elle en a vu d'autres, et en verra encore d'autres après."

Je laisse filer ma flèche avant de laisser mon frère passer devant avec la créature, attendant qu'il soit rendu en haut pour grimper à la corde à mon tour, ne pouvant nier avoir à souffrir de mon épaule abimée. Cependant, ce n'est pas cela qui m'empêchera de grimper, et j'ai tôt fait de passer la balustre de la fenêtre pour arriver dans la chambre, avant de me retourner vers le vide pour décrocher ma flèche du mur dans lequel sa pointe se trouve enfoncée et faire remonter la corde. Pas très discret de laisser notre voie d'accès à la vue de tous. Je reporte mon attention sur le fauve libéré quand je l'entends faire ses griffes sur le tapis, et c'est avec un air amusé que je me rapproche de mon frère, balançant ma corde dans un coin.

"Et les parents qui ne voulaient pas entendre parler d'un chat. Tu crois qu'ils auraient mieux fait de nous écouter?"
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Ven 16 Jan - 23:28

Arrivés dans notre chambre, je laisse le loupiot sortir de ma cape, et c’est presque attendri que je l’observe en train de ramper un peu partout, sentant tout ce qu’il peut sentir, s’habituant à sa nouvelle maison. Finalement, il saute sur mon lit, s’y roule en boule et nous observe de ses petits yeux noirs, changeant de cible à chaque fois que l’un d’entre nous commence à parler. Mais c’est qu’il connait bien ses parents celui là ! Ouais enfin, avoir un gosse avec mon propre frère n’était pas réellement prévu au programme de ma vie, mais bon… Si c’est pour cette p’tite chose adorable, on va dire que je veux bien faire une exception.

- Fait voir ton épaule.

Je m’approche de mon frère pour soulever sa cape et faire une grimace devant l’état des chairs. Là, clairement, on va avoir besoin d’un vrai guérisseur, et à part Elinà, je ne vois personne qui acceptera de faire semblant de n’avoir rien vu. De toute façon, il suffit qu’Elladan lui demande gentillement quelque chose pour qu’elle accepte sans réellement rechigner. Enfin, un jour je marierai ces deux là, mais ils ne s’en rendront compte qu’après le mariage. Vous pensez que l’alcool ça marche ? Si je leur bourre assez la gueule, peut être que j’arriverai à les marier ?

- Allez, viens, va voir Elinà pour qu’elle te recouse tout ça. Sauf si tu préfère passer entre les mains de Père ? C’est vraiment pas beau à voir, et je ne saurais pas m’occuper de ça moi-même, et ça va s’infecter si tu laisse ça sans soins. Lindir s’en est donné à cœur joie…

Moi j’ai eu de la chance : il m’a juste mordillé les doigts sans aller jusqu’à percer la chair, et il a déchiré ma cape. Je devrais pouvoir réparer la dite cape… sinon, eh bien : j’en ai d’autres. Et, j’en ferais faire une autre avec quelques pièces d’or.

- La prochaine fois, on aura deux chats… Et puis c’est tout. Maintenant file voir ta belle guérisseuse avant que je ne te mette dehors à coups de pieds au derrière.

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Ven 16 Jan - 23:28
J'observe Lindir installé sur les couvertures, tournant la tête de mon frère à moi pour revenir à mon frère en fonction duquel de nous deux parle. Sérieusement, j'ai toutes les peines du monde à deviner un futur prédateur froid et sans pitié derrière ses grands yeux noirs nous regardant avec toute la curiosité du monde. Dites, par contre, quelqu'un sait ce que ça mange à cet âge? Parce que du lapin, on peut encore le lui trouver, mais du lait, ça va être légèrement plus compliqué ... Imladris n'est pas vraiment reconnu à travers les terres du milieu pour son élevage de vaches laitières, et si faut aller jusqu'à la Comté pour trouver un litre de lait pour la marmaille, j'vais pas supporter bien longtemps de faire le trajet et perdre deux plombes en négociations de prix avec les hobbits. Oui, non, sérieusement, si il n'y a pas d'élevage de vaches laitières en Comté, faudra m'expliquer comment font les hobbits pour avoir d'aussi importantes quantités de fromage dans leurs gardes-manger.

Pendant cette réflexion sortie de nulle part, mon frère s'intéresse à l'état de mon épaule, me faisant grimacer quand il écarte ma cape de la blessure fraichement ouverte. Je tourne le regard vers lui en l'entendant siffler entre ses dents avant de me conseiller d'aller voir Elinà, précisant devant l'état de ma plaie qu'il ne saurait s'en charger lui-même. Ca se pourrait que je douille un bon coup moi ... effectivement, j'aime autant que ce soit Elinà qui s'occupe de ma blessure plutôt que mon frère ... et ça n'a rien à voir avec sa beauté ... j'vais finir par croire que Elro la regarde d'un peu trop près à force qu'il lui trouve des compliments. Bop, allez savoir que j'arriverais pas à les caser ensemble ces deux là un jour ...

Je me détourne de mon frère pour fouiller dans un tiroir et en tirer une pièce de tissu avec lequel j'essuie rapidement le sang coulant de mon épaule, comptant bien être discret si je croise quelqu'un sur mon chemin, avant de rabattre ma cape par dessus mon épaule et sortir de la pièce.
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