Un après midi à soigner les malades [Aerin]

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Jeu 20 Nov - 1:34

Un après midi à soigner les malades



Alors que dehors la neige s’étale à l’infini, je reste assise devant ma fenêtre, mon regard perdu dans les flocons qui volent au gré du vent. Dans les murs de la cité, une épidémie de grippe ronge les habitants, et moi je me contente d’afficher tout le mépris que je porte à ces frêles petites créatures en restant le plus éloignée possible des malades. En trois longues années que je vis ici, la chaleur étouffante de ces murs de marbre blanc a toujours été un frein à mon entrain naturel. Trois longues années à vivre loin des immenses plaines glacées qui ont bercé mon enfance, trois ans à supporter les regards surpris, voir outrés, des dames de ces lieux quand, même durant ce qu’ils appellent l’hiver, je ne porte que des robes légères, les épaules à peine recouvertes d’un châle. Mais, dehors, cette neige qui me semble infinie me donne le sourire, et j’aimerai parfois oublier tant mon rôle de Dame de la haute noblesse que mon âge pour aller jouer dehors, comme si je n’avais qu’une dizaine d’années et l’innocence de la jeunesse pour excuser mes actes. Ah ! Que vous me manquez, batailles de boules de neige ! Ah, comme construire un igloo gardé par des bonhommes de neige me tente ! Mais, mes fantaisies d’enfant, même si elles me tirent un sourire et quem es yeux se perdent une fois de plus dans l’immensité blanche, dans le ciel qui semblable à du coton, dans ce brouillard qui me donne l’impression que le monde s’arrête aux portes de la cité blanche, ne sont que des souvenirs que je ne peux revivre.

L’arrivée de ma fille, Lyria, les jours rosies par le froid, un sourire jusqu’aux oreilles et ses longs cheveux aussi blonds que les miens sont bruns sortant en bataille, dépassant en longues mèches hirsutes de son bonnet, me rappelle que je dois revenir à la réalité de ma journée. Mon regard se pose sur l’horloge murale et je mre relève, remettant en place la lourde robe de velours noir, symbole de ce deuil encore frai dans la mémoire de la veuve éplorée dont je me dois de jouer le rôle. Si la vérité est plus sordide, comme je me suis débarrassée d’un mari qui devenait encombrant, ma présence dans ces lieux reste fragile. Je me dois de rester là, obéissant ainsi à la volonté de mon maitre, pour espionner ces gens. Et, si dans l’intimité de mes appartements, mes tenues sont bien plus colorées, je me dois de tenir mon rôle en dehors des portes de mes appartements. Mon regard se durcis dans le miroir que croisent mes yeux, et je secoue lentement la tête de droite à gauche. Comme si j’avais pu aimer ce rustre. Non, vraiment pas. J’observe l’effet que je renvoie durant quelques secondes, puis je me dirige d’un pas modéré vers la salle où j’ai rendez-vous avec la demoiselle qui m’a demandé de l’aide.

A ma ceinture pend ma sacoche d’herbes, bien que je la remplisse que rarement des herbes médicinales qu’elle contient aujourd’hui. D’ordinaire, ce sont des poisons mortel, apportant la mort la plus rapide ou la plus lente. Après tout, je me suis débarrassée de trois maris et mon père sans qu’un seul soupçon ne soit porté sur moi.

Mais, voilà que je me trouve déjà devant la porte où l’on doit m’attendre. Ma main frappe trois coups bref, et je la laisse retomber le long de ma robe noire. Le temps que la porte s’ouvre et qu’on m’introduise, mon visage est devenu avenant. Toute trace de celle que je suis en réalité a disparu. Car, c’est ce qu’est ma vie. Un vaste rôle que je dois jouer.

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Jeu 11 Déc - 21:29


Un après midi à soigner les malades
"La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu’il s’agisse d’amitiés ou d’opportunités."

(Barbara Bush)


feat Ilmarë & Aerin

L'aurore venait à peine de se lever et me voilà déjà à la tâche. Le travail qui me permettait d'oublier un instant la tristesse qu'occupait mon cœur. L'hiver compliquait encore plus les choses. Il y avait déjà tant de malades, suite à cette fichue guerre et maintenant le froid qui régner en maître sur ma cité blanche. La grippe fessait rage, en plus des malades habituels. Cela fessait quasi deux jours que j'étais plonger dans le travail. Portant à boire et à manger à ceux qui en avaient besoin en plus des soins.

Le nombre de malades grandissaient et les réserves de plantes diminuaient malheureusement. Le plus difficile, c'est qu'à cette saison, c'est rare de trouver des herbes médicinales. J'avais entendu parle de la femme qui habitait un peu plus haut. D'après ce qu'on disait, elle était en deuil suite à la mort de son mari et qu'elle avait aussi une grande connaissance en guérison. Je n'étais pas habitué à écouter ce qu'on disait. Par contre, c'était intéressant de savoir qu'elle pourrait peut-être m'aider ? Peut-être avait-elle certaine plantes qui pourrais me servir ?

Je pris donc une grande inspiration avant de me décider d'aller toquer à la porte de cette femme. Je souris à ma mère pour la rassurer, puis je me dirigeai vers la dite demeure. Bien entendu, j'avais vérifié que mes malades étaient en de bonnes mains avant de m'en aller vers ma destination.

Pendant que mes pas me guidèrent vers la porte de sa demeure, je plongeai dans mes souvenirs. Je me vis dans la taverne, le soir ou Maenyc avait dit qu'il partait, je me souviens de cette douleur que j'avais ressentie au moment même où il me l'avait annoncé. Cette douleur était encore là. Comme-ci, elle était gravée dans mon cœur.

Dix ans, qu'il était parti, de si longue année sans savoir s'il allait bien. Pourtant, j'avais le sentiment que l'attendre ainsi, un jour sera récompenser. Heureusement que j'avais de quoi m'occuper pour ne pas trop y penser et mes nuits étaient, quant à elle, peuplées de rêves où celui que j'aimais était à mes côtés. J'avais les mains glacer au moment même où je me permis de cogner à la porte avant qu'on me permette d'entrée. On fait entrer et c'est à instant exact que trois coups rejoignent mes coups président. La porte s'ouvre finalement sur une femme en robe de velours que couleur noir qui fait contraste avec la blancheur de ma robe de coton couverte d'un tablier blanc également couvert de quelques taches de sang.

Timide comme je suis, je lui souris tout en fessant une révérence en signe de politesse. Je ne suis pas habitué aux grandes conversations, j'aime le calme et le fait d'être timide ne m'aide pas toujours dans mes démarches. Ce qui n'aide pas non plus, c'est que mon ange gardien n'est plus là. Ne sachant pas trop comment aborder la jeune femme, je reste silencieuse face à elle, attendant patiemment qu'elle ouvre la conversation. Cela pourra certainement me permettre de trouver les mots exacts pour lui demander de l'aide.



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Ven 12 Déc - 1:42

Un après midi à soigner les malades



La demoiselle qui se trouve face à moi, de l’autre côté de la pièce n’est pas celle qui m’a invitée, la veille, à la rejoindre pour tenter de soigner les malades. Mes sourcils se froncent, et un instant je me demande si on s’est moqué de moi. Si on m’a amenée là pour se moquer de moi. Je ne suis pas tout à fait certaine d’apprécier la blague, pas plus que ce soir de Noël lorsque j’ai cru avoir un chien, mais que je n’ai en fait eu qu’un livre. Ma mère se souvient encore, dans ma contrée natale si lointaine que je doute d’y retourner un jour, de la crise monumentale que j’ai piquée, allant jusqu’à empoisonner la fille de la cuisinière, qui elle avait eu un chien, la rendant malade pour une semaine. Mais, temps n’est pas venu de penser à ce passé lointain. Non, il faut que je m’occupe de la femme en face de moi, et que je trouve le fin mot de cette histoire.

- Bonjour.

Mon ton est sec, un peu hautain, et je hausse un sourcil pour dévisager la jeune femme en face de moi. Elle n’a pas plus de vingt… peut être vingt cinq ans, et je la classe immédiatement dans la catégories des jeunes femmes bien trop fragiles, bien trop graciles, bien trop … insipides. Oh, je me trompe peut être, même si rares sont les fois où mon jugement est faussé. Cependant, je me dois de lui donner sa chance.

- Une jeune femme est venue chez moi hier pour me demander de rejoindre une certaine Aerin par ici. J’ai cru que c’était elle, mais… Serait-ce vous ?

Je croise les bras, avant de soupirer un coup, agacée d’avance par cette situation. Si je devais rencontrer Aerin ici, pourquoi est ce que ce n’est pas Aerin qui est venue hier ?

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Ven 12 Déc - 21:43


Un après midi à soigner les malades
"La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu’il s’agisse d’amitiés ou d’opportunités."

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feat Ilmarë & Aerin

Au regard que me jette la femme qui vient d'entrer, je comprends vite qu'elle est surprise de me voir. C'est assez compréhensible en somme puisque hier ce n'est pas moi qui étais venue demander de l'aide. J'espère au moins que la jeune fille d'hier à bien préciser que c'était moi qui le demandais. Parce que si ce n'est pas le cas, je pense être mal au point pour de longue discutions. Bien nombreux sont les malades qui ont besoin des herbes et que pour tout dire, je crois même qu'elle est la seule à posséder les dernières plantes nécessaires à leur problème de santé.

Le bonjour sec qu'elle me lance ne m'aide pas à me rassurer. Pourtant, il faut que je lance la conversation et que j'arrive à prendre le dessus sur ma timidité. Se serais peut-être un bon exercice pour le retour de celui qui hantent mes nuits. Cela me donnera peut-être le courage de lui avouer se que je ressens dés qu'il sera de retour. Ce n'est pas par égoïsme que j'aimerais lui dire, non, c'est tout autre chose. C'est parce que je pense que je ne pourrais plus taire mon cœur. La guerre qui fait rage et les malades qui m'entourent chaque jour ne font que confirmer que je devrais lui dire. Je ne sais comment je le ferais, mais je sais que je dois le faire. Cela se fera sans doute tout naturellement ou bien, je serais tellement heureuse de le revoir que je ne prononcerais rien du tout. Génial en somme.

Cette femme m'intimide bien plus que j'aurais pu le croire et du coup, je crois tout mon courage viens de s'envoler par la fenêtre. Heureusement qu'elle prend les devant parce que je crois que le silence aurait envahi la pièce et rajouté un froid dans celui déjà installé par l'hiver.

Ses paroles confirment tout de même que le message à bien était transmis et cela me rassure du coup. Je me sens un peu mieux. Je souffle un bon coup avant de répondre poliment

" Bonjour pour répondre à votre demande, c'est bien moi ; je vous pris de m'excuser, mais il y avait beaucoup trop de personnes qui avaient besoin de moi hier que je ne pouvais pas quitter mon poste. Alors, j'ai envoyé une messagère pour vous transmettre un message d'aide. J'ai entendu dire que vous étiez aussi guérisseuse et je me demandais si vous pouvez m'aider ? "

Pour toute autre paroles, je lui tends un bout de papier avec les noms des herbes qui me manque. Je ne sais pas, si elle les a toutes, mais je souhaite au moins qu'elle en ait quelqu'une. Je sais, j'ai tendance à m'y prendre mal pour certaines choses. Ma demande n'est pas que pour les plantes, j'aimerais aussi qu'elle m'aide pour les malades. Il y en a tellement que je pas pus dormir depuis deux jours et cela peut entendu se lire sur mon visage marqué par le manque de sommeil. Je peux heureusement tenir le coup, puisque cela me permet de pensée mon cœur. Je me souviens aussi que la demande a du normalement être fait à la transmission du message. D'après ce qu'elle m'a transmis, c'est qu'elle pense que c'était d'accord. Mais, entre pensée et être certaines cela reste encore à le vérifier. Plus qu'a souhaiter qu'elle avait déjà accepté ou que si ce n'est pas déjà fait, qu'elle accepte. Une main en plus serait la bienvenue surtout en cette soirée de Noël.



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Dim 21 Déc - 4:02

Un après midi à soigner les malades

Je l’intimide, cette petite demoiselle, et je retiens un soupir de lassitude. Parce qu’au fond, si c’est ce que j’aime que les gens ressentent, ce n’est pas pour qu’elle se retrouve en train de bégayer devant moi parce que j’ai une certaine prestance. Je n’y peux rien, c’est de naissance. Ma mère m’a élevée pour que je sois un femme forte, et je n’ai pas l’intention de lui faire honte en faisant quoi que ce soit d’autre que ce qu’elle m’a appris. Je suis une empoisonneuse jusqu’au bout des ongles, et même si je dois le cacher, cela me donne un certain aplomb. Finalement, je prends la parole la première avant de demander, de manière relativement claire si elle est bien la jeune fille que je devais voir aujourd’hui.

J’ai l’impression qu’elle se liquéfie devant moi, et je croise les bras en attendant sa réponse, qui ne tarde cependant pas à venir. Mon regard se plonge dans le sien, alors que je la jauge de bas en haut, pour finalement lui répondre.

- Je suis loin d’être guérisseuse, demoiselle. J’ai de profondes connaissances en herboristerie, et une collection d’herbes qui se trouve parfois rares en cette période de l’année.

Je désigne d’un bras ma sacoche et je hoche la tête de haut en bas avant de soupirer un coup. Non, je ne suis pas guérisseuse, bien au contraire. Je suis plutôt tout le contraire, en fait. J’aime voir la surprise sur le visage de la personne qui boit mon poison savamment préparé lorsqu’elle commence à en ressentir les effets. Oh, il n’y a rien de pire que de me priver de ce moment où l’autre réalise qu’il va mourir. Mais, ce n’est pas le moment de penser à ça.

- Je sais aussi cultiver une partie de ces herbes malgré des conditions climatiques compliquées, comme cette neige qui semble refuser de partir. Je suis née dans une contrée où la glace est présente durant plus de la moitié de l’année.

Je rajuste un instant ma capeline avant de croiser les bras. Oh, cette fille ne sera pas un cadeau. Elle est certainement plus même de parler de tout et de rien devant un chocolat chaud, en cette période qui me rappelle les noëls de mon enfance, plutôt qu’à passer un après midi avec moi. Mais, je n’ai pas le choix. Refuser aurait été compliqué. Et, cela aurait attiré l’attention sur moi.

- Cependant, j’accepte de vous aider, pour aujourd’hui.

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Dim 21 Déc - 11:32


Un après midi à soigner les malades
"La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu’il s’agisse d’amitiés ou d’opportunités."

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Les informations que j'avais reçues concernent la femme n'était pas tout à fait correcte, je me sentais un peu mal du coup. Comment cette personne avait pu me dire qu'elle était une guérisseuse, elle aussi. Bon, soit. En l'écoutant, elle s'y connaissait pas mal en herbes, un bon point.

J'avais appris à ne pas interrompre les personnes quand elle parlait, alors je la laissai continuer la conversation. Je l'écoutais avec beaucoup d'attention ; ma timidité encore une fois m'empêchait de pouvoir me mettre à l'aise. Je devais faire en sorte au moins que toute ce passe bien.

La suite me ravit, je devais l'admettre, le fait de savoir qu'elle avait la capacité de pouvoir en cultivé même dans un froid glacial était vraiment intéressent et un atout en somme. J'aimerais tellement qu'elle me l'apprenne, mais voilà comment faire pour lui demander ?

Je fus ravie qu'elle accepte, un sourire apparut sur mes lèvres.

" Je vous remercie beaucoup de votre aide. "

La question qui me brûlait les lèvres depuis qu'elle m'avait appris sa capacité de pouvoir faire pousser des herbes en plein hiver ne tarda pas à mon esprit ; je devais trouver la bonne manière de lui demander.

" Je ne voudrais pas profiter de votre gentillesse, mais cela ne vous dérangerait pas si je vous demande quelque chose ? "


Voilà, je n'avais pas trouvé le courage de lui demander. J'avais toujours eu du mal pour la conversation. Le seul moment où j'arrivais à parler avec les gens, c'était lors des soins que je leur apportais. Je me souviens aussi qu'avec Maenyc, c'était encore plus difficile, parce que je devais faire attention de ne jamais lui dévoiler mes sentiments réels à son égard. Maintenant, je n'avais qu'une seule envie, c'était de le voir apparaître et lui avouer ce que je ressens pour lui. Je sais que cela ne sera pas facile, mais je devrais le faire, parce que je ne plus taire ses sentiments. J'ai vu trop de souffrance.



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Mar 23 Déc - 3:11

Un après midi à soigner les malades

Je me contente de hocher lentement la tête lorsque cette demoiselle m’indique qu’elle me remercie de mon aide, aide que je ne lui ai pas encore apportée cependant, et je ne sais pas si je vais être à la hauteur de ce qu’elle attendra de moi. N’oublions pas que, si je me présente comme noble et herboriste, je suis en réalité noble et empoisonneuse. Mes talents d’herboristes ont des limites, surtout quand on me demande des herbes positives. Moi … Je tue les gens pour mon Maitre. Que répondrait dont à cela la jeune demoiselle que j’ai en face de moi ? Cette idée étire un sourire sur mes lèvres. Oh, certainement qu’elle ne réagirait pas très bien. Pas bien du tout. Mais, ce n’est pas mon soucis. Non, loin de là. Je pense que je ferais mieux de garder ma langue dans ma bouche.

Je ne suis pas totalement dans mon élément par ici, et je me contente de rester immobile, les bras croisés sur ma poitrine, attendant que la jeune fille me dise quoi faire de ces malades. Car, moi, je ne sais pas quoi faire. Même ma fille, je ne la soigne pas moi-même… Alors pour le coup… Je fronce les sourcils lors que, loin de me dire quoi faire, la jeune fille me demande si elle peut me demander quelque chose…

- Mais, ne venez-vous pas juste de le faire ? Vous venez de me demander si vous pouviez me demander quelque chose.

Je décroise mes bras et les laisse retomber le long de ma robe, avant d’en soulever un pan pour m’approcher de la jeune fille devant moi. Si jeune. Si innocente. Ai-je jamais été ainsi ? Oui, peut-être, avant que mon père ne réalise qu’il avait une fille bien vivante…

- Ne soyez pas aussi intimidée, demoiselle. Je ne mords pas. Si vous avez quelque chose à me demander, demandez-le. Montrez-vous directe avec moi, c’est une chose que j’apprécie. Tourner autour du pot ne fera jamais avancer quoi que ce soit dans la vie, bien au contraire. Vous risquez de passer à côté de beaucoup de choses.


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Sam 27 Déc - 12:50

   
   Un après midi à soigner les malades
   
"La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu’il s’agisse d’amitiés ou d’opportunités."

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          Cette femme était assez étrange, elle était hautaine, mais j'avais l'habitude de côtoyer des milliers de gens, l'un plus différent des autres. Peu importe le comportement des personnes avec qui je dois discuter, j'ai toujours appris à ne jamais juger, alors ce n'est pas maintenant que je commencerais et puis j'avais besoin de son aide.

Elle hocha la tête pendant que je la remerciais de l'aide qu'elle m'apporterait, bien qu'elle ne m'eût pas encore faite. Mais, le principal, c'était tout de même de montrer de l'intérêt à toute aide que l'on était prêt à m'apporter.

C'était impressionnant, ou plutôt, la femme qui se trouvait face à moi était impressionnante. Je devais avouer que j'étais étonné par ce comportement. Le fait, qu'elle soit là, immobile tel un pantin les bras croiser sur sa poitrine comme-ci, elle attendait que je lui dise ce qu'elle devait faire. J'avais vraiment du être mal informé, mais cela n'avait pas tellement d'importance. Seul, le soin de mes malades urgent. S'il fallait lui montrer que faire, soit je me ferais un plaisir de lui montrer. Pourtant, il y avait quelque chose qui me brûlais les lèvres, je voulais apprendre à faire pousser certaines herbes, comme elle savais le faire. Savoir faire cela, à n'importe qu'elle saison de l'année était miraculeux.

Je me permis de lui demande si je pouvais lui demander quelque chose, elle me répondit d'ailleurs d'une drôle de manière, mais elle n'avait pas tort.

" Mais, ne venez-vous pas juste de le faire ? Vous venez de me demander si vous pouviez me demander quelque chose."

J'étais tellement intimidé par la jeune femme que je n'arrivais plus à placer un mot devant l'autre. Elle avait dû le comprendre parce qu'elle décroisa ses bras, leva le pan de sa robe pour se diriger vers moi pour continuer sur sa lancée.

" Ne soyez pas aussi intimidée, demoiselle. Je ne mords pas. Si vous avez quelque chose à me demander, demandez-le. Montrez-vous directe avec moi, c'est une chose que j'apprécie. Tourner autour du pot ne fera jamais avancer quoi que ce soit dans la vie, bien au contraire. Vous risquez de passer à côté de beaucoup de choses."

Encore une fois, elle avait vu juste ; je devais prendre sur moi, sur ce trouble que je ressentais. Cela pouvait être d'une certaine façon, un très bon exercice si Maenyc revenait, j'aurais alors peut-être le courage de lui avouer ce que j'avais sur le cœur. J'avalais donc ma salive et d'un ton calme et timide, je lui répondis :

" Vous avez raison, je m'en excuse, a l'avenir, je me montrerais directe avec vous et certainement avec tout le monde. Ce que j'ai à vous demander ; cela concerne votre capacité à faire pousser les herbes quelles que soient les saisons, j'aimerais s'il vous plaît que vous me l'apprenez si toutes vous cela est possible bien entendu."

Voilà, j'avais réussi, et cela, grâce à cette femme d'une certaine façon. Mon cœur quant à lui, battait si fort dans ma poitrine que cela me donnait l'impression qu'il allait en sortir. J'attendis avec impatience sa réponse. Une fois, qu'elle me répondit, je lui fis signe de me suivre et lui montrai les malades, ainsi que ce qu'il fallait faire, chaque geste avait son importance. Je lui expliquais tout dans les moindres détails. Quand, je travaillais, j'y mettais tout mon cœur, aider de la sorte me permettais de pensée à autre chose et cela me fessait oublier pendant quelque temps cet amour qui me manquait tant. L'attende, me paraissait me longue.

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Dim 28 Déc - 23:38

Un après midi à soigner les malades

Et là, le miracle se produisit. Ca se voit sur le visage de la jeune fille, elle fait un effort, elle essaie réellement de faire quelque chose. De me dire quelque chose. Telle une statue, je hoche la tête de haut en bas, avant de soupirer quand, finalement, au bout d’un nombre interminable de secondes – le temps qu’elle prenne son courage à deux mains, certainement – elle finit par accepter de me dire ce qu’elle a sur le cœur depuis quelques minutes. Bien, très bien même.

- Vous apprendre mon savoir ?

Un rictus déforme mes lèvres durant une seconde et je secoue la tête. Oh, si elle savait. Si elle voyait les herbes que je cultive. Des herbes de mort et de destruction. Des poisons habiles. Je penche la tête sur le côté, la jaugeant. Non, non vraiment, elle n’est pas le genre de personne que je pourrais prendre sous ma tutelle. Pas pour le genre d’enseignement que je donne. Et, il va me falloir un moment pour avoir une nouvelle tournée de plantes, le genre de plantes que je pourrais montrer.

- Nous verrons. Prouvez-moi votre valeur, mon enfant, et nous en rediscuterons. Vous comprendrez que je ne veux pas perdre mon temps avec quelqu’un qui ne saura pas apprivoiser mon art avec l’attention qu’il mérite.

Je la suis ensuite, pour me pencher sur les malades avec elle. Cependant, je reste un peu en retrait. Mon cœur est aussi glacé que la contrée où je suis née, et nulle compassion n’entre à l’intérieur, alors que je regarde ces personnes, toussant et crachant leurs poumons. Diable ! Que la grippe les emporte avant qu’ils ne me contaminent !



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Jeu 26 Fév - 10:42

 
  Un après midi à soigner les malades
 
"La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu’il s’agisse d’amitiés ou d’opportunités."

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                    Fichue timidité, quand elle me prend, c'est incroyable comme je donne l'impression d'être une idiote. Prendre mon courage à deux mains, c'est justement ce qu'elle vient de me conseiller et à l'avenir si tout va bien, je compte bien l’utiliser.

Je prends enfin la parole calmement pour lui faire ma demande. Oui, j'aimerais apprendre quelques petites choses concernant son savoir, cela pourrait être un atout pour l'avenir.

Pendant qu'elle me répond, je vois se dessiner sur ses lèvres un sourire étrange. Je crois deviner que cela n'est pas vraiment gagné, mais tant pis je ne vais tout de même pas commencer à faire des choses que je n'ai jamais eu l'habitude de faire. Elle ne veut pas, alors ce n'est pas grave, je trouverais bien une solution pour gérer tout cela.

Ce qui compte pour le moment, ce sont mes malades et c'est primordial qu'elle vienne m"aider. Je n'en demanderai pas plus.

- Nous verrons. Prouvez-moi votre valeur, mon enfant, et nous en rediscuterons. Vous comprendrez que je ne veux pas perdre mon temps avec quelqu’un qui ne saura pas apprivoiser mon art avec l’attention qu’il mérite.

Alors, je suis surprise, je ne m'y attendais pas du tout. Bien sûr que je lui montrerai mes valeurs. Il ne faut pas me le répéter deux fois.

Je lui fais donc signer de me suivre. Je la conduis alors vers une tante où se trouvent une vingtaine de blesser, je lui fais à nouveau signe et lui explique ce que j'attends d'elle. J'espère du fond du coeur être assez explicatif dans les directives que je lui recommande.

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Dim 1 Mar - 12:52

           
Un après midi à soigner les malades
 

La demoiselle que j’ai en face de moi est une jeune fille qui pourrait être prometteuse. Elle est tout de même assez… innocente, naïve aussi peut-être. Avec les bons mots, peut être que je pourrais l’emmener sur le long chemin qui mène vers la fidélité à mon Maitre, le Mage Bleu. Oui, peut être que je me retrouverais avec une nouvelle disciple. Lyria pourrait peut-être partager ses doutes, ceux que je vois sur son visage lorsque je lui apprends l’art de l’empoisonnement, et la foi absolue envers le Mage. Peut-être, qui sait. Une demoiselle aussi malléable que celle que j’ai en face de moi me semble tout à fait indiquée, pour faire une nouvelle recrue. Mais, cela prendra du temps. Beaucoup de temps. Je saurais être patiente.

Un sourire sur les lèvres, je garde mon masque de jeune femme tout à fait affable et gentille. Mais, soigner les gens, cela me dérange un peu. J’avais prévu de fournir mes herbes, et non devoir fabriquer infusions et autres choses. Non, réellement je n’ai pas envie de me retrouver là, incapable de résister aux médicaments, et je n’ai pas envie de me retrouver au lit à mon tour, même si Icedale et son froid violent m’a depuis longtemps vaccinée contre un grand nombre des maladies de ce pays de chaleur totale et absolue.



       
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Dim 1 Mar - 21:20
Fin ^^
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