Providentielle {ft Mesli Blackmaze}

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Ven 4 Avr - 16:35


“Providentielle” - Aldburg - ft Mesli Blackmaze


Les plaines du Rohan. De vastes étendues de plaines herbeuses, royaume des cavaliers et des seigneurs des chevaux. Comme nouveau cadre de vie ça n'était pas si mal mais ça ne remplaçait pas les déserts du Harad. Mais à l'idée de quitter Edoras, Zahra ne s'était pas faite prier et avait troqué les longues robes pour sa tenue de cavalière. Voilà comment elle s'était retrouvée, quittant la cité dans le plus grand secret pour partir seule sur les routes. Etrange vision que cette silhouette encapuchonnée qui parcourait les terres désertée en solitaire. Mais sa petite visite au sud du royaume était terminée, le rendez vus s'était déroulé sans encombre et la rousse avait même pu en profiter pour se procurer de quoi refaire ses réserves de potion. Sur le chemin du retour, la jeune femme espérait gagner les remparts de la ville avant la nuit qui ne tarderait pas à tomber. Plus que quelques heures de chevauchée. Ces quelques jours en extérieur lui avaient rappelé à quel point l'atmosphère de Meduseld pouvait être pesante. Chacun s'observait, on ne pouvait rien faire sans être certain qu'une paire d'yeux indiscrets n'étaient en train de vous épier. Toujours surveiller ses faits et gestes finissait par étouffer la jeune femme. Si elle se débrouillait plutôt bien dans sa petite comédie, laisser tomber les masques ne lui avait pas fait de mal. Elle pouvait même dire que revoir les murs d'Edoras lui laissait comme une petite pointe de regret de devoir reprendre ses mensonges. Mais elle était attendue. Le roi avait convoqué une réunion et il ne ferait pas bon s'y présenter en retard. Les choses avaient progressé à une vitesse folle depuis que son frère était rentré du Gondor et la rousse n'avait plus eut une minute à elle. Leur plan se mettait en place doucement, bientôt viendrait l'heure de passer à l'action. Œuvrant sans cesse dans l'ombre, elle avait vu se profiler les prémices de leur victoire prochaine.

C'était comme rentrer à la maison après une longue absence, sauf qu'Edoras était loin de ressembler au Harad. Déjà le soleil entamait sa course descendante vers l'horizon. D'ici trois à quatre heures les cieux se teinteraient des tons rouges et ors du crépuscule, quelques minutes avant que l'obscurité ne tombe sur la Terre du Milieu. Les occasions de quitter la cité s'étaient faites rares et la rousse avait profité de ces quatre jours de voyage loin des fantaisies de la noblesse et de la tension qui flottait sur Meduseld comme une nappe de brume un matin d'hiver. De quoi vous rendre méfiant de tout et de tout le monde. Parler n'était jamais quelque chose d'anodin dans ces conditions et Zahra avait appris à surveiller le moindre de ses mots. Les conséquences d'une erreur pouvaient être terribles. Mais désireuse de profiter encore un peu de sa liberté, la rousse chassa ces sombres pensées, chevauchant toujours en direction du nord, les plaines de l'ouest Emnet défilant toujours un peu plus sous ses yeux. Mais déjà le ciel se couvrait de nuages sombres, l'horizon charriant une menace porteuse d'orage et de ténèbres. Zahra réalisa avec une grimace que son retour serait retardé. Comme à regret, la rousse dévia de son cap, peu désireuse de voyager en pleine tempête. Une chambre dans une auberge d'Aldburg ferait l'affaire.

Elle n'aimait pas beaucoup l'idée de passer la nuit en territoire étranger, encore moins lorsqu'il s'agissait de localités plutôt connues. On risquait de trouver curieuse l'arrivée à l'improviste d'une étrange voyageuse à cette heure de la journée. Ces hameaux du Rohan se terraient dans leurs scepticisme et n'aimaient pas beaucoup les étrangers. Ce qui n'empêcha pas qu'on lui ouvrit les porte du village sans trop poser de questions, le garde probablement trop pressé de se mettre à l'abri de la pluie pour poser plus de problèmes. En échange de quelques pièce, l'aubergiste accepta de lui réserver une chambre et un repas à l'étage tandis qu'on amenait sa monture à l'écurie pour un repos bien mérité. L'orage n'avait pas tardé à démarrer, assombrissant le ciel et on y voyait plus grand chose, tant le rideaux de pluie était dense. Profitant de ces quelques minutes de répit, Zahra récupéra ses quelques affaires dans sa sacoche, gratifiant sa jument d'une petite caresse de l'encolure.

- Dis pas de bêtises Eothen!
- Tant pis pour toi s'tu veux pas me croire, lança une vois dans l'entrée, mais mon n'veux me garantis que c'morveux rouquin a passé la nuit ici il y a deux jours d'ça!


Immédiatement surprise, la rousse recula vers le fond, soucieuse de se mettre à l'abri des deux hommes qui venaient de pénétrer dans l'écurie. Deux solides gaillard, probablement des soldats aux vues de leurs tenues, venus les bras chargés, déposer quelques menu ravitaillements dans les box. Pressentiment oblige, Zahra n'osa pas se montrer, soudainement méfiante. Morveux rouquin? Ca lui avait mis la puce à l'oreille.

- Y en a qui disent qu'ses bonnes manière sont trop jolie pour être honnête, s'tu veux mon avis, il nous cache des choses c'lui là!
- Pas comme si c'tait nos affaire de s'mêler de politique Eothen, à ta place j'fermerais mon clapet avant d'finir dans les geôles d'Edoras. Regarde c'qui est arrivé à la capitaine.
- Parce que tu trouve pas ça bizarre toi? Et l'autre là qui lui colle aux basques? La rouquine?
- J'trouve rien moi, cherche pas à m'causer des ennuis!


Zahra se figea, inquiète. Ils parlaient de son frère. Ils étaient nombreux, ceux à s'être récriés suite à sa nomination au poste de conseiller du Rohan. Les rumeurs avaient fini par se tarrir mais pas suffisamment pour disparaître. Encore moins depuis que ces rumeurs de trahisons faisaient rage dans le royaume. La preuve. Terrée dans l'ombre, la rousse n'osait bouger, de peur d'être vue. Reculant toujours un peu plus, son pied effleura de la paille posée dans un coin, qui craqua sous ses pas. Les deux hommes levèrent la tête, alertés par le bruit alors qu'elle se maudissait de sa maladresse.

- T'as entendu ça?
- Quoi? T'as pas bientôt finit d'jouer les pucelles effarouchées?
- J'ai entendu un bruit j'te dit!


Recroquevillée dans un coin de mur, Zahra attendit, sa main se portant à sa dague, accrochée dans son étui. Maigre consolation face à deux assaillants de bonne taille. Un pressentiment s'était emparé d'elle et elle craignait qu'ils ne la trouvent et la reconnaissent. Quel hasard stupide les avaient conduit dans ce village isolé? Le coeur battant, elle attendit, espérant de toute ses forces qu'une diversion providentielle ferait son apparition.


Spoiler:
 



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