L'Étoile Glacée [Quête]

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Lun 20 Jan - 23:08



L'ÉTOILE GLACÉE



QUÊTE


La providence semble avoir mener à moi cet homme en un dessein bien précis. Dans une situation comme celle-ci, le doute n'est pas permis et je n'oserais pas de remettre en question le chemin qu'Eru souhaite me voir emprunter. Face à moi se trouve un homme d'une taille raisonnablement grande, pour un humain, cela va sans dire. Arrivé éreinté la veille à Imladris, il s'est reposé toute la nuit durant, jusqu'après l'aurore. Mais ce matin, il vint me trouver afin de discuter de ce qui avait guidé ses pas vers ma cité. L'homme a en sa possession plusieurs objets d'intérêt disparate, mais surtout, des informations d'intérêt certain. Les objets qu'il possède tendent à appuyer ses propos car aucun n'avait plus été vu depuis le Second Âge, et certains même depuis le Premier. Ma surprise passée, je m'enquis de ce qui lui avait fait trouver si bonne fortune. Trois tumulus renferment en réalité maint trésors, dans les Landes d'Etten, non loin des berges du Mitheithel, m'apprit-il alors. Selon ses dires, il aurait perçu l'éclat d'une longue épée dont les inscriptions relatées me laissaient présager qu'elle n'était pas qu'une vulgaire épée de facture humaine, ni n'importe quelle épée elfique. Malheureusement, il me révéla, finalement, que les tumulus en question étaient victimes de vols réguliers, pillés depuis des années, petit à petit vidés de leur précieux contenus. Si l'épée est bien celle que je pense, je ne peux laisser pareille chose se produire.

Je congédie l'homme, lui offrant d'être mon hôte jusqu'à ce qu'il soit assez reposé et qu'il ne se trouve une nouvelle destination. Après quoi, je retrouve Lindir, lui parlant de mon nouveau dessein. Bien qu'il ne m'approuve pas, je lui donne les instructions en mon absence. Il n'est pas dans mes habitudes de quitter Imladris bien que je fasse entièrement confiance en ceux qui s'en occupe lors de mes rares absences ; mais je ne peux laisser cette nouvelle quête à autrui. Ringil, si l'épée aperçue par mon informateur se révèle bien être celle que je soupçonne, n'est pas seulement à mes yeux une des meilleures épées elfiques jamais forgée, la seule à avoir réussit à blesser Morgoth, elle est également l'épée de mon aïeul, grand père du mien.

Je commence donc les préparatifs, me change pour l'occasion, optant pour une tenue de voyage discrète, dans les tons sombres, avec une cape de velours noir. La discrétion serait mon atout principal, à n'en pas douter, dans ces territoires où un certain nombre de troll a élu domicile. Lorsque je prends la route, nul appelle ni annonce n'est faite concernant mon départ, conformément à ce que j'avais demandé. Là, débute mon aventure.


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Mer 22 Jan - 11:07



L'ÉTOILE GLACÉE



QUÊTE


Je décide de prendre la route à pied. Non que mon destrier ne soit pas capable de se faire discret, mais, en cas de soucis, ma course peut se faire rapide et j'ai toujours su me hisser jusqu'à la cime des arbres. Je ne saurai dissimuler l'odeur de mon cheval aux trolls qui pourraient croiser ma route, alors qu'une cape de velours s'étant imprégnée du parfum du voyage, de la végétation, de la terre parcourue, de la pluie endurée, masquera la mienne sans mal. Je marche d'un pas aisé, l'allure vive. Il n'est pas dans mes habitudes de me hâter, à quelques exceptions. Laisser Imladris pour une aventure solitaire, cachée à la connaissance d'autrui, en fait partie. Il serait bon qu'on ne remarque mon absence qu'au sein de la vallée cachée et que mon équipée ne soit pas connue même de mes semblables. J'avance profitant de l'ombre des arbres et bientôt je quitte les environs de la vallée. M'éloignant de l'ombre des Monts Brumeux où les goblins fourmillent, je compte traverser le Rhudaur en son milieu pour arriver jusqu'à la région des Coldfells.

Je profite de l'ombre des arbres pour avancer en toute quiétude. Calmement, j'observe le paysage, sans pour autant en donner l'impression. Un regard à droite, un regard à gauche, puis, je fixe ma route. En deux regards, je saisis l'environnement dans lequel j'évolue. Je ne le connais que trop bien, mais comme toutes choses, la végétation et les êtres ne restent pas statiques, les choses changent. Bien que j'effectue assez souvent des équipées aux alentours d'Imladris, je ne quitte que rarement ses environs. De mémoire, cela fait plus de dix ans que mes pieds n'ont pas foulé la région de Coldfells. Boisée, mais bien moins que la végétation abondante de ma chère vallée, cette région est agréable, quelques villages s'y sont établis, au début du Troisième Âge, lorsque le Royaume d'Arnor ne fut plus. Les descendants d'Isildur se faisant rares et les hommes ne tardèrent pas à revendiquer la couronne, Mais quelques siècles avaient passés et les anciennes allégeances étaient depuis longtemps oubliées par les hommes. Le pays que je traverse s'était allié à Angmar, il en paya le prix.

S'il y a aujourd'hui, des hommes en ces terres, la plupart s'y sont installés après ces événements, récupérant à leur compte les ruines des anciens habitants, massacrés lorsque l'Angmar les trahit. Mais ce sont d'autres temps. Qui me semblent pourtant si proches. Mes pensées se dirigent maintenant vers une autre source d'inquiétude, vers la prophétie de Glorfindel et vers l'être qu'elle concerne. Le Roi-Sorcier. Mais vite, je chasse ses pensées. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de lui après son duel contre Eärnur qui ne revint pas, ma seule certitude est qu'il est toujours envie, et cela seul suffit à me préoccuper. Mais ces craintes me semblent bien lointaines et pour l'heure, il me faut m'occuper de l'affaire qui me concerne.


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Mer 22 Jan - 17:05



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QUÊTE


La nuit tombe alors. Claire et douce. Les étoiles brillent dans le ciel et même si je n'ai que peu connu mon père, la mémoire universelle qui l'entoure ne m'est pas inconnue et chaque fois que je vois son étoile, une grande nostalgie m'étreint. Souvenir doux amer d'un temps maintenant révolu où les eldar avaient une place prédominante en Terre du Milieu, où nous, premiers enfants d'Ilúvatar, ressentions encore le besoin de vivre en cette terre. Nombreux s'en sont allés, nombreux partent encore. Nous ne sommes que peu à être rester et à penser encore rester un temps. Mais je sens que nous arrivons sur la fin de notre histoire ici et que viendra l'heure où nous repartirons tous pour le Valinor. En ce qui me concerne, j'ai encore moult choses à faire en ces contrées et ne suis pas le seul, mais mes actions à venir seront mes dernières. Pour l'heure, les landes d'Eten sont ma destination et c'est vers ces tumulus que je marche. À l'approche de la nuit, mon allure se fit plus vive, intuitivement, mais maintenant que ma vue s'est habituée à l'obscurité, je reprends un train de marche plus calme, toujours dans le but de m'économiser. Je ne compte m'arrêter qu'une fois la nuit bien avancée, il est encore tôt et je ne ferai que perdre du temps à passer mon temps à prendre du repos. Je sais également que je m'approche des lieux où ont élu domiciles plusieurs créatures, quelques gobelins égarés, mais surtout des trolls. Sortant la nuit tombée, ils ne vivent qu'à ce moment. Il me faut donc doublé de vigilance, sans compter que les habitants de ces régions sont plutôt méfiants, voire excessivement prudents. Ceux qui sont les descendants des survivants du massacres de leur pays nous tiennent parfois pour responsables, nous eldar qui nous sommes dressés, avec d'autres, contre le Roi-Sorcier, de leurs maux.

Soudain, je perçois un rire, gras et pauvre en mélodie. Ce bruit, plus qu'une voix, est bien reconnaissable. Il se rapproche, cependant. Face à moi, un troll. Ses compères sont plus loin, ils semblent préparer un feu, passer au travers serait bêtise, faire un détours démesuré serait dénué de sens. Sachant que leur vue est faible, leur intelligence presque inexistante, et que leur chasse repose sur la stupidité de leurs proies ou leur odeur caractéristique, je ne me sens pas réellement en danger. Profitant de la végétation, je contourne le premier troll, m'arrêtant dès qu'il en fait de même afin que le bruit lourd de ses pas cache les éventuels sons que mon déplacement pourrait provoquer. Ceci fait, je procède avec précaution. Pas à pas, j'avance, profitant de la grande zone d'obscurité causée par le feu maintenant allumé qui n'éclaire que les objets directement en vue. Suivant le vent, je fais en sorte de toujours être dans son sens, bien que mon odeur soit en grande partie masquée par ma cape. Je finis par les dépasser, me hâtant quelque peu pour éviter d'avoir à ralentir ici ma cadence pendant trop longtemps … Le bois s’épaississant par la suite, je n'ai plus aucun mal à continuer ma route.


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Ven 24 Jan - 16:38



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QUÊTE


Je me réveille. L'aurore n'est pas encore levée. Le soleil ne débutera sa course que d'ici une bonne heure. Mais il me faut ne pas perdre de temps et rester endormi alors que le jour fait son apparition n'a jamais été une bonne idée lorsque l'on convoie seul en terre du Milieu. Installé sous une grosse racine, éloigné de toute route, seul un vagabond ou une créature aurait pu tomber sur moi. Ainsi dans la nature, l'on ne peut guère faire plus sûr, à moins de se trouver une grotte qui fasse l'affaire et de s'être assuré qu'aucune bête n'y a élu domicile. Je me prépare, sans hâte ni feignantise. Prenant le temps de masquer toute trace de mon passage près de cet arbre, je ne reprends ma marche d'une demi-heure après mon réveil. Dans ma tête tournent plusieurs images. Je sais que durant cette énième nuit à l'extérieur, des songes me sont venus. Mais le réveil encore trop proche ne me permet pas de correctement les appréhender. Je ne suis pas sûr que je les appréhenderais avec plus d'aisance pendant la journée ou même celles à venir. Flâner à Imladris ou dans la vallée est une chose, évoluer seul en territoire plus ou moins hostile en est une autre. Ma demeure m’apaise et m'apporte toute la sérénité nécessaire à la compréhension de mes songes, ce qui n'est pas le cas en ces jours de quête.

La journée avance et mon chemin ne croise celui d'aucun autre être, si ce ne sont quelques animaux inoffensifs qui, par curiosité, s'avancent vers moi avant de s'en aller aussi vite dès que je tourne le regard vers eux. Attentif au moindre bruit, je ne veux pas me laisser surprendre. Mais rien d'alarmant ne se produit. Ma vigilance et mon attention me fait soudain remarquer une sorte de silhouette, allongée au sol. Je m'approche, d'un pas calfeutré, évitant les brindilles le plus possible, restant à l'ombre des arbres. Plus proche et l'ayant bien en vision, je me rends compte que cette silhouette ne bouge pas. Sa cage thoracique ne se soulève pas, aucun son ne s'échappe de sa bouche. De petite taille, menue, il s'agit d'un jeune humain, d'une vingtaine d'année. Le garçon ne vit plus, mais il ne me semble pas qu'il ait souffert en mourant. Aucune trace de combat sur son corps et dans les environs, aucun signe de souffrance sur son visage, il a dû s'éteindre dans son sommeil. Il sera passé de vie à trépas sans même s'en rendre compte, un luxe que peu peuvent se permettre. Bien que je me demande ce qu'il faisait dans ce lieu, assez reculer, je m'attelle à une tâche dont je me serai tout de même bien passé. J'hésite un instant à allumer un feu ou à enterrer sa dépouille près d'un arbre, je finis par choisir la première solution. Qu'importe ce qu'il fit et ce qu'il fut de son vivant, son corps mérite de quitter cette terre avec dignité, pas de se décomposer dans le sol d'une patrie qui n'était peut-être pas la sienne. Alors que je le prépare, je remarque que sa cape n'est pas aussi simple qu'elle peut paraître au premier coup d’œil. Il ne me faut pas longtemps avant de me rendre compte qu'il s'agit de ce que l'on nomme une cape de sage, permettant à son porteur de rester invisible pendant une durée donnée. Bien qu'ayant le plus grand respect pour cette dépouille inconnue, je la débarrasse de cette cape, qui n'est pas très bon combustible, sachant qu'elle pourrait peut-être me servir pendant le reste de mon expédition. Le feu se répand, petit à petit, sur ce lit de brindilles, cette dernière couche. Je regarde ce spectacle quelques minutes, observant le silence qui incombe à une telle cérémonie, même improvisée, puis m'en retourne à mon trajet.

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Ven 24 Jan - 21:59



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QUÊTE


Mes pas me mènent, peu à peu, vers les Landes d'Etten. De petits cours d'eau, des marres restée là après la décrue du fleuve m'indique que je me rapproche du Mitheilthel. Après, je n'aurai plus qu'à traverser la fleuve, bien que ça ne soit pas forcément une affaire si simple que ça, pour atteindre ma destination. Lorsque je me trouverais dans les Landes, il me faudrait sans doute redoubler de vigilance. Pour l'heure, mon chemin s'est déroulé sans embûche, Eru m'accompagnant peut-être dans cette destinée. Il est pourtant bien présomptueux de penser qu'Ilúvatar puisse regarder mes pas en ce moment et s'intéresser à ce qui pourrait bien m'arriver. Eru a de plus grands desseins pour l'Arda et il n'intervient que lorsque son dessein final est en jeu. Dans les textes historiques et les textes historiques, il est nullement fait par de miracle dû à notre Père, mais il est fait par de deux actions, deux actions de colère qu'il aurait fait, répondant une fois à l'appelle des Ainur, notamment des Valar. Ces deux moments seraient les seuls fois où il serait intervenu après que sa création ne soit lancée. Mais je m'égare, comme toujours. Lorsque les souvenirs et les connaissances s'accumulent dans votre mémoire, il n'est pas rare que les idées se suivent avec des liens si maigre que si l'on n'a pas exactement vos souvenirs, on ne peut vous suivre. Mais voilà que je me disperse à nouveau.

Perdu dans le fil de mes pensé, je remarque soudain que j'ai fais un bon bout de chemin. À quelques pas se trouvent le fleuve. Cherchant un moyen de la traverser, un endroit où sont lit serait moins profond et son flot moins turbulent, en m'éloignant de la montagne, je découvre une petite cahute. Un campement laissé à l'abandon. Ceux qui s'étaient établis ici n'avaient pas dû y rester plus de deux jours et devaient être bien loin maintenant. J'examine les lieux, me méfiant de ce qui m'entoure. Ils n'ont laissé que leur abri de fortune. En cherchant un peu mieux, je découvre plusieurs petites fioles. Il se révèle qu'une seule d'entre elle contient un liquide … mais j'entends alors du mouvement, au loin dans la forêt. Se dirigeant vers moi, je ne doute pas qu'il s'agisse d'homme, mais préfère éviter de croiser qui que ce soit. Je me saisis de la fiole remplie et part en direction du fleuve. Je le longe d'une marche rapide jusqu'à trouver un endroit où passer. Il ne me faut pas rester en ces lieux, pris entre hommes et flots.

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Dim 26 Jan - 9:46



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Les flots se font plus lents en un endroit et je me mets à jauger la profondeur. Même si je ne dois sûrement pas y avoir pied, le fleuve, à cet endroit, ne semble pas être trop profond, ne permettant en tous cas pas l'apparition de courants traîtres qui vous prennent par les pieds alors que vous nager à la surface. Plus loin, à deux ou trois heures de marches, se trouve un pont. C'est là que je voulais passer, en premier, mais maintenant que des hommes me suivent, bien que je ne sache pas leurs motivations, le plus sage serait de passer sur l'autre rive le plus rapidement possible. Je défais ma cape et une partie de mes protections, les enroulant dans mon bagage. Du dit sac, je sors une corde. En accélérant un peu le mouvement, j'attache la corde à une flèche solide. Je bande mon arc. Vise. Prise en compte du vent. J'ajuste de quelques centimètres sur la gauche pour être bien. Cinq. Six. Sept. Je tire. La flèche va se planter dans l'arbre en face de moi, de l'autre côté de la berge. Sa trajectoire est directe, elle est plantée avec force et résistera au poids du sac. J'accroche l'autre bout de la corde à un arbre du rivage où je me trouve pour y accrocher mon sac. Calculant la hauteur à laquelle la corde doit se trouver de mon côté pour que le sac continue sa route jusqu'à l'autre rive. Le tout bien en place, je lâche le sac, observant sa glisse vers l'autre rive. Je sais, sans peur aucune, qu'il arrivera à destination et que je le rejoindrais dans les minutes à venir puisque j'étais maintenant plus léger, mon épée et mon arc ayant été accrochée avec. Je ne devais pas tarder, cependant, car être ainsi sans armes n'était pas chose très sûre … Ni même laisser des armes de facture elfique à portée de tous sans pouvoir rien y faire.

Je pense avoir une petite longueur d'avance sur ceux qui me poursuivent. Mais il se trouve que je me trompe. Deux hommes arrivent alors. Derrière eux, je distingue la course de deux autres, peut-être trois, ou est-ce un animal ? Le premier dégaine son épée tandis que l'autre l'a déjà hors de son fourreau. Je vois alors leurs deux comparses les rejoindre, l'un bandant son arc pour me décocher une flèche. La trajectoire est aisée et je n'ai pas de mal à m'en défaire. Je saute dans l'eau. Je reste le plus longtemps sous l'eau. Expiration. Bloquer. Nouvelle expiration. Et je sors la tête de l'eau. Je ne regarde pas en arrière, cela serait inutile. J'arrive finalement sur l'autre berge, récupérant ma lame, je tranche la corde, puis me saisit de mon sac avant de disparaître dans les hautes herbes des landes. Le vent ne tarderait pas à me sécher, alors seulement je pourrais me revêtir convenablement.

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Dim 26 Jan - 10:50



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Je marche. Pas après pas. Cela va bientôt faire une heure de je marche parallèlement au cours du fleuve, le remontant jusque vers la montagne. Je cherche du regard ces trois tumulus. Maintenant que je suis si proche du but, le doute me saisit. Il n'est pas rare que je sois en proie au doute. Mes visions sont pour moi sources d'inquiétudes régulières, car il ne m'est pas forcément toujours aisé de les comprendre. Mais là, j'ai agit sur la parole d'autrui. Vu l'intérêt que peut constituer cette lame légendaire, je n'ai pu rester inactif. Il me fallait aller vérifier par moi-même les dires que l'homme qui avait avec lui plusieurs objet dont les âges nous ont fait jusqu'à oublier leurs existences. Les abords du fleuve sont assez verdoyant, il y a même parfois des petites parties boisées, mais lorsque je dirige mon regard vers les landes en elle-même, je ne vois plus que des hautes herbes, à perte de vue, avec, par moment, un arbre. Solitaire, dressé au milieu de cette marrée d'un vert un peu terni par le vent, il semblait veiller sur les alentours.

Au loin, comme un tumulte. Malheureusement pour moi, en plus d'être situé bien trop loin de Mitheithel, il est lui aussi solitaire et semble plus être l'entrée d'un trou creusé qui se terminent dans les roches, comme utilisent certains trolls pour dormir pendant la journée. Il y a en certains endroits des traces de pas, d'une taille importante. L'on peut également deviner ce que tel ou tel troll avait traîné derrière lui. Un animal, un tronc d'arbre pour faire un feu … Les traces étaient bien différentes. Le soleil n'en est qu'à la moitié de sa course, aussi ne me presse-je pas. Les hommes qui poursuivaient avant cela avaient laissé tombés comprenant que le pont était trop loin pour rattraper mon avance et n'ayant sûrement pas la technique pour faire passer leurs affaires de l'autre côté de la rive. Peut-être ne savaient-ils pas nager, d'ailleurs ? C'est assez courant, quand j'y repense.

Mon regard toujours porté devant moi, j'observe le paysage. Bien que terriblement sauvage, un désert d'herbes jaunies ; il y avait quelque chose de paisible dans ces hautes herbes qui se mouvaient au gré du vent. Eru avait sur créer, dans tous l'Arda, des paysages d'une diversité et d'une richesse saisissante. Soudain, mon regard perçu trois bosses, au loin … Assez loin même, mais pas suffisamment pour que je ne les repère pas.

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Dim 26 Jan - 11:44



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Les terres sèches, bien que fertiles, des landes ne font pas toujours bon ménage avec les eaux du fleuve. Lorsque la saison de la crue se termine, il n'est pas rare que les abords du fleuves soient impraticables. Loin d'être uniquement boueux, ils se révèlent souvent truffés de pièges et d'espace mouvant dans lesquels il fallait mieux ne pas se glisser. C'est ce qui m'arrive. Ne trouvant plus mon chemin dans ce dédale de terre mouvante, je préfère faire un détour afin d'arriver à mon but. Cela va me prendre un peu plus de temps que je ne le pensais en apercevant les trois tumulus, mais je devrais tout de même y parvenir avant la tombée de la nuit. Je presse le pas, allant plus en avant dans les landes d'Etten. Je contourne le problème, marchant sur de la terre bien dure, bien qu'un peu humide lorsque je m'approche plus de ce qui semble être en réalité un petit marécage qui d'ici un an se sera asséché. Finalement, j'arrive aux trois tumulus. Faire ce détour m'aura coûté une petite heure, mais ce n'était pas si dramatique que ça, j'allais savoir si l'homme avait dit vrai et si les inscriptions qu'il avait décrit étaient bien celle de l'épée légendaire.

Je fais le tour du tumulus, avec calme. Le soleil ne tarderait pas à se coucher, mais sans doute serai-je à l'abri dans l'un de ses trois tumulus afin que la nuit ne se passe et que je puisse m'en retourner à mon domaine. Je prends mon temps. L'herbe est plus vertes à certains endroits, mais étant donné que l'intérieur est légèrement creusé, l'humidité du fleuve doit remonté jusqu'au dôme naturel, permettant à la verdure de s'épanouir plus facilement. Même si j'ai rencontré quelques obstacles lors de ce trajet, je dois dire que j'ai pu quand même arriver à mon objectif sans encombre. J'ai donc eu raison de vouloir y aller seul, être avec un compagnon aurait pu me retarder ou alors offrir à nos ennemis plus de chances de nous rattraper. Non sans avoir passé plusieurs minutes à écouter l'intérieur du premier tumulus, afin de voir si quelqu'un s'y trouvait, je pénètre enfin là où est sensé se trouver Ringil.

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