Un accueil chaleureux [ FB. Ft Fili Kili ]

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Jeu 19 Déc - 23:02
Un accueil chaleureux


Les Montagnes Bleues. Elles devaient leur nom aux pierres incrustées dans la roche, qui formaient comme des étoiles par moment. Je soupirais, puis avançais vers ce qui allait devenir mon nouveau chez moi. J'avais parcouru un bout de chemin, depuis les Montagnes de Fer, mais je ne regrettais rien. Ce simple voyage m'avait fait du bien ; j'avais eu le sentiment d'être enfin libre, libérée de mes attaches. Je restais toujours une noble, la fille de mes parents, avec les responsabilités qui m'attendaient. Je devinais également que ma mère avait dû prévenir de mon arrivée aux Montagnes Bleues. Elle n'aurait pas apprécié que j'arrive dans un anonymat complet et aille me saôuler à la taverne.

Comme quoi ma mère me connaissait bien.

Je pénétrais dans les couloirs sombres, et arrivait enfin là où je le voulais. Le coeur de la ville naine. Je n'avais aucune idée d'où aller, à présent, et me postant près de l'entrée, évitant la foule tout d'abord, j'abaissais mon capuchon bordé de fourrure pâle. Je soufflais un instant sur mes doigts gourds, et observais autour de moi avec avidité. C'était à la fois familier et exotique. Ces gens, je ne les connaissais pas. Un sourire idiot effleura mes lèvres, et je roulais des épaules pour me dégeler un peu. Le poids de ma pique, rangée dans son fourreau, me rassura un instant - je réalisais que ce contact me donnait l'impression, non pas d'être inconnue à ce lieu, mais de venir m'y faire une place. La différence était subtile, mais je l'appréciais. Je reniflais des odeurs de pain chaud sortant de four, et, lointain comme un tremblement de terre, le bruit du fer que l'on sculpte, dans les forges.

Je m'immergeais enfin dans la foule, à la recherche d'un endroit où je pourrais aller. La taverne me semblait une bonne idée, mais je me refusais ce petit plaisir pour l'instant. Je continuais de traverser la foule, mes cheveux roux entourant mon visage pâle. Mon regard d'azur se posait avec avidité sur les étals, les marchands, leurs objets à vendre. Mais je n'étais pas ici pour faire des achats.

Non, merci fis-je d'une voix douce, à un marchand qui, tout sourire, me proposait l'un de ses objets.

Je me reculais, et allais m'adosser à un établissement, peut-être un magasin, je ne sais. J'écartais ma cape, et lissais de la paume de ma main ma chemise et mon corsage. Je ne devais pas spécialement ressembler à une noble, avec mes bottes montantes crasseuses, pleines de boue. J'eus presque envie de rire ; je ressemblais plus à une piqueuse qu'à la fille de mes parents. N'était-ce pas cocasse ? Je fermais les yeux pour savourer ma liberté ; à présent que j'avais atteint mon but, je sentais des papillons dans mon ventre. J'étais aux Montagnes Bleues !

Je fis mentalement la liste de choses à faire : me trouver un endroit où dormir, un travail également, peut-être comme soldate ? Car, malgré que j'eus emmené de l'argent, mon simple statut de noble ne me suffirait certainement pas ici. Quand bien même, je ne voulais pas vivoter ainsi, à la merci des autres. Je voulais pouvoir faire ce dont j'étais capable. Folie, disaient mes parents ; bon sens, me murmurait ma conscience. Du dos de la main, j'effleurais la hampe de ma lance, enveloppée de cuir ; le geste n'était pas menaçant. Juste, j'aimais sentir ma lance avec moi. Comme un archer aime savoir son arc près de lui, ou un épéiste ses armes affûtées. Je retirais ma cape, la drapais sur mon bras ; mon regard croisa le loup de métal gravé au cuir vert émeraude. La Louve. La Piqueuse. Mes yeux eurent un éclat amusé ; je ne laissais pas de place au regret. Les hommes qui m'avaient donné ce surnom étaient loin. Je pouvais vivre sans eux. Je vivais pour moi. Je le devais. Mais ils me manqueraient. J'inspirais enfin, et relevais le visage, apercevant une silhouette dans la périphérie de ma vision. Je me tournais vers elle, interrogatrice, clignant des paupières. Mes mains avaient lâchés la hampe de ma lance, pour éviter d'avoir l'air de vouloir sauter sur quelqu'un. Je me sentis un peu gênée qu'on eut pu me trouver là, adossée à un mur comme une idiote. Mes joues me cuisirent un instant, devenant roses, mais mon sourire habituel reprit le dessus, et mon visage devint avenant, quoi que curieux.



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Dim 22 Déc - 2:22
un accueil chaleureux
Never make your home in a place. Make a home for yourself inside your own head. You'll find what you need to furnish it - memory, friends you can trust, love of learning, and other such things. That way it will go with you wherever you journey. • Tad Williams



D’un geste ample, il posa ses épées jumelles, bien à l’abri dans leur fourreau, sur son épaule. Enfin de retour… Il roula légèrement des épaules, pour tenter d’atténuer la crispation qui semblait s’emparer méthodiquement, muscle par muscle, de son corps tout entier. Courbatures. Après cinq jours à courir la campagne, il n’y avait là rien d’étonnant. Surtout quand vous étiez plein de ce bel enthousiasme propre à tous les Nains de son âge, et que l’animal le plus hostile que vous rencontriez était un ours. Ce qui était déjà non-négligeable, mais il avait d’autre idéaux qui lui flottaient dans l’esprit.

Mais pour l’instant, ces idéaux attendraient bien une bière. Un sourire éclaira ses traits : il était à peine de retour à la maison, et la première chose à laquelle il pensait, c’était aller boire une bière ! Mais on ne s’inventait pas Nain, et la boisson maltée était une tradition de longue date chez les Nains. Tous les peuples s’arrachaient la bière des Nains… Pouvait-il seulement lutter quand il avait l’amour de cette boisson dans son propre sang ?

Et puis, boire un bière, c’était aussi un excellent prétexte pour aller à la taverne et, avec un peu de chance, croiser sa tante. Celle qui toujours, en le voyant, souriait avec tant de douceur qu’il était persuadé, quelques secondes durant, que sa vie n’était que félicité et son avenir pure béatitude. Alors oui, il allait définitivement aller boire une bière.

Tels étaient ses plans alors qu’il atteignait enfin le cœur de la ville nain. Il régnait, comme toujours, une agitation bruyante. On se bousculait, on négociait, on se retrouvait. Il avait grandi parmi ces gens, dans cette fébrilité permanente, cette vie bourdonnante au cœur des Montagnes. Et quoi qu’il advienne par la suite, chaque fois qu’il revenait ici, il sentait son cœur battre plus fort. C’était la maison. Pas vraiment la véritable maison de son peuple, mais sans qu’il se l’avoue vraiment, sans qu’il ose mettre de côté les rêves de la Montagne Solitaire, sa maison c’était aussi ici. Perdu dans ses réflexions, il allait pivoter pour se diriger vers cette taverne qu’il affectionnait tant, lorsqu’une silhouette attira son attention. Enfin, une cape qu’on enlevait, marquée d’un symbole qu’il reconnut vaguement.

Il allait continuer sa route sans plus de cérémonie lorsque, par une bizarrerie de sa mémoire, il se souvint brusquement de quelque chose dont on lui avait parlé avant son départ, cinq jours plus tôt. Et à l’instant même où cela lui revenait en mémoire, il sut que sa bière ne serait pas sa première étape de la journée. Car après tout, bien qu’il soit loin d’en faire une fierté, il était aussi prince, et il ne pouvait simplement pas lui passer devant comme ça. Alors il dit adieu à sa bière –et au lit qui l’attendait juste après– et fit volte-face. Il s’approcha de celle qu’il croyait avoir reconnue, et qui le scrutait à présent avec curiosité. Il détestait ça. Il détestait accueillir les gens. Les gens n’avaient qu’à s’accueillir tous seuls. Attends, t’es vraiment en train de penser ça ? Mais il avait déjà retrouvé son large sourire amical et doux, et c’est tout naturellement qu’il tendit la main pour serrer la sienne en se présentant le plus simplement du monde : « Vous devez être Ilhy, des Monts de Fer ? On nous avait prévenus de votre arrivée. Je suis Fili... Bienvenue aux Montagnes Bleues ! »




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Dim 22 Déc - 9:34
Un accueil chaleureux


J'avais envie d'aller tout simplement boire une bière, mais ça n'allait sûrement pas être possible. Le nain qui se trouvait devant moi me tendit sa main, et je la serrais le plus naturellement possible. Il avait une moustache ornée de deux bijoux de métal aux pointes, des cheveux longs, une barbe désordonnée, le tout d'un blond profond. Son air amical et le fait qu'il se présenta me le rendit sympathique, et son regard franc, d'un bleu sombre, était honnête et doux. Je n'avais pas besoin de me présenter - vu qu'il savait qui j'étais, merci maman ! - mais je répondis tout de même, sans m'en sentir obligée cependant :

Enchantée de faire votre connaissance, Fili. Je vous remercie grandement de venir m'accueillir.

Ce prénom me disait quelque chose. J'aurais dû faire plus attention quand on m'avait parlé des nains des autres montagnes. Si j'avais entendu parler de lui, c'est qu'il était d'un rang haut placé. J'essayais de me souvenir, et soudain, ça fusa dans mon esprit comme un feu d'artifice. Fili, c'était pas l'héritier de Thorin, roi d'Erebor ? J'eus un instant l'impression qu'on m'avait lancé un baquet d'eau froide, puis je me repris. Héritier ou pas, prince ou pas, il était un nain comme les autres, non ? Alors, souriant de toutes mes dents, d'un roulement d'épaule je remis mes paquets sur mon dos et lui jetais un coup d'oeil. Il avait l'air épuisé ; est-ce que je me trompais en songeant qu'il revenait du dehors ?

Ca va peut-être vous sembler déplacé, et si c'est le cas j'en suis navrée, et vous n'êtes pas obligé d'accepter, mais ... Que diriez-vous de me faire visiter votre taverne, en premier lieu ? Autour d'une bonne bière, rien ne nous empêche de continuer la conversation, si vous le désirez.

Je pense que nous la méritions tous les deux. Rien ne nous empêchait de continuer des salamalecs autour d'une bière, après tout. J'espérais qu'il ne m'en tiendrait pas rigueur ; je n'avais pas envie de me le mettre à dos tout de suite - ni plus tard, d'ailleurs. Mais, pour moi, la taverne restait le meilleur endroit où se réchauffer, où manger et boire un bon coup, et où fumer la pipe. Je pourrais toujours lui demander ce qu'il y avait à visiter dans le coin. Personne ne m'attendait, ici, et même si il avait fait l'effort de m'accueillir, en tant que noble, je ne tenais pas tant que ça à aller voir les autorités princières et royales, pour le moment. Je repoussais une mèche de cheveu roux d'un geste agacé, et remis la sacoche de ma pique bien droite. Mes yeux d'azur se posèrent sur les armes dans son dos ; je n'en voyais que les gardes, mais je devinais des épées - et oui, je suis très perspicace. Les nains savaient se battre, c'était une chose évidente. Je sentis le désir de faire mes preuves, dans ces montagnes ; de prouver que je n'étais pas un être faible et sans défense et, pour peu que l'on me donne une pique, je pouvais compenser en agilité ce que mes comparses masculins gagnaient à la force par leur statut de mâle. Mais je repoussais ces songes ; pour le moment, je devais me faire une place.

Vous avez l'air épuisé. Est-ce que vous revenez d'une mission, ou d'une chasse, quelque chose du genre ? demandais-je, curieuse, sans pouvoir retenir mes questions. Mes yeux brillaient d'un éclat nouveau ; mon attention était à présent toute portée sur le nain en face de moi. J'espérais qu'il ne se fût pas obligé à venir m'accueillir - ou que personne ne l'ai obligé à le faire. Je me serais senti vaguement coupable, sinon. Au moins, je mettais un terme aux protocoles trop rigides, non ? Ce côté de moi, plutôt insouciant, mettait mes parents dans un état de désespoir avancé. Un jour, je ferais leur fierté, je me l'étais juré, mais une fois que j'aurais accompli ce que je pensais juste et bon pour moi.



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Lun 30 Déc - 2:26
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Lorsqu’elle lui répondit, le Nain la scruta avec attention et, avouons-le, un certain amusement. Elle semblait presque aussi gênée que lui de la tournure très officielle de ces présentations, et cela rendit cette Naine instantanément plus sympathique à ses yeux. Il répondit à ses remerciements d’un simple sourire vaguement teinté de fatigue. Son corps réclamait du repos, mais, fidèle à tous ses pairs, il n’en laissait rien paraître.

Autour d’eux, la même agitation régnait, mais Fili n’y prêtait pas attention. Ses yeux clairs détaillaient, sans en avoir l’air, cette nouvelle tête fraîchement arrivée dans leurs montagnes. Le voyage l’avait rendue moyennement présentable, et il retint un sourire en imaginant la réaction de sa propre mère en voyant l’état dans lequel se baladait leur « invitée ». Ce fut la voix de cette dernière qui l’arracha à ses pensées. Taverne ? Bière ? Décidément, elle lui était de plus en plus sympathique ! Un rire franc lui échappa avant qu’il ne réponde : « Voilà une idée qui me plaît énormément ! Et vous n’auriez pas pu tomber sur meilleur guide en matière de bière dans les Montagnes Bleues… Venez, suivez-moi ! »

Sur ces mots, il ajusta son paquet, qu’il tenait toujours sur son épaule, où se côtoyaient indistinctement ses épées et sa sacoche, puis entraîna… comment s’appelait-elle, déjà ? Ilhy ! à sa suite à travers le dédale de la ville naine. Alors qu’ils avançaient dans la cité, se mêlant sans détonner au peuple de Nains dont la vie coulait paisiblement dans ces monts, Fili remarqua une nouvelle fois la pique de la Naine, et ne put s’empêcher de faire le lien avec cet air un peu revêche qu’elle affichait en permanence. Qu’était-elle venue chercher dans ces montagnes ? Elle venait des Monts de Fer, une région notoirement plus dangereuse que leurs montagnes.

Il remarqua avec quelques secondes de retard qu’elle lui posait une question. « Oh… Oui, oui, je reviens à peine. Une simple sortie de reconnaissance, mais ça a finit par se transformer en chasse ! » Un sourire simple et chaleureux éclaira les traits du Nain, mais il n’eut le temps de rien ajouter, car déjà ils étaient arrivés à la taverne. Poussant la porte, Fili se sentit immédiatement chez lui. L’odeur de bière fraîche, de fumée et de repas qui lui remplit les narines le fit se sentir immédiatement bien, en sécurité, comme à la maison. Saluant les clients déjà assis d’un vague signe de tête, il choisit une table un peu à l’écart. Il régnait là comme toujours une agitation notoire, et autant choisir un endroit plus calme pour discuter. Posant son barda sur le banc bordant la longue table de bois massif avant de s’asseoir, il finit par recommencer leur conversation là où elle s’était arrêtée : « Alors, vous venez des Monts de Fer… Voilà qui vous fait un sacré voyage ! » La question était à peine voilée, bien que non formulée. La simple prouesse de venir de ces montagnes ainsi, seule, à pied, méritait d’être remarquée… Et puis le jeune Nain brûlait d’envie de savoir. Qu’y avait-il là-bas ? Comment était-ce, au-delà de ces frontières où on le cantonnait ? Qu’est-ce qui l’attendait, dans ce voyage qu’il entamerait sous peu ?





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Mer 1 Jan - 12:34
Un accueil chaleureux


Je fus ravie de voir qu'il acceptait ma proposition. Il avait l'air honnête, et le sourire amusé, et ça me plut aussitôt. Ce Fili avait l'air d'être un nain sympathique. La preuve était que nous venions de jeter le protocole aux orties pour aller boire une bière et prendre sûrement un bon repas chaud. Les ronds de jambes, c'était bon pour les elfes. Alors que je me mettais en marche, d'un bon pas vif, pour le suivre, je m'exclamais :

Je suis enchantée de voir que vous êtes un connaisseur. J'espère que vous m'apprendrez votre science fis-je d'un ton amusé, alors que nous fendions la foule. Ma natte rousse se balançait dans mon dos, et mon regard azur se posait partout autour de moi. Une montagne reste une montagne, mais celle-ci était réellement superbe, et même si les nains étaient toujours des nains, je ne connaissais personne ici. Une vague d'excitation me prit le ventre, alors que je regardais à la dérobée les étals et les magasins, les bâtiments, les gens. J'étais ici dans un autre monde, et pour le moment, mon seul point d'ancrage n'était autre que moi-même. Et un petit peu mon guide blond, dont je voyais la crinière à quelques pas devant moi, semblable à celle d'un lion, tressée, ornée de bijoux.

Je l'écoutais répondre, et hochais la tête, même si il ne put me voir. Alors comme ça il revenait d'une mission, et ça avait tourné en chasse ? Je me demandais ce que je pourrais bien trouver comme poste à pourvoir ici ; une chose était sûre, je n'allais pas me poser dans une vie d'oisiveté. Je voulais me battre, avec ma lance, ma chère pique. Nous pénétrâmes finalement dans l'auberge, et l'odeur me submergea, me laissant un brin nostalgique. Fumée de feu de bois dans la cheminée et celle, plus âcre, des pipes, mais aussi effluves de nourriture, de pain chaud et de viande rôtie, et celle du cuir, et des fourrures. Ce n'était pas juste une odeur. Pour moi, c'était l'odeur des nains. Nous prîmes place dans un coin un peu à l'écart, et je lui en fus reconnaissante. Je m'assis après avoir déposé mes paquets et ma pique près de moi, et m'étirais doucement. La question que Fili me posa était curieuse, mais n'avait rien de dérangeant. Je ne trouvais aucune raison ni arguments pour ne pas y répondre, et je le fis avec un certain plaisir.

Effectivement. Un sacré voyage, commençais-je en plantant mes yeux dans les siens. Je n'avais jamais été une oratrice douée, comme Pallando, mais j'avais au moins appris quelques trucs de lui. Je souris presque délicatement, puis profitais de mon arrêt pour commander bière et repas avant de reprendre d'une voix un peu rauque. J'aurais pu prendre une monture, mais je n'en voyais pas l'intérêt : je ne savais pas encore pas quels endroits j'allais passer, et je n'avais aucune envie d'y tuer une brave bête. Et puis, les jambes sont faites pour marcher. Le voyage en lui-même a été agréable ; plaines et forêts étaient belles, et infestées d'orcs que je me suis fais un plaisir de tuer. Sauf une fois, où j'en ai vu un tel nombre que j'ai dû faire un détour.

Je grimaçais à ce souvenir. Je n'aimais pas m'en rappeler : même si je savais que, si je m'étais lancée dans un combat, jamais je n'aurais survécu, une part en moi prenait cela pour de la lâcheté.

Il y a eu aussi cette satané neige. Elle m'est tombée dessus alors que je campais près d'un lac. Tout était gelé, froid, glacial. Les fourrures de mon capuchon en était striées de stalactites minuscules. J'ai bien cru perdre mon nez, à un moment. Mais je suis arrivée, bel et bien vivante.

Je souris, et remerciais d'un geste de la tête la personne qui nous apporta boisson et nourriture. Je n'y touchais pas encore, il restait en moi des restes de politesse. Mais ma curiosité était avivée, elle aussi, et je me penchais pour questionner mon hôte à mon tour.

Vous, qui vivez ici, pourriez-vous m'en dire plus sur la vie ici ? demandais-je, autant par question de pratique, vu que j'allais vivre dans les montagnes bleues, que pour en apprendre plus sur le nain qui me semblait bien sympathique. Une mèche me barra le front, mais je ne la repoussais pas, occupée à observer Fili, clignant des yeux avec curiosité.



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Ven 3 Jan - 16:53
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Ilhy, Fili & Kili

Cinq jours. Ce n’était pas tant si on y réfléchissait bien, mais le jeune nain avait trouvé le temps long sans son frère dans les parages. Il était parti en mission de reconnaissance, mais il aurait dû rentrer depuis, non ? Cela faisait deux jours que le brun était anxieux et qu’il rendait fous, tous ceux qui avaient le malheur de le croiser. Personne ne s’en faisait pour le prince Fili, il finirait bien par revenir quand bien même ça lui prendrait une semaine entière ! Ils ne savaient guère ce qu’il pouvait ressentir, alors que son frère avait dû partir sans lui et pendant si longtemps.. Il l’aurait accompagné s’il avait pu, évidemment, mais c’était ainsi. Il avait passé la matinée à la taverne, comme toujours et s’il n’avait pas autant bu que les fois précédentes, il avait été un véritable moulin à paroles. Il se trouvait qu’il était proche de la tavernière, Etain, qu’il avait tendance à considérer comme une tante… et le simple fait de discuter avec elle, l’empêchait de penser au reste. Discuter était un bien grand mot ceci dit, car il était souvent le seul à parler, mais il avait au moins le mérite d’être écouté. La matinée passée, il alternait entre l’entraînement aux côtés de ses frères d’armes et un tour en ville, jusqu’au soir. Il ne voulait pas rater le retour de Fili et pour cela, il s’informait surtout auprès des gardes ou des habitants.

Ce jour-ci et avant même qu‘il n‘aille poser la question à quelques marchands, l’un d’eux l’interpella tandis qu’il s’était arrêté sur sa marchandise. « Votre frère est rentré, il se dirigeait vers la taverne. » Son regard s’illumina et ce fut avec un sourire grand qu‘il remercia le marchand nain, avant de se diriger vers la dite taverne. Il y avait mit les pieds toute la matinée alors, lorsqu'il en franchit de nouveau le seuil, les employés le saluèrent sans se montrer étonnés. Cependant, il n’était pas venu vidé des pintes entières à s’en faire tourner la tête et son regard scrutait la salle avec empressement. Il parvint jusqu'au comptoir où il avait une vue d’ensemble, il pianotait des doigts sur le bois verni lorsqu'il aperçut enfin la bouille blonde de son aîné. Ni une ni deux, il s’élança jusqu'à sa table sans prendre place. « Mon frère, bon retour chez nous ! Et cette sortie ? Tu as été long, je commençais à m'ennuyer sans toi et- … » Ce ne fut que maintenant qu’il remarqua la jeune femme, assise en face de son frère. Il avait de la compagnie ? Et pas des moindres, une femme à la chevelure de feu ! « Quelle charmante compagnie, tu me présentes ? » Il tira une chaise pour s’asseoir avec eux, peu soucieux de leurs avis respectifs. Il dévisageait la jeune rouquine avec curiosité, n'ayant pas du tout fait le rapprochement entre elle et l'annonce de la venue prochaine d'une certaine femme, dont il ne se souvenait pas même le nom. Pourquoi y aurait-il pensé de toutes les façons ? Il ne voyait qu'une femme en compagnie de son frère, alors que celui-ci venait tout juste de rentrer. Il ne perdait pas de temps, dites donc.

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Sam 18 Jan - 1:27
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Adossé au mur contre lequel était le banc de bois où il était assis, le Nain écoutait avec une attention légèrement amoindrie par la fatigue ce que lui racontait son interlocutrice. Cela l’intéressait, il n’y avait aucun doute à avoir là-dessus. Depuis qu’ils étaient enfants, son frère et lui rêvaient de grandes aventures, d’ennemis à vaincre, de victories éclatantes. Alors traverser la Terre du Milieu d’Est en Ouest, seule, en ces temps encore troublés, voilà qui relevait tout de même d’un certain exploit. Mais avec la chaleur agréable qui régnait dans la taverne, il sentait, petit à petit, une certaine torpeur le gagner, et l’appel du lit se faire ressentir avec plus d’insistance. Mais il tiendrait, comme il le faisait souvent. Le manque de sommeil était loin de lui faire peur, et il aurait manqué à tous ses devoirs de planter ici la nouvelle arrivante.

La neige… Il en avait entendu parler, oui. Vaguement. Jusqu’ici, l’hiver n’avait pas encore atteint leurs contrées, et Fili n’en était que plus content. S’il ne craignait pas le froid, il ne l’aimait pas pour autant. Le froid avait quelque chose de… sournois. Il vous gagnait lentement, insidieusement, inexorablement. Et c’était une victoire pratiquement assurée à chaque fois. Ce fut le bruit de plats posé sur la table devant eux qui l’arracha à ses réflexions. Il sourit à la personne qui les leurs avait amenés, mais n’y toucha pas, faisant signe à Ilhy de commencer avant lui. Même si cela ne s’était pas fait facilement, Kili et lui avaient gardé quelques principes d’éducation et de bonnes manières des longues et interminables heures où leur mère, entre autres, avait tenté d’en faire des gentlemen.

La vie ici… Le Nain prit quelques instants pour y réfléchir. Quel était leur quotidien ici ? Simple. Facile. Monotone. Il aspirait à plus, à la découverte, à l’aventure. Les Montagnes Bleues le lassaient, même si elles restaient le paysage doré de son enfance. Il allait ouvrir la bouche pour parler lorsqu’une tête brune plus que familière fit irruption à leur table. Immédiatement, un sourire large, plein d’une sincérité et d’une joie que seul son frère pouvaient faire apparaître chez lui, éclaira le visage du blond, et c’est dans un mouvement naturel qu’il se leva pour saluer son frère d’une accolade. « Mon frère ! Tu m'as manqué toi aussi, c'est loin d'être aussi...» Il eut un sourire entendu et dans son regard brilla la lueur de malice au souvenir des rares expéditions aux côtés de son frère « ...intéressant... sans toi... J’allais venir te saluer, mais j’ai renc- » Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà son cadet avait reporté son attention sur leur invitée. Tssss, il ne changerait pas de sitôt. Et il n’eut même pas à réfléchir pour savoir ce que son frère pensait en cet instant. C’était ce qui avait tendance à agacer les autres –surtout leur mère-, c’est qu’ils pensaient souvent la même chose au même moment. Tels étaient Fili et Kili, plus grands cataclysmes qu’ait connu les Montagnes Bleues en plusieurs millénaires. Les mêmes idées au même moment, mais avec deux corps pour les réaliser. De quoi faire trembler toute une armée…

« Kili, voyons ! Tu pourrais au moins faire semblant… ne pas avoir l’air aussi intéressé. » Il lança à son frère leur regard mi-complice, mi-défiant, qui le plus souvent faisait craindre le pire aux gens autour d’eux. Se rasseyant à son tour, il fit malgré tous les présentations… même s’il doutait de leur utilité dans ce cas ! « Ilhy, je vous présente mon frère Kili… Kili, je te présente Ilhy, des Monts de Fer. » Il aurait été malpoli d’ajouter tu-sais-celle-dont-maman-nous-a-parlé-il-y-a-peu-avec-son-air-plein-d’espoir-habituel… Il n'y avait plus qu'à espérer que son cadet s'en souviendrait. Hum. Bien sûr. Vu le peu d’attention que son frère (et lui n’était pas tellement mieux) portait à ce que leur disait leur mère (et à ses espoirs de voir ses fils un jour « adultes et accomplis » comme elle le disait si bien)...





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Dim 19 Jan - 10:21
Un accueil chaleureux


Notre repas servi, et ma question posée, j'avais commencé mon repas. Fili s'était adossé contre le dos du banc derrière lui, et il semblait réfléchir à quoi me dire. Je retins une grimace : si c'était aussi agréable que ça, ne devrait-il pas y avoir plus d'étincelles dans ses yeux ? Je soupirais intérieurement : j'espérais ne pas avoir quitté ma région natale pour atterrir dans une contrée tout aussi ennuyeuse. Enfin, l'aventure se portait toujours où l'on voulait, hein ? Il me suffirait de me faire une place ici, et ça conviendrait totalement. Alors que je l'observais avec curiosité, une silhouette s'approcha de nous. Trop rapide pour que je la vois convenablement.

La suite se passa sous mon regard intrigué et amusé. Mes prunelles de glace observèrent les deux frères se porter l'accolade, apparemment heureux l'un comme l'autre de se revoir. Ils ne se ressemblaient absolument pas, mais je me souvenais à présent que Thorin avait deux neveux. Le blond et le brun semblaient aussi différents que possible, mais leurs yeux brillaient de malice et de joie. Il était impossible de ne pas comprendre le lien fraternel qui les unissait. Le brun se tourna soudain vers moi, comme si il venait de réaliser que j'existais, et je clignais des paupières. Je manquais m'étouffer en entendant ses propos : charmante compagnie ? Vraiment ? Un sourire narquois se glissa sur mes lèvres, tandis qu'une lueur d'amusement et de taquinerie flamboyait dans mes yeux. Charmante, voilà un adjectif qu'on avait rarement utilisé pour moi ! Masculine, combattive, folle, certes oui, mais charmante ? Je le regardais s'asseoir à notre table, et bizarrement, malgré son entrée en matière plutôt brutale, je ne me sentis pas agressée par cette venue. Il était même le bienvenue, en réalité. D'après ce que je comprenais, ils ne s'étaient pas vu depuis un petit bout de temps. J'en vins presque à me demander si je devais partir et les laisser ...

Les paroles du blond attisèrent la situation : intéressé ? Je pouffais en cachant mon sourire derrière ma main. Finalement, Fili fit les présentations, et reprenant mon sérieux, je hochais la tête vers Kili, avant de lui tendre une main amicale.

Enchantée, Kili. fis-je d'une voix douce. Puis, ne pouvant m'empêcher de taquiner quand c'était possible : Suis-je sensée dire que vous êtes charmant, vous aussi ? Est-ce une coutume locale ? Si j'avais su ...

Je lançais un petit regard à son grand frère, en me mordillant l'intérieur de la joue pour ne pas rire. Je ne m'étais pas attendue à tomber directement sur les héritiers de la lignée de Durin ! L'oncle comptait venir aussi ? Repoussant ces pensées pleines d'humour, j'inspirais et bus une gorgée de bière.

Pourriez-vous m'en dire plus sur votre vie ici s'il vous plaît ? Votre frère allait répondre quand vous êtes arrivé.

J'avais donc posé la question aux deux, tout en jetant un petit sourire au blond. J'avais bien remarqué son espèce de gêne à répondre ; peut-être le brun aurait-il plus de tranchant ? J'avalais une bouchée de pain et m'adossait à mon tour au banc, repoussant une mèche de cheveu roux.

Une autre petite question : quelle place suis-je en droit d'attendre dans la milice de la ville ? Chasseuse, soldate ? J'ai été piqueuse depuis que je suis jeune, par chez moi, et je manie ma lance plutôt bien. Je me montrais modeste, comme on me l'avait appris. En réalité, j'avais défait beaucoup de nains qui s'étaient crû meilleurs car plus forts. Sauf que la lance n'utilise pas forcément la force, mais le poids, la vitesse, et un brin d'agilité. J'offris aux deux frères un nouveau sourire, non plus taquin ou amusé, mais amical, simplement amical. Bizarrement, leur compagnie m'était agréable, au point que j'étais totalement détendue. Je ne m'inquiétais plus au sujet de l'avenir. Je goûtais simplement l'âcreté de la bière, la chaleur de la mie du pain chaud, le ragoût un peu épicé.


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