Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... || PV Legolas

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Lun 16 Déc - 19:02
Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas...



La forêt Noire avait toujours été un endroit agréable et familier pour le Magicien Brun. Folie pour folie, il ne s'y perdait jamais. Aussi avait-il bien plus peur en compagnie des hommes plongé dans l'ivresse des villes que dans les ténèbres et les étrangetés de la forêt des Elfes. Ses sens semblaient avoir toujours été conçus pour se complaire dans le monde animal. Ses oreilles étaient sans cesse liées aux chants des oiseaux, ses yeux percevaient les raffales rapides d'entre les arbres des animaux fuyant on ne-sait-quoi. Quant à ses jambes, bien que vieillies par la forme qui était celle des cinq premiers Istaris venus en Terre du Milieu, elles allaient bien plus vite qu'on pouvait le croire. Une petite flèche, Radagast le Brun. Sans parler de son sempiternel traîneau tiré par des lapins plus grands que nature. Le tout le rendait plus excentrique jamais, mais il passait aussi inaperçu que la plus minime des araignées cachée sous une feuille morte.
D'autres ne se sentaient jamais en sécurité dans cette immense étendue de nature. Le Magicien, lui, avait toujours vu cette puissance céleste des arbres, cette protection et ce relativisme propres à un tel endroit. Y vivre, c'était le bonheur le plus pur, la concentration sur les éléments positifs et vitaux de la Vie. Son Existence se résumait donc à la protection des étendues d'arbres en tout genre, et il en était fier. A d'autres la protection des Hommes, Nains et Elfes, éternellement voués à l'auto-destruction. A lui la mission de protéger les bois et leurs habitants. Et depuis qu'il se trouvait installé dans les Terres du Milieu, Radagast ne s'était jamais tant senti à sa place. Il n'écoutait plus véritablement les remontrances du Magicien Blanc, restant fidèle aux deux amis qu'étaient Gandalf et Beorn. Le reste, il s'en contre-fichait, le laissant alors apparaître comme un être asociale sinon très spécial et étrange.

On le retrouvait alors, parcourant une des partie de la Forêt Noire. Sa petite forme courait dans tous les sens, s'arrêtant par moments à divers endroits et notant mentalement ce qu'il y observait. Une inhabituelle tombée de neige avait perturbé la vie de la forêt. Mais par dessus tout, son origine était belle et bien imprévue et donc totalement ingérée par les animaux.
Radagast s'était inquiété. Il n'avait pas pu véritablement sortir de Rhosgobel pendant tout ce temps, condamné à tenter d'accueillir le maximum d'êtres près de chez lui, afin, évidemment, de leur venir en aide. Outre les oiseaux et hérissons que l'on trouvait de coutume chez le Magicien Brun, cerfs, biches, sangliers, renards et toutes les autres créatures des bois s'étaient approchées de chez le vieil homme, avec plus ou moins de distance selon la docilité de chacun. Radagast était devenu un familier de ces lieux, aussi n'était-il pas un danger pour ces êtres des bois qui avaient vu le jour bien après l'arrivée du Magicien à Mirkwood. Certains d'entre-eux avaient même été accueillis par le vieux bonhomme, notamment quand ceux-ci se trouvaient sans parents pour une quelconque raison.
Il courrait, s'exclamait, s'arrêtait, observait puis repartait de plus belle. Même le plus rapide des oiseaux ne serait pas allé aussi vite, tant le vieil homme traversait les lieux avec vivacité. Ses membres ne semblaient pas touchés par la forme âgée qu'il avait pris en arrivant sur les Terres du Milieu. « Je ne comprends pas... » par ci, pour d'autres « Non... si, si... Non! ». L'homme était affolé et étonné, passant d'expressions aussi diverses que les formes que peuvent prendre certains animaux. Il ne comprenait pas, de toute évidence. Et s'il s'était intéressé un tant soit peu du monde civilisé et humain, il aurait pu savoir qu'il n'était pas le seul à être surpris d'une telle situation.

Il chuta, roula par terre, pesta et se releva. Un peu plus de terre s'ajouta à son habit, ne laissant guère de possibilité à une différenciation entre la terre, les herbes et la couleur originelle de ses vêtements. S'aidant de son bâton pour se relever, l'arme magique devenait parfois un fardeau qu'il fallait porter. De nombreuses fois il s'était pris les pieds dedans, tombant à terre de plus belle. Mais à d'autres occasions, tout comme pour Saroumane ou Gandalf, le morceau de bois devenait une arme redoutable dont il fallait savoir se tenir éloigné en cas de conflit avec un Magicien.
Radagast ne se servait de ses pouvoirs que pour soigner et protéger la forêt et ses hôtes. Mais il lui était déjà arrivé de s'en servir pour se défendre. Et la Magie confiée aux Istari était dangereuse. Bien plus que l'on s'en doutait.

« Mais oui, c'était ici! Que dis-tu? Oui... Il est vrai. »

Parlait-il seul ou aux trois oiseaux constamment présents à ses côtés? Avait-il fini par fabuler et imaginer qu'ils puissent un jour communiquer avec lui? Nul ne savait, et nul ne se posait la question. Car les cinq Magiciens étaient des êtres bien puissants, et malgré ces barbes et ces allures étranges et excentriques, ils avaient toutes et tous une mission bien précise et avaient tous un jour prouvé leurs capacités magiques.
Il avança encore, analysant des yeux quelques herbes repoussées depuis que la neige étaient partie. Il préleva de la neige restante avec ses doigts salis par la terre. La chaleur corporelle la fit fondre aussitôt, ne laissant que de l'eau couler sur les petits membres du vieillard. Il renifla cependant ce qu'il venait de trouver, balbutia quelque chose et fronça des sourcilles.
Il continua sa course, arrivant dans un bosquet. Une petite marre laissait apercevoir les reflets d'un ciel totalement bleu et ensoleillé. Mais le vieil homme, dont les sens s'étaient magistralement aiguisés depuis tant d'années passées dans les bois, perçut une ombre filer entre les arbres. Il se tourna vers l'origine de celle-ci, plissa des yeux et observa. Si c'était un homme, il pourrait rapidement se protéger. Si c'était un Elfe, il n'avait rien à craindre. Il avança de quelques pas, doucement, tentant d'appercevoir un autre signe de ce qui venait de se manifester. La forêt dormait, plus personne ne semblait vouloir respirer. Quelques pas, le noir total derrière ces immenses troncs. Peut-être que cela n'avait été qu'une illusion, due aux effets de sa course folle. Il s'arrêta, prit le temps de réfléchir quelques secondes avant de se retourner.
Son sang ne fit qu'un tour quand il fit deux yeux le fixer attentivement. Il connaissait ce regard, mais son réflexe fut de tendre son bâton dans la direction de ce qui semblait être un Elfe.

« Corne de bouc! Legolas! Vous m'avez fait peur! Les deux grands yeux de Radagast se posèrent sur ceux de l'Elfe. Il abaissa son bâton, observa à gauche, puis à droite et s'avança vers celui-ci. Chuchotant presque de sa voix fluette, il continua. C'est que... cet endroit n'est pas des plus sûr ces derniers temps. Vous n'êtes pas d'accord? »
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Dim 22 Déc - 19:39


Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas...

La foret avait changé. Lentement mais indéniablement, quelque chose en elle s’était modifiée. Cela se sentait dans l’air. Dans l’eau…Partout. Bien loin était le temps où il pouvait arpentés ces bois sans nulle crainte. Loin les journées entières à parcourir ces vastes étendues boisées, bien au delà des frontières de Vert Bois, regardant les vastes étendues, savourant paisiblement le calme des lieux et le chant d’Arda. Un mal étrange avait prit racine, s’avançant dans l’ombre tel un serpent sournois. La foret était malade, l’air était vicié et l’eau des torrents semblaient charriée un poison inconnu. Les arbres se mourraient les uns après les autres, abandonnant leurs feuilles ambrés pour ne garder qu’un feuillage sombre et flétris. Même les animaux fuyaient de vastes parties des Bois, trouvant refuge en des coins encore épargnés.

Plongé des ses souvenirs, il traversa la Foret, laissant ses pas le guidés machinalement à travers les racines des arbres centenaires, sans le moindre bruit à part la douce plainte de l’herbe pliant légèrement sous ses pieds. Des heures qu’il était partie sans haltes aucunes, son carquois à l’épaule et ses dagues dans le dos. Il n’avait pas de destination précise en tête. Peu importe la direction où ses pas allaient l’amener, il savait qu’il tomberait dessus. Elles se rapprochaient de plus en plus de leurs frontières, tissant leurs toiles jusqu’aux sommets des arbres, emprisonnant la lumière et assombrissant les sous bois. Où qu’ils allaient, ils les trouvaient. Les ordres avaient étés clairs. A peine les Portes de la Cité s’étaient ouvertes que la voix de son Père avait résonnée, clair et forte pour que tout le monde puisse l’entendre : Chasser les araignées, les repousser jusqu’aux frontières. Rien de plus. Pourtant il ne comptait pas en rester là. A quoi cela servait il de les repousser ? Elles ne feraient que changer de place, allant plus au Nord ou retournant au Sud pour contourner les Postes de Gardes…Un vain combat. Voila ce que c’était…Mais pas aujourd’hui. Il en avait assez. Assez de s’arrêter aux Frontières, de les voir fuir – si tant est qu’il reste des araignées en vie – et de ne pouvoir les suivre…Non, aujourd’hui il irait au delà …

Mais des paroles dans son dos le firent revenir à l’instant présent, tournant son regard azur sur les deux membres de la Garde qui le suivait de prés…Il faut croire que ce n’était point aujourd’hui qu’il irait au delà des limites du Royaume. Ou du moins il devrait les renvoyer pour pouvoir faire ce que bon lui semblait. Legolas savait qu’en faisant cela il allait s’attirer les foudres de Thranduil ainsi que se de Silyë , mais peut important. Il avait besoin d’aller plus loin. De ne pas rester sans rien faire, à regarder la Foret dépérir a petit feu sans agir…L’un des gardes comprit les intentions du Jeune Prince avant même qu’il n’eu à ouvrir la bouche. Cela ce voyait dans son regard…C’était Légitime après tout, voila pourquoi il s’inclina avant de repartir sur le Sentier en direction de la Cité. Ils se retrouvaient donc a deux, cavalant aisément entres les branches des arbres, glissant sur les rochers avec légèreté , sans le moindre bruit.

L’obscurité se fit plus dense alors que le Soleil était encore haut dans le ciel, comme si ses rayons chauds étaient kidnappés par les feuilles sombres des arbres pour le les laisser passer qu’en de rares endroits. L’air était lourd, chargé d’effluves néfastes, et partout où Legolas posait son regard, il n’y avait que toile d’Araignées et mauvaises plantes. Ils avaient à peine franchit la frontière que déjà la Foret était méconnaissable. Dans son dos , l’autre garde lui conseilla de faire demi tour, qu’il n’était point prudent de s’éloigner ainsi. Ce fut peut être le regard assassin de son supérieur ou alors cet expression de défit qui se peignait sur son visage qui le fit taire. Il ne servait à rien de discuter. Le Prince était de nature bornée et rare étaient ceux qui parvenait à lui faire démordre de l’idée qu’il s’était fixé. Dans un soupir, le Garde s’inclina avant de faire comme son prédécesseur : rebrousser chemin. Si Legolas ne craignait pas – tout du moins de craignait plus – les colères de Thranduil, ce n’était point le cas de tout le monde.

Glissant comme une ombre parmi les arbres, il s’enfonça plus en avant loin de la frontière, s’arrêtant souvent pour suivre une piste fraiche. Elles étaient passées il y a peu…Du bout des doigts il effleura les filaments d’une toile, la suivant du regard jusqu’au sommet d’un Arbre. Il était entièrement recouvert, on ne pouvait qu’à peine distinguer le tronc noirci. Un bruit, furtif et lointain, vint éveiller son attention. Cela ne ressemblait pas au son que produisait une Arachné en ce déplaçant…Ce n’était pas non plus un animal…Cela était trop rapide…Sa curiosité fut piquée, et il abandonna la piste pour partir à la rechercher de la source de ce bruit si peu familier…

Courant en tout sens, s’arrêtant soudain, humant l’air ou fouillant le sol, parlant pour lui-même ou bien pour ses oiseaux…Voila ce que découvrit Legolas. Caché dans les branches hautes d’un arbre , il observait de bien loin cet étrange manège. Petit homme rabougrit courant a toute allure , soulevant des volutes de poussières a chaque mouvements d’épaules, Radagast semblait inquiet. Que se passait-il pour que le Mage s’active ainsi ? Avait-il une idée de ce qu’il se passait en ces bois ? Apres tout n’était il pas là pour protéger là Foret ? A cette pensée, Legolas laissa échapper un rire jaune alors qu’il se laissait glisser au sol. Sans doute aurait-il une explication. Qui d’autre en aurait une sinon lui ? Alors qu’il s’approchait, caché dans l’ombre des arbres,Radagast pointa en sa direction son bâton. Ce fut plus par reflexe de par une quelconque envie de nuire au Mage qu’il encocha une flèche, tendant la corde en un geste rapide , ne prenant pas plus d’une seconde. Et ils s’observèrent, tout aussi rapidement. « Corne de bouc! Legolas! Vous m'avez fait peur! » Dit-il d’une voix fluette, comme celle de l’oiseau qui chante, tout en s’approchant de lui « C'est que... cet endroit n'est pas des plus sûr ces derniers temps. Vous n'êtes pas d'accord? »

Legolas détendit lentement la corde de son arc, rangeant sa flèche à sa place et saluant d’un geste de la tête Radagast. Pour sur qu’il était d’accord avec ses dires, et plus encore . « Pardonnez-moi si je vous ai effrayé… » Lui répondit Legolas tout en scrutant les alentours. Ici les araignées semblaient pas avoir encore trop abimés la Foret, les rayons du soleil passaient plus facilement à travers les feuilles « …Mais vous avez raison, la Foret n’est plus sure depuis des Lunes…Savez vous ce qu’il s’y passe ? Chaque jour nous repoussons d’immondes créatures…Radagast ? » Ce qui était étrange avec ce mage c’est que vous ne saviez jamais s’il vous écoutait ou il était parti dans ses pensées farfelues. Et c’était l’impression qu’avait Legolas. L’istar était perturbé, cela ne fait pas l’ombre d’un doute…Et ce n’était certainement pas bon signe…
(c) teenage.dream



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Mer 1 Jan - 12:26
Etait-il fou? Pour le commun des mortels, des habitants de la Terre du Milieu, cela ne faisait certainement aucuns doutes. Il était singulier dans son amour pour les animaux et inquiétant par ses compétences en Magie. Les Magiciens de la Terre du Milieu étaient redoutés. Certains plus appréciés que d'autres, à l'image de Gandalf le Gris, d'autres un peu plus respectables comme Saroumane le Blanc. Lui, Radagast le Brun, il était l'incompris mais le pas moins respectable. Les petits villages de paysans faisaient appel à lui, quand toute une portée de bétail se trouvait mal en point. Il était le Mage de la forêt, celui vers qui on pouvait se tourner pour avoir conseils en plantes et en soins de la nature.
Mais Radagast était un envoyé divin, un Istar dont les caractéristiques différaient en fonction des mondes. Il était impossible de comprendre leur mode de pensée. C'était un autre monde, une divinité presque immortelle. La plupart des habitants de la Terre du Milieu l'ignoraient sûrement, et peut-être le Brun lui-même avait-il oublié qu'il était un Maiar, envoyé des Valar pour protéger la Terre du Milieu. Mais ce statut Divin expliquait ces compétences en Magie. Car ce qui est Magie dans un monde ne l'est pas forcément dans l'autre. Radagast tenait ainsi ses capacités d'un savoir divin, de possessions divines qui le reliaient avec son véritable monde.
Ainsi, pour ceux qui ne connaissaient pas cette part de Divinité, il était un être étrange et presque fou. Mais l'autre fait toujours peur quand il a une part d'inconnu. La folie est un chemin oublié, mais elle n'en est pas moins bien réelle et présente. Elle est une logique propre à un Ailleurs spatial et ou temporel, qu'importe. Elle existe belle et bien. Et comprendre qu'on ne voit ce qui n'existe pas peut amener à se questionner sur ce qui existe et que l'on ne voit pas.

Radagast et les Elfes dirigés par Thranduil s'étaient toujours entendus sur la protection de la forêt. Le Magicien y apportait sa Magie, les Elfes leur savoir et leur sagesse et tout allait pour le mieux. Il arrivait même que le Brun connût mieux la forêt que les Elfes du sage Roi.
Mais le vieux Magicien n'était pas occupé par les affaires des Hommes ou des Elfes. Encore moins des Nains, bien qu'il eût croisé leur route assez récemment. Tout comme il avait vu Gandalf. Gandalf, le seul ami qu'il avait en ces Terres du Mieu, avec Beorn, de toute évidence.
Ce qui était étonnant chez le Magicien Brun, c'était la façon dénuée de tout préjugé avec laquelle il prenait en considération les choses réelles et rationnelles du monde. Sa légèreté n'avait pas de prix, et elle sauvait parfois bien des êtres ou des entités de la mort, sans que lui même ne se rendît compte totalement des dangers encourus. Aussi, quand il croisait une tierce personne, qu'elle soit petite ou aux oreilles pointues - voire même les deux à la fois, il s'en contre-fichait au point de parler avec elle sans considération. Pour certains, on avait la sensation d'une légèreté vexante et insultante, puisqu'il ne regardait qu'à peine son interlocuteur et que les sujets de conversations allaient et venaient au rythme du vent. Pour d'autres, c'était intéressant. Il y avait chez Radagast quelque chose de plus que riche et d'attachant, ce qui poussait les amoureux de la curiosité et de la vie à l'écouter et à le suivre dans ses débordements.

« Une Magie noire est à l'oeuvre ici, Prince Elfe. Terrible, puissante, mystique... Le regard hagard du Magicien Brun se perdit dans les profondeurs de la forêt. Un moment de silence, auquel étaient habitués toutes celles et ceux qui côtoyaient l'Istar amoureux de la Nature. Elle est ici, là, silencieuse, tapie dans l'ombre. Plus les jours passent, plus elle s'infiltre dans la terre, dans les racines. L'eau est sale, les feuilles suintent, les animaux fuient. Rendez-vous compte... rendez-vous compte... »

Et la suite lui échappa. L'esprit du vieil homme était brillant, mais sanguin et rapide. Il allait à la vitesse de son traîneau, passant d'un mot à un autre sans s'en rendre totalement compte.
Il était comme cela et il fallait s'y habituer à défaut d'autre chose. Car les compétences de Radagast en matière de magie n'étaient aucunement plus à prouver, il fallait donc pour quiconque avait conscience de ces compétences un minimum de respect pour le Mage Brun. Son esprit était aiguisé, curieux et à l’affût de tout ce qui pût composer le monde. Un attrait pour les merveilles de la nature, le tout qui le rendait ainsi plus que vif d'esprit et de corps.

Il tourna ses deux grands yeux globuleux sur Legolas qu'il regardait avec profondeur et intérêt, et un fluet « comment va votre père, Legolas? » s'échappa de sa bouche.

Quelle question! Pour quelle raison venait-il de poser cette question? Lui-même l'ignorait. Peut-être un retour de civilité propre aux personnes qui ont un jour connu le monde civilisé.
Radagast n'aimait pas les Hommes car ils étaient dangereux pour la Nature et pour la survie de la Terre du Milieu. Car après tout, la destruction impossible de l'Anneau de Pouvoir n'était-elle pas du fait de la faiblesse Humaine? Il pouvait en être de toute la Terre du Milieu, de toutes ses ressources naturelles et animales. Radagast n'avait donc confiance qu'en la Nature et en ses filles et fils de la forêt. Aussi se sentait-il quelque peu plus proche des Elfes de la forêt que d'autres peuplades de ce monde dans lequel il avait été envoyé.

« Sait-il ce qu'il se passe? Comprend-t-il quelque chose? Je... »

La suite n'arrive pas.
Le savoir des Elfes était plus que nécessaire dans certaines grandes questions. Le Brun en avait conscience, aussi se tournait-il toujours vers leur savoir et leur expérience. Car ses préoccupations restaient la protection de cette immense forêt et de toutes celles de la Terre du Milieu.
Et aucune force vitale était inutile dans cette vaste et salvatrice mission du Magicien.
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